Les rêves sont les clés pour sortir de nous-mêmes. (Georges Rodenbach)
*toile de Caroline von der Embde
Les rêves sont les clés pour sortir de nous-mêmes. (Georges Rodenbach)
*toile de Caroline von der Embde
Ici et là
Elle
ici et là
en plein délire
sur ma peau irriguée de joies
à peine menacées par le temps
Elle
comme une langue rouge
en l’instant du regard
rit en silence.
Elle
d’extases et de brûlures sur mes veines
telle une symphonie aquatique
au partage des vents
accueille
sur sa gorge
mille signes
en frémissements immuables.
Elle
comme un songe d’une nuit de neige
voyage
en silence
sur ma vie.
Axel Maugey, Les âmes rouges
*choix de la lectrice de Laura Lacambra Shubert
Dans les livres de bibliothèque ou achetés d’occasion, j’ai trouvé des signets, bien entendu.
Mais j’ai aussi trouvé des relevés d’emprunts laissés là par les abonnés des bibliothèques. Des bouts de papier de toutes les couleurs.
Des cartes postales, des enveloppes adressées et timbrées, une carte de membre à un club sportif. Un titre de transport d’une autre époque.
Mais d’autres ont trouvé des choses beaucoup plus rares dans des livres. Mon amie Catherine a trouvé dans une vieille édition de La mare au diable une vieille image pieuse fine comme du papier à cigarette presque prête à tomber en poussière. Odile, quant à elle, a eu droit plus d’une fois à des notices de médicaments alors que Marie-Françoise a trouvé une lettre d’amour dans un recueil d’Albert Samain.
Anne, quant à elle, a eu le bonheur de trouver dans un livre qu’elle avait acheté d’occasion une dédicace de l’auteur à son prénom de l’acheteuse.
Pour d’autres trouvailles, lisez cet article publié sur le site d’Abebooks. D’énormes surprises au rendez-vous!
*toiles de Susan Landor Keegin
Certaines scènes ont l’art de me faire sourire et de m’attendrir. Ainsi, celle-ci, imaginée par Myriam Fantini, envoyée par Nathalie, que je ne me lasse pas d’admirer.
Pupilles en joie
Le lac immobile de tes yeux chante sur mes lèvres
comme deux rives que le rêve joint
comme deux mots qu’une vague roule
ô silence vert de mains et de sapins entrelacés.
Toi au bord de moi pour l’amour de moi
allongée pupilles en joie pupilles en rire
tu rêves au corps qui plonge et s’allonge
sur toi comme une vie dans le ciel de tes lèvres.
Rien que toi et moi sur la route des doigts
où vont et viennent charmes et fureurs
baisers et caresses qui ne laissent qu’amour
et séjour d’ombre de cascade et de vague.
Axel Maugey, Les âmes rouges
*choix de la lectrice de Pavel Koshevoi
La mer a partout la même vois grondeuse, grave, solennelle. Nos rivières chantent, murmurent, babillent, et elles ont toutes un accent différent. (Alexandre Pothey)
*illustration de Chris Lench
La mer est un chemin sans fin, elle possède une force indomptable, un pouvoir de tempête, une douceur d’amoureuse quand elle devient écume sur le sable. (Jorge Amado)
*toile de Kathy Weber
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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