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Des poèmes de William Butler Yeats 2

VAN HOVE (Francine) - 35

Le soleil de l’été dore pourtant
Le feuillage embrumé du ciel,
La lune d’hiver aussi plonge les champs
Dans un dédale échevelé de tempêtes,
Mais je ne peux le voir
Tel est le poids de mes responsabilités.

Les choses dites ou faites il y a longtemps,
Celles que je n’ai pas dites ou faites
Mais que j’ai cru pouvoir dire ou faire
Pèsent sur moi et pas un jour
Que ne revienne quelque souvenir
Où s’épouvante ma conscience ou ma vanité.

William Butler Yeats, Cinquante et un poèmes

*choix de la lectrice de Francine Van Hove

Race de monde

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Un des moments marquants de l’année 2018 a sûrement été le spectacle d’Émile Proulx-Cloutier, à l’Outremont.
Et comme j’ai eu le goût de réentendre sa chanson Race de monde, j’ai eu envie de vous l’offir.

Le photographe de la place Pigalle

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Henri de Toulouse-Lautrec signa de nombreuses affiches publicitaires. Certaines sont plus connues que d’autres. Quant à celle-ci, une invitation à aller se faire prendre en photo au numéro 9 de la place Pigalle, elle m’était totalement inconnue.
Une autre belle découverte grâce aux cartes postales.

Ce que mots vous inspirent 2416

THOMSEN (Carl) - 2

Aucune récompense éternelle ne viendra nous pardonner d’avoir gâché l’aube. (Jim Morrison)

*toile de Carl Thomsen

Des poèmes de William Butler Yeats 1

MATISSE (Henri) - 37

Un poète à sa bien-aimée

Je t’apporte de mes mains déférentes
Les pages de mes rêves sans nombre.
Dame blanche usée par la passion
Comme les sables tourterelle par la vague
Et au cœur plus vieilli que la corne
Qui déborde du feu pâle du temps :
Dame blanche aux rêves sans nombre
Je t’apporte mes vers et leur passion.

William Butler Yeats, Cinquante et un poèmes

*choix de la lectrice signée Henri Matisse

Douceur au rendez-vous

OTTOKIM - 1

OTTOKIM - 2

Des illustrations pleines de douceur, tel est l’univers d’Ottokim, que je vous invite à découvrir.

Ophélie

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Ce que j’aime les toiles de John William Waterhouse.
Et encore plus quand elles font référence à un personnage shakespearien.

Ce que mots vous inspirent 2415

TALBERT (Matt)

Les grands embrasements naissent de petites étincelles. (Cardinal de Richelieu)

*toile de Matt Talbert

Gouttes de rosée 8

CORREA (Boris)

Si la perfection
était possible sur terre
cantates de Bach.

Germain Droogenbroodt, Gouttes de rosée

*choix de la lectrice de Boris Correa

Rue Hutchison

sourirede

Certains livres ne sont pas de grands livres, mais on conserve d’eux un agréable souvenir. C’est le cas du roman d’Abla Farhoud, Le sourire de la petite juive, qui met en scène les résidants de la rue Hutchison, qui a la particularité de faire partie de deux quartiers à la fois, Outremont du côté ouest de la rue, le Mile End du côté est.

C’est là que vit l’auteure depuis plus de trente ans, là qu’elle regarde vivre ceux qui l’animent, de nombreux juifs hassidiques, et bien d’autres. Ce qui lui a donné de créer le personnage de Françoise Camirand, écrivaine qui pourrait être l’une de ses voisines, voire son alter ego, et celui de Hinda Rochel, qui lit du Gabrielle Roy – même si cela peut sembler invraisemblable. Et pourtant, on y croit. Comme on croit à chacun des personnages, aux situations décrites, aux émotions véhiculées, à cette vie qui ne ressemble à aucune autre et qui fait que la rue Hutchison est unique.

Il y a quelque chose d’attachant dans la façon de raconter d’Abla Farhoud qui fait que, même si elle ne s’attarde pas longtemps sur la plupart des personnages en dehors de Françoise et de Hinda, probablement dans le but de nous offrir un large éventail possible des résidants de la rue Hutchison, j’ai aimé l’espèce de tendresse envers les êtres humains, dans la beauté de leurs différences, qui se dégage de ce roman.

Le sourire de la petite juive, vous l’aurez compris, a réussi à me faire sourire.