Ainsi, un livre acheté sur présentoir dans une gare a-t-il l’espérance de vie de l’attente du train, à laquelle s’ajoute la durée du trajet lui-même. Et pour peu que l’entrée en gare du train ait du retard, ou qu’un inconvénient quelconque s’interpose – suicide, tronc d’arbre, justement, chute sur la voie ferrée-menus événements qu’un lecteur de gare avisé ne manquera pas d’anticiper, l’espérance de vie du roman de gare se trouve même, bien qu’artificiellement, allongée. (Paul Greveillac)
*toile de Cristina Fornarelli


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