Si la patte de lapin porte vraiment bonheur, alors expliquez-moi ce qui est arrivé au lapin en question… (Lenny Bruce)
(citation extraite du Petit livre de l’humour anglo-saxon d’Arnaud Hofmarcher)
*toile de Jacob Gensler
Si la patte de lapin porte vraiment bonheur, alors expliquez-moi ce qui est arrivé au lapin en question… (Lenny Bruce)
(citation extraite du Petit livre de l’humour anglo-saxon d’Arnaud Hofmarcher)
*toile de Jacob Gensler
Le lecteur de l’illustrateur Pablo Gallo a eu tellement de plaisir à parcourir le recueil d’Arnaud Hofmarcher Le petit livre de l’humour anglo-saxon qu’il a décidé d’offrir aux lecteurs de ce dimanche quelques citations tirées de celui-ci, à commencer par celle-ci. de Thomas McCauley : Plus je lis Socrate, plus je comprends pourquoi on l’a empoisonné.
La langue maternelle
Il n’y a plus d’explication
ne demeure que l’étrangeté
de l’appel
secret d’un dire à venir
depuis longtemps déposé
à bonne distance
derrière la porte
ne pouvoir
ni oublier ni reconnaître
aux métamorphoses des voix
l’écho et la fissure
du silence empli de ton nom
la langue contenue
jusqu’à l’effondrement
à ce seuil
perdante à nommer
aux forêts enchevêtrées du rêve et des jeux
des premiers morts appris
entends-tu le battement de tes tempes
dans l’entrebâillement?
Yong Chung, La langue oubliée
*choix de la lectrice de Lucius Rossi
Certains photomontages sont plus réussis que d’autres. Celui-ci, représentant une lectrice lisant Lewis Carroll, est un bel exemple de résussite.
Le livre
Un livre est ouvert
et prétend nous dire
ce qui jamais ne meurt
le tremble est là-devant
se balance à la fenêtre
une brise l’agite
jusqu’à son déclin de brume
embrasure des étoiles
et la vision
dans une lointaine campagne frontalière
de mouches à feu
Yong Chung, La langue oubliée
*choix de la lectrice de Sussi Ross
J’ai longtemps eu sur mes murs une affiche achetée au Musée des beaux-arts de Montréal à l’occasion d’une exposition dédiée au photographe André Kertész, laquelle représentait l’écrivaine Colette. Mais je suis loin de connaître l’œuvre de Kertész. Ce fut donc un immense plaisir de recevoir cette carte envoyée par Keith, qui nous montre des enfants en train de lire, à Esztergom, en Hongrie, en 1915.
Pour avoir quelque chose à écrire, il est infiniment plus nécessaire d’écouter que de parler. (Jean-Marie Poupart)
*toile de Madeleine Hand
Diffraction de la lumière
Les vagues
tour à tour à la crête
l’embellie
elle a
ramassé ce matin
un coquillage
l’eau monte jusqu’aux genoux
les algues vertes
l’eau jusqu’aux hanches jusqu’aux coudes
émergent et disparaissent
les ondes mouvantes
tu es sur le quai tu regardes
mourir au soleil
les vagues
taches
dansantes
Yong Chung, La langue oubliée
*choix de la lectrice de Piet Mondrian
Coup de foudre pour cette toile signée Irina Garmashova, choisie par Marina. Mais une question demeure. Rats de bibliothèque et chats de bibliothèque font-ils bon ménage?
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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