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Les vers de Michaël 3

HAWKINS (Robert Perritt) - 5

et la lune
l’horizon d’un monde
chaque jour inachevé
un ramassis de lumière
creusé dans le noir

et la lune commence à plein
se vide en un mois
grand cercle d’ombre
découpé en plein ciel

Michaël Trahan, Nœud coulant

*choix de la lectrice de Robert Perritt Hawkins

Sur les rives de la Vltava

Maisons de Cesky Krumlov - photo de Michal Tuma
(photo de Michal Tuma)

C’est sur les rives de la Vltava, en République tchèque, qu’a été érigée la ville de ?eský Krumlov, qui fait partie du Patrimoine mondial de l’Unesco et dont j’apprends l’existence grâce au Postcrossing.

Ce que mots vous inspirent 1535

MORNET (Pierre) - 3

Créer, c’est affirmer qu’on existe; c’est anéantir le néant. (Jean Hamburger)

*illustration de Pierre Mornet

Les vers de Michaël 2

HAUK (Karl)

ce qui bruit : une allumette craque
dans le noir un joyau de lumière
seul instant où le temps brûle
un nœud de chaleur juste de quoi
faire cœur

Michaël Trahan, Nœud coulant

*choix de la lectrice de Karl Hauk

Un roman distrayant

accro

Dès les premières lignes d’Accro au malheur de Marie-Ève Potvin, on a l’impression de se retrouver dans le film Psy de Philippe de Broca (1981) tant les atmosphères des deux se ressemblent. En effet, dans l’un comme dans l’autre, on retrouve une pléiade de paumés prêts à (presque) tout pour se débarrasser de leurs problèmes et mettre fin à leurs habitudes autodestructrices.

Malika, la narratrice, fait partie de cette joyeuse bande de bébittes à bobos réunies à Laval dans ce qui était probablement autrefois un camp d’été, transformé depuis en centre de thérapie. C’est là qu’ont lieu des activités et séances de groupe où chacun met son cœur sur la table, avec comme objectif une prise de conscience individuelle menant à la guérison.

Malika n’a pas l’intention de se plier à cette introspection qu’elle considère comme un piège. C’est pour cette raison qu’elle demeure à l’écart de ces blessés par la vie autant que cela lui est possible, tout en ne perdant pas de vue son but qui est aussi le leur : être heureuse.

Mais Malika est accro au malheur. Abandonnée par son père, malheureuse en amour et dans sa vie professionnelle, elle n’a de cesse depuis toujours de miser sur la beauté physique pour ne plus être rejetée. Or, Une semaine de thérapie au milieu du bois, en compagnie de ces névrosés va-t-elle vraiment l’aider à sortir de l’anorexie? Rien n’est moins certain.

La vie de Malika va pourtant prendre un tournant important à la suite de ce retour sur soi et du questionnement qui en a découlé. Tellement important qu’elle ira jusqu’au bout du monde pour répondre aux questions auxquelles elle pensait déjà avoir trouvé une réponse, alors qu’elles étaient loin d’être enfouies et traînaient non loin de la surface.

Quelle imagination, quel sens de la démesure, quel talent pour la caricature réunis dans ce premier roman. Mais cela peut s’avérer un peu trop de clichés pour le lecteur, considérant qu’il s’agit là d’un roman réaliste, bien que plein d’humour. Le mieux sera de mettre de côté les détails qui nous semblent invraisemblables ou improbables – notamment ceux où il est question du voyage – et de se laisser porter par l’imagination sans bornes de l’auteure avec un sourire à demi amusé. Après tout, les romans peuvent être distrayants, voire que cela, à l’occasion.

Accro au malheur est ponctué de petites histoires ironiques entre les chapitres, question de faire des clins d’œil à des gens bien plus malheureux que Malika. On peut apprécier ou pas ces décrochages, lesquels ont quelque chose des spots publicitaires et ne modifient en rien le cours des choses.

Ceci dit, Accro au malheur, sans être un grand roman de chick lit, est surtout et avant tout léger et amusant malgré le fait qu’’il aborde des sujets graves, comme celui du bonheur à tout prix. Et il finit bien. Mais cela, vous l’aviez sûrement deviné.

 

Texte publié dans

Lire sur le quai

La lecture - Isolde Ohlbaum
(photo d’Isolde Ohlbaum)

Voilà une scène qui a tout pour me plaire. Vraiment tout.
Mon amie Danièle me connaît décidément bien.

Ce que mots vous inspirent 1534

NGUYEN (Tran)

Les étoiles sont éclairées pour que chacun puisse un jour retrouver la sienne. (Antoine de Saint-Exupéry)

*illustration de Tran Nguyen

Les vers de Michaël 1

PAWLOV (Peter) - 1

noir
c’est noir ce n’est pas
tout ce qui ne respire pas
c’est là où ce qui brille
brise au-delà de lui-même

Michaël Trahan, Nœud coulant

*choix de la lectrice de Peter Pawlov

Le coup de foudre ne s’explique pas

KEENEY (Christy) - 2 KEENEY (Christy) - 1

Le coup de foudre ne s’explique pas. On ne peut qu’en constater les effets et résultats.
La victime que je suis ne se plaindra pas une seule seconde de son coup de foudre pour le travail de Christy Keeney. Ni même un quart de seconde.
Car, sachez-le, je nage en plein bonheur.

Assortiment de coquillages

Assortiment de coquillages

J’ai toujours aimé les coquillages. Les ramasser, comme les disperser au hasard des pièces. Serait-ce ma façon d’oublier que je vis trop loin de la mer?