La lectrice peinte par Jimmie Trotter s’était faite belle, parce qu’elle considère qu’il faut le faire pour recevoir la beauté des mots. Ceux du poète portugais Antonio Ramos Rosa semblent avoir eu leur effet. Elle est partie, comme en état de grâce, en laissant Le livre de l’ignorance ouvert sur ce poème :
Dans la brise qui souffle dans l’ombre
rien ne s’ouvre
rien ne scintille
Nulle coupole
nuls sillons
nocturnes
Pourquoi il y a une vision
presque
comme une tige tendue
qui luit à peine
brusque sursaut
qui se dissémine
à l’intérieur d’elle-même
Et ainsi l’ombre se transmue
en ombre
et respire à notre place

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