La création d’un monde de mots permet d’échapper à l’horreur du réel en éprouvant au fond de soi le plaisir provoqué par une poésie, une fable, une belle idée, une chanson qui métamorphose la réalité et la rend supportable. (Boris Cyrulnik)
J’avais beaucoup aimé La librairie Morisaki. Vraiment beaucoup. C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai entamé la suite de ce roman. Mais celui s’est rapidement effrité. La passion pour les livres, l’amour de la lecture, la vie quotidienne d’une librairie d’occasion, tout cela ne prend guère de place ici alors que c’est ce que je m’attendais à retrouver au fil des pages.
Il est davantage question de la narratrice, de sa vie amoureuse, de la maladie de sa tante que des livres dans cette suite même si quelques trop rares scènes se déroulent dans la librairie. J’aurais souhaité qu’une grande partie du romans soit consacrée à un épisode en particulier, soit ces quelques jours où elle s’est occupée toute seule de la librairie en l’absence de son oncle, le propriétaire. Mais ce n’est pas le cas.
Je suis donc très déçue. Comme c’est souvent le cas quand on demande à des auteurs une suite à des romans qui ont fait leurs preuves (et de belles ventes, je suppose) alors qu’ils n’en ont nul besoin.
Je retiendrai tout de même cette citation empruntée à un auteur dont le nom est tu : « Les hommes oublient beaucoup de choses. Vivre, c’est oublier. Mais les émotions laissent une trace indélébile, comme les vagues sur le sable. »
En juillet 2005, j’ai eu la chance de voir les grottes de Remouchamps en compagnie de mon amie Jocelyne. Un souvenir d’autant plus inoubliable que celle-ci est décédée depuis.
Nous ne sommes que de passage. Dans la vie des autres comme dans la vie tout court. On me l’a rappelé récemment.
Mais il y aura toujours ceux et celles qu’on n’oubliera jamais, et d’autres dont on voudrait oublier les traces dans nos vies.
Il y aura aussi des moments inoubliables, des sourires, de la complicité, des souvenirs partagés. Et une envie que s’éternise mon passage dans la vie de certaines personnes et qu’il en soit de même du leur dans la mienne.
Décidément, le mois d’août a filé à toute vitesse puisque nous entamons sa dernière semaine. On le remarque d’autant plus que les journées sont de plus en plus courtes. Il ne faudra plus beaucoup de temps avant que la lumière nous manque cruellement.
En attendant, profitons de l’été qu’il nous reste. Grimpons même aux arbres si on est en mesure de le faire. Peut-être y rencontrerons-nous Cosimo, le personnage central du roman d’Italo Calvino, Le baron perché, tel que l’a imaginé l’illustrateur espagnol Roger Olmos, à qui je vous propose de donner vie.
Comme le veut l’habitude, aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain. Vous avez donc amplement le temps d’écrire quelques lignes et de lire les textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier, et même de commenter ceux-ci si vous le souhaitez.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent.
Je ne connaissais pas le peintre Stuart Davis avant de recevoir cette carte postale alors qu’il s’agit d’un artiste important. Il est donc fort possible que je pousse mes recherches plus loin afin de découvrir d’autres tableaux. D’autant plus qu’il aimait beaucoup Gloucester, dans le Massachusetts, où je suis allée à quelques reprises et dont je conserve un souvenir impérissable.
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