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Ce que mots vous inspirent 2465

NARANJO (Eduardo)

Le cœur a ses absences bien plus fatales que celles de l’esprit. (Pierre-Claude-Victor Boiste)

*toile d’Eduardo Naranjo

Désir de vivre 2

aujourd’hui encore
pas de courrier
les libellules volettent

Shoichi Taneda, Un puissant désir de vivre

*choix de la lectrice de Manuela Generali

Un bout de mer

bout

Je ne vous résumerai pas Un bout de mer, le bel album écrit par Ingrid Chabbert et illustré par Guridi. Je veux vous laisser le bonheur de découvrir cette histoire et la poésie qui s’en dégage. J’imagine déjà le souvenir émerveillé que vous en conserverez.

Un bout de mer est en effet un album magnifique. Une histoire d’amour entre un enfant et son arrière-grand-mère. Un livre sur les rêves, un livre sur la vieillesse, un livre sur la sagesse. Un livre sur la vie. Un livre inoubliable.

Ne passez pas à côté de l’histoire d’Ali et de son arrière-grand-mère.
Je n’en dirai pas davantage.

Le port de Saint-Goustan

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Il y a quinze jours, Anémone mangeait une crêpe au Franklin, avec vue sur le port de Saint-Goustan, à Auray. Elle en a profité pour m’envoyer un coucou de cette Bretagne que j’aime tant!
J’adore les surprises que je trouve jour après jour dans ma boîte aux lettres!

Ce que mots vous inspirent 2464

MAKOVSKY (Konstantin) - 4

On ne doit mettre son espoir qu’en soi-même. (Virgile)

*toile de Konstantin Makovsky

Désir de vivre 1

sans maison
l’automne
est encore plus profond

Shoichi Taneda, Un puissant désir de vivre

*choix de la lectrice de Juan Cantabrana

Seule contre moi

seule

Les romans portant sur l’anorexie ne sont pas nombreux et pourtant nécessaires. C’est pourquoi le roman de Geneviève Piché intitulé Seule contre moi devrait compter parmi les livres essentiels des bibliothèques scolaires.

Le livre avait échappé à mon attention lors de sa parution en 2013. Mais heureusement, l’écrivaine Charlotte Gingras, avec qui j’ai longuement discuté à l’occasion du Salon du livre de Québec il y a une dizaine de jours, m’a parlé de Seule contre moi, lequel raconte la descente aux enfers de Pascale.

Il a suffi d’une petite remarque pour que la jeune fille de 14 ans s’examine et décrète qu’elle était vraiment, mais vraiment trop grosse avec ses 118 lb (53 kg). Oui, une remarque. Celle d’un garçon de son âge, affirmant (comme s’il possédait la vérité absolue) que Pascale a encore son gras de bébé et qu’elle devrait s’en débarrasser.

Et c’est à cela que la jeune fille s’applique. En notant le nombre de calories, en courant, en s’examinant, en se pesant trente fois par jour. Et jamais satisfaite. Au point de presque y laisser la vie et qu’il faille l’hospitaliser.

Si la remarque à propos de son poids a été le déclencheur, elle n’est pas que la seule raison de l’anorexie de Pascale, comme nous le fait comprendre à celle-ci et au lecteur la psy qui tente d’aider la jeune fille, presque malgré elle. Le mal-être est plus profond et il lui faudra elle-même en découvrir la source afin de se rebâtir après s’être si bien détruite qu’elle n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Geneviève Piché aborde le sujet avec une langue simple, mais un regard qui m’a paru toujours juste. Pas question de faire les coins ronds et de laisser croire qu’on vient à bout de l’anorexie facilement.

Un roman qui n’est pas sans rappeler le récit de Valérie Valère, Le pavillon des enfants fous, que j’avais lu au moment de sa parution alors que je tentais d’aider une amie aux prises avec le démon qu’est cette maladie.

Je ne connais pas la maladie de l’intérieur, mais je sais de quels ravages elle est responsable pour avoir vu une amie fondre, pas juste en matière de poids, mais fondre au point de se fondre au décor afin que plus personne ne la remarque et ne la blesse. Je sais le combat qui a duré des années, je connais le bonheur de la savoir en vie aujourd’hui.

Lisez Seule contre moi. Même si vous n’êtes plus un ou une ado. Pour tenter de comprendre et peut-être d’aider un peu, même si seuls des spécialistes peuvent réussir là où les amis et la famille ont dû se résoudre à accepter leur incapacité à changer les choses.

Jolie scène livresque

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(photo d’Anna Bocharova)

Comme il est agréable de trouver dans sa boîte aux lettres une carte qui correspond parfaitement à ses goût. Ce fut bien sûr le cas pour cette carte envoyée de Russie par Natalia.

Ce que mots vous inspirent 2463

EICHINGER (Otto) - 3

Peu de gens parlent du doute en doutant. (Blaise Pascal)

*toile d’Otto Eichinger

Outardes 4

je veux t’entendre, je veux
que les oiseaux qui s’envolent
et le vent dans les sapins
me mènent jusqu’à toi

Catherine Côté, Outardes

*choix de la lectrice de Giuseppe Gambogi