Commentaires récents
Admin:
Archives:
Ce que mots vous inspirent 1512

DAISAY (Karine) - 2

Il est bien connu que ce qui fixe notre esprit à une certitude est indéfinissable. (Paul Valéry)

*illustration de Karine Daisay

Les vers d’Albert 5

LEIBL (Wilhelm) - 7

Les mots d’amour

Les mots d’amour ne meurent pas,
Ils vivent au fond des mémoires
Comme les anciennes histoires
Qu’enfants, on nous contait, tout bas.

Ils sont les souvenirs des heures
Dont les regrets sont les moments;
Parfois, ils en sont les tourments
Et blessent les âmes meilleures.

Car plus d’une, au jour des aveux,
Prenant pour témoin l’hirondelle,
Jura qu’elle serait fidèle
Et ne ferait qu’une de deux.

Elles ont trahi! Pauvres âmes,
Leur amour, c’était l’amitié…
Mais les mots d’amour. sans pitié,
Les brûlent ainsi que des flammes!

Car – tristesse! – ils ne meurent pas,
Ils vivent au fond des mémoires
Comme les anciennes histoires
Qu’enfants, on nous contait, tout bas.

Albert Lozeau, Intimité et autres poèmes

*choix de la lectrice de Wilhelm Leibl

Parce que j’aime qu’on me raconte des histoires

dd

J’aime le théâtre quand il n’a pas encore pris son ampleur et qu’il n’est qu’une trace. Une possibilité. Voire une tentative. C’est peut-être la raison pour laquelle, depuis plus de trente ans, j’aime assister aux lectures de pièces qui portent en elles toutes les promesses du monde.

Je passerai donc six des huit prochaines soirées au Théâtre d’Aujourd’hui, dans le cadre du Festival Dramaturgies en dialogue. Pour le plaisir, la découverte, d’autres regards que le mien et parce que j’aime qu’on me raconte des histoires.

L’heure du café

Borowski
(photo d’Elke Borowski)

Quelle scène invitante que celle envoyée des Pays-Bas par Jette! Vous prendrez bien un morceau de gâteau?

Ce que mots vous inspirent 1511

DAGUILAR (Paul) - 3

Une même chose a différentes faces, selon qu’on la regarde différemment; et de là vient que les uns prennent plaisir à tout, et les autres à rien. (Baltasar Gracian y Morales)

*toile de Paul D’Aguilar

Les vers d’Albert 4

LEWIS (Wyndham) - 4

Douleur

Ce soir je me sens malheureux
C’est qu’il a menti le beau songe!
Je m’exaltais en plein mensonge
Ah! comme j’en sors douloureux!

Je croyais, et c’était ma gloire!
J’espérais, c’était mon bonheur!
Et maintenant, j’ai dans le cœur
Le mal affreux de ne plus croire!

Je pleure, et ma main tremble un peu…
Demain, je serai triste encore.
Je verrai sans plaisir l’aurore
Et sans plaisir l’infini bleu…

Quand on souffre par une femme,
Sans espoir d’être consolé,
On ne voit, d’un œil désolé.
Que le ciel sombre de son âme…

Albert Lozeau, Intimité et autres poèmes

*choix de la lectrice de Wyndham Lewis

Petits bonheurs sur ma route

20150819 011

20150819 012

20150819 013

20150819 014

20150819 015

Quand on croise de de telles beautés, on se réjouit de faire une partie du trajet à pied, malgré la chaleur…

Pour rêver de Paris

Souvenir de Paris

Mes souvenirs de Paris pourraient amplement me suffire pour rêver, mais je ne dis pas non aux chouettes illustrations qui m’invitent à la faire, comme celle-ci signée Isabelle Borne, envoyée par Anne-Marie.

Ce que mots vous inspirent 1510

CZENE (Béla) - 11

La beauté de l’apparence est seulement un charme de l’instant; l’apparence du corps n’est pas toujours le reflet de l’âme. (George Sand)

*toile de Béla Czene

Les vers d’Albert 3

LIEBERMANN (Ernst) - 2

La chanson des mots

Il est des mots qui sont des joies
Et d’autres qui sont des douleurs.
D’autres ont la douceur des soies,
D’autres ont l’arôme des fleurs.

Tous ont monté de l’âme aux lèvres,
Un soir triste, un matin joyeux;
Tous ont brûlé du feu des fièvres,
Ils ont lui tous au fond des yeux.

Tous ont fait vibrer d’autres êtres
De leur propre et sacré frisson;
Tous auront la gloire des maîtres,
S’ils ont fait naître une chanson,

Une chanson douce et câline,
Légère à la brise des soirs,
Une chanson grave et divine
Où sonnent d’immortels espoirs…

Il est des mots qui sont des joies
Et d’autres qui sont des douleurs,
D’autres ont la douleur des soires,
D’autres ont l’arôme des fleurs.

Albert Lozeau, Intimité et autres poèmes

*choix de la lectrice d’Ernst Liebermann