La recherche du bonheur est la recherche de nous-mêmes. Le bonheur est différent pour chacun de nous; il est différent comme les vocations : identique et uniforme, il serait sa propre négation. (Jean Prieur)
*toile de Georgina de Albuquerque
La recherche du bonheur est la recherche de nous-mêmes. Le bonheur est différent pour chacun de nous; il est différent comme les vocations : identique et uniforme, il serait sa propre négation. (Jean Prieur)
*toile de Georgina de Albuquerque
Intimité
En attendant le jour où vous viendrez à moi,
Les regards pleins d’amour, de pudeur et de foi,
Je rêve à tous les mots futurs de votre bouche,
Qui sembleront un air de musique qui touche
Et dont je goûterai le charme à vos genoux…
Et ce rêve m’est cher comme un baiser de vous!
Votre beauté saura m’être indulgente et bonne,
Et vos lèvres auront le goût des fruits d’automne!
Par les longs soirs d’hiver, sous la lampe qui luit,
Douce, vous resterez près de moi, sans ennui,
Tandis que feuilletant les pages d’un vieux livre,
Dans les poètes morts je m’écouterai vivre;
Ou que, songeant depuis des heures, revenu
D’un voyage lointain en pays inconnu,
Heureux, j’apercevrai, sereine et chaste ivresse,
À mon côté veillant, la fidèle tendresse!
Et notre amour sera comme un beau jour de mai,
Calme, plein de soleil, joyeux et parfumé!
Et nous vivrons ainsi , dans une paix profonde,
Isolés du vain bruit dont s’étourdit le monde,
Seuls comme deux amants qui n’ont besoin entre eux
Que de se regarder, pour s’aimer, dans les yeux!
Albert Lozeau, Intimité et autres poèmes
*choix de la lectrice de Peter Kuhfeld
Il vous faudra vous rendre au Palais de Peterhof, en banlieue de Saint-Pétersbourg, si vous voulez voir de près la salle du Divan que m’a fait découvrir Stanislava. Par contre, je ne pense pas que vous aurez le droit de vous asseoir sur l’une des somptueuses chaises de cette salle.
L’intelligence se trouve dans la capacité à reconnaître les similitudes parmi différentes choses, et les différences entre des choses similaires. (Madame de Staël)
*toile de Diego Dayer
L’attente
Mon cœur est maintenant ouvert comme une porte.
Il vous attend, ma Bien-Aimée : y viendrez-vous?
Que vous veniez aujourd’hui ou demain, peu m’importe!
Le jour, lointain ou proche, en sera-t-il moins doux?
Ce n’est point un vain mal que celui de l’attente;
Il conserve nouveau le plus ancien désir.
L’inattendu bonheur dont la venue enchante
Passe; à peine en a-t-on su goûter le plaisir.
Et l’on s’en va criant l’inanité des choses,
Pour ne s’être jamais aux choses préparé;
Insensé, qui repousse un frais bouquet de roses,
Accusant le parfum qu’il n’a pas respiré.
Une heure seulement de pure jouissance,
Pourvu que Dieu m’accorde un quart de siècle entier
De rêve intérieur et de jeune espérance,
Pour méditer sur elle et pour l’étudier,
Pour ordonner l’instant suprême qui décide,
Pour que rien ne se perde et que tout soit joui
Jusqu’à la moindre miette, et que le temps rapide
S’envole, n’emportant que de l’évanoui!
Une heure suffira. J’aurai vécu ma vie
Aussi pleine qu’un fleuve au large de son cours,
L’ayant d’une heure, mieux que de jours fous, emplie;
D’une heure, essence et fruit substantiel des jours!
Mon cœur est maintenant ouvert comme une porte.
Il vous attend, ma Bien-Aimée : y viendrez-vous?
Que vous veniez demain ou plus tard, il n’importe!
Mon attente d’amour fera de telle sorte
Que mon lointain bonheur en deviendra plus doux.
Albert Lozeau, Intimité et autres poèmes
*choix de la lectrice de Nicole Ladrak
Toute réalité ne prend son sens qu’à partir de l’instant où l’homme lui en donne un, elle ne devient absurde que quand l’homme enlève le sens qu’il lui avait attribué précédemment. (Vaclav Havel)
*toile de Thiago Thomé (dont toute trace a disparu)
Il est aussi absurde de pleurer sur le temps où on ne sera plus, qu’il le serait de déplorer celui où l’on n’était pas encore. (Arthur Schopenhauer)
*toile de Gijsbertus Van Sijthoff
Le sens de la vie, c’est ce qui reste quand on se débarrasse de tout ce qui est absurde. (Juli Zeh)
*toile de Michael de Bono
Un geste, un événement dans le petit monde colorié des hommes n’est jamais absurde que relativement : par rapport aux circonstances qui l’accompagnent. (Jean-Paul Sartre)
*toile de Jean-Baptiste Camille Corot
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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