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Un dimanche avec Jane Austen 3

VAUTIER (Otto) - 7

La vanité et l’orgueil sont choses différentes, bien qu’on emploie souvent ces deux mots l’un pour l’autre ; on peut être orgueilleux sans être vaniteux. L’orgueil se rapporte plus à l’opinion que nous avons de nous-mêmes, la vanité à celle que nous voudrions que les autres aient de nous. (Jane Austen)

*toile d’Otto Vautier

Un dimanche avec Jane Austen 2

VILLENEUVE (Yves)

Il n’y a pas de charme égal à la tendresse du cœur. (Jane Austen)

*choix de la lectrice d’Yves Villeneuve (dont toute trace a disparu)

Un dimanche avec Jane Austen 1

WOJAHN (Holly) - 10

Le 16 décembre 1775 naissait Jane Austen, ce qui m’a donné l’idée de partager avec vous des citations d’elle, comme si elle avait écrit à des correspondantes, elle qui écrivit quantité de lettres, notamment à ses nièces.
C’est donc par cette lectrice imaginée par Holly Wojahn et cette citation que débutera cette journée qui lui est consacrée :
Lorsqu’un livre est bien écrit, il me semble toujours trop court.

Les vers d’Audrey 1

ROSZAK (Basia) - 2

Comme une courtepointe
Point par point
J’aimerais me raccommoder
À notre territoire.

Audrey Gauthier, Une espèce de l’abîme

*choix de la lectrice de Basia Roszak

Ah! San Francisco!

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Je l’avoue. Je n’ai rien contre les cartes qui ont un côté kitsch avec des brillants. Et encore plus quand elles sont en provenance d’une ville que j’ai tant aimée.
La reverrai-je un jour?

Rouleaux de printemps 4

FREYRE (Raffaela)

Reviens
dormir entre les
pages de
mon lit comme
un poème
inédit

Patrice Desbiens, Rouleaux de printemps

*choix de la lectrice de Raffaela Freyre

Effet de neige au soleil couchant

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C’est toujours beau la neige… sur une carte postale.
Surtout quand il s’agit d’un tableau de Claude Monet.

Ce que mots vous inspirent 2373

YAMAMOTO (Sharon) - 3

Que chacun examine ses pensées, il les retrouvera toutes occupées au passé et à l’avenir. Nous ne pensons presque point au présent. (Blaise Pascal)

*toile de Sharon Yamamoto

Rouleaux de printemps 3

BUCKNER (Derek)

Les larmes me collent
aux joues.
Elles n’ont pas d’autre place
où aller.

Patrice Desbiens, Rouleaux de printemps

*choix de la lectrice de Derek Buckner

Le scandale de la tour byzantine

byzantyne

J’avais relativement bien aimé Le testament de Maïakovksi, le premier roman de Pierre-Louis Gagnon, paru il y a déjà quelques années. C’est donc avec plaisir que j’ai retrouvé certains des personnages de ce premier roman dans Le scandale de la tour byzantine, qui en constitue la suite. Un roman qui, cette fois-ci, se déroule en Espagne, au Portugal, aux États-Unis et surtout, dans la ville de Québec, d’où est originaire Serge Régnier, le jeune bibliothécaire communiste et homosexuel, devenu journaliste, dont nous avions suivi les aventures.

L’homme n’est pas tout à fait revenu de tout, mais il a perdu nombre de ses illusions, tout comme ses compagnons de route, et il est temps pour lui de quitter l’Europe et de rentrer au pays après un séjour d’environ un an dans une prison espagnole, en transitant par Lisbonne.

Mais la réalité qui attend le jeune Régnier à son retour chez lui, à l’automne 1937, est bien différente de celle de 1934 alors qu’il avait travaillé de près avec Paul Gouin, fondateur de l’Action libérale nationale, dans le but de de changer l’avenir du Québec.

Maurice Duplessis a pris toute la place, ou presque. Mais pas que lui. Le nazi convaincu qu’est Adrien Arcand a conquis une partie de la population du bien-fondé des ses vues et opinions en matière de politique.

Nous sommes en pleine noirceur. Et Pierre-Louis Gagnon réussit le tour de force de nous installer aux premières loges afin d’assister à un pan de l’Histoire qu’on connait peu, ou qu’on a choisi d’occulter, tout en égratignant au passage le clergé, de même que certains hommes de loi ou de pouvoir, qui ont choisi la collaboration, le silence ou le maquillage d’événements selon les circonstances.

Cela donne un roman fouillé, même si certains épisodes nous semblent trop succinctement évoqués ou des personnages trop brièvement esquissés. Qu’à cela ne tienne. Le roman tient la route et nous donne envie de faire quelques recherches afin de découvrir ce Québec qu’on a tu et qu’on tait encore.

Et je ne peux que me réjouir. Le scandale de la tour byzantine (bien que je ne trouve pas le titre tout à fait adéquat) a une suite. Le rendez-vous de Damas fait partie de mes prochaines lectures.