L’avenir ne se prévoit pas, il se prépare. (Maurice Blondel)
*toile de Sayda Afonina
Alors que je viens tout juste de valider les commentaires déposés sur la toile de la semaine dernière, il est maintenant temps de proposer une nouvelle scène livresque à votre imagination.
C’est une illustration signée Molly Cornelius que je vous invite à examiner et à laquelle prêter vie. En vos mots. Une illustration qui, j’en suis presque certaine, vous fait déjà sourire. Mais nul besoin de vous précipiter sur votre plume ou votre clavier. Aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!
Le temps n’a qu’une réalité, celle de l’instant. Autrement dit, le temps est une réalité resserrée et suspendue entre deux néants. (Gaston Bachelard)
*toile de Jeanna Anderson
Parce que le Québec vient de passer à l’heure d’été, la lectrice peinte par l’artiste Anna Ancher a choisi de s’installer à le fenêtre et d’inviter d’autres lecteurs et lectrices à suivre son exemple afin de parler du temps, en quelques citations.
Em commençant par ces mots signés Henri-Frédéric Amiel :
Le temps n’est que l’espace entre nos souvenirs. Dès que nous cessons d’apercevoir cet espace, le temps a disparu.
Je partage avec vous ces mots de Rebecca West :
« Je n’ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c’est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson. »
*toile de Peter Michael Ancher
les morceaux d’une vie s’écoulent
la chute devient visible
braise d’espérance
des ombres nous accueillent
je ressens le poids d’un mot
qui se perd dans une blessure oubliée
l’oiseau voilé
épie nos peines
martyrise nos heures
j’attendrai nos cendres
quand la nuit sera là
Marie-Pier Deschênes, La voix des murmures
*choix de la lectrice de Boaz Balahsan
Mais quel est donc ce secret qu’on a enfermé dans une bouteille? Même Marina qui m’a envoyé cette carte postale de Russie ne le connaît pas…
inconscience
je ne vois pas
les jours qui passent
et les lésions
ne se dissolvent pas
je poursuis mes déroutes
je fouille du regard
et trouve des traces de pas
d’étrangers
l’encre sèche
nos cœurs ravagés saignent
la cendre et les photos
se dispersent
vers les années d’hier
Marie-Pier Deschênes, La voix des murmures
*choix de la lectrice de Gabrielle Bakker
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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