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Les vers de Medjé 1

HE (An) - 14

Jardin sous la pluie

Que je t’aime ce soir, musical Debussy,
Ô clair évocateur de ces jardins exquis
Où l’urne d’un nuage vient abreuver les roses.
Il pleut sur le jardin; les papillons moroses
Dorment leur cauchemar où veille le regret.
Le bolet, frissonnant dans l’air devenu frais,
Rabat son capuchon. Faisant un bruit de soie,
Les tiges sont des bras où circule la joie.
L’heure a tu le cri vert des oiseaux persifleurs.
L’arbuste, dont l’épaule est un amas de fleurs,
Secouant ses parfums, comme une oreille, écoute
Vibrer les entrechats de la nombreuse goutte,
L’herbe que méprisait le soleil outrageant
Se voit envelopper dans un ballet d’argent.
Ah! la ronde de joie où la feuille chavire!
Emmêlement d’odeurs, de frissons, de délire!
Un pétale fléchit, se renverse épuisé,
Petite bouche ayant reçu trop de baisers.
Car le cœur de la pluie est bien loin d’être sage!
L’allée et le gravois, le sol, le paysage
Croient voir se jouer un opéra libertin.
Mais la pluie inlassée assaille le jardin,
Où le désordre fou de ses pas qui s’embrouillent
Fait crever de plaisir la vasque et les gargouilles.

Medjé Vézina, Chaque heure a son visage

*choix de la lectrice d’An He

L’encrier

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Si j’avais une fausse cheminée comme j’en avais une dans mon premier appartement (et art déco, en plus), je ferais peut-être collection d’encriers. Mais sous forme de carte postale, c’est beaucoup moins fragile. La carte envoyée de Biélorussie par Natali est donc parfaite.

Ce que mots vous inspirent 2027

MALEK (Toby) - 1

C’est ça la vie, courir pieds nus. Savourer quand le sable est fin ou l’herbe douce. Accepter le gravier et parfois le verre pilé. Et se dire, qu’on avance malgré tout, quelle que soit la surface. Les écorchures cicatrisent quand même. (Agnès Ledig)

*toile de Toby Malek