Tant de choses pouvaient attendre puisque plus personne ne l’attendait. Ni un homme ni un enfant. Ni même un chat ou un poisson rouge. Plus personne que ses livres, ses précieux livres, qui avaient pris toute la place. Ces livres qui n’attendaient rien d’elle sinon qu’elle s’intéresse à eux, qu’elle les caresse du bout des doigts, qu’elle s’abreuve de leurs paroles. Ces livres qui avaient relégué au second plan toutes ces choses qui pouvaient attendre.
*sur une toile de Peder Jacob Marius Knudsen

5 réponses
Je comprends maintenant son regard langoureux quand je lui ai dit : Madame je me livre à vous… Je n’avais pas eu le temps de terminer ma phrase qu’elle me tripotait déjà… Une vraie dingue des livres.
Les livres..
des compagnon fidèles
des miroirs d’émotions
des respirations
pour s’oublier, s’évader, rêver
se recueillir
se (re)construire
se trouver, se perdre, se découvrir
se ressourcer
s’enrichir..
« J’ai un livre entre les mains. C’est une porte minuscule par laquelle disparaître sur place. » (Christian Bobin)
Moi ce n’est rien mais je crois que je vais me coucher. Il y a au moins trois heures qu’elle a dévêtu ses épaules et depuis lors plus rien… qu’elle emmerdeuse!
Sensible à « Toutes ces choses qui pouvaient attendre »… et à sa toile qui l’illustre .
« Qui que vous soyez qui voulez cultiver, vivifier, édifier, attendrir, apaiser, mettez des livres partout. »
Victor Hugo