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Puisque 4

CASORATI (Felice) - 7

J’ai des sourires plein la mémoire

J’ai des sourires plein la mémoire,
des chants passés d’oiseaux-passage,
Tout encore en mon corps
Vibre au souvenir du monde.

L’eau coule sur mes joues d’enfant
Et longtemps je vis ces ruisseaux
Devenir fleuves, et océans
Sans m,en faire peine pour autant.

Je ris encore, cours dans la nuit
Et cueille des étoiles à plein bras :
Constellations crépitent
Dans ma bouche infinie.

Mon frère, je te rends mes errances
Comme autant de possibles.
Je suis à toi le vol d’été
Qui plane un peu sur tes hivers.

Aurélien Dony, Puisque l’aube est défaite

*choix de la lectrice de Felice Casorati

Je vous présente Christine

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C’est elle qui veille sur les roses du jardin de ma sœur.

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À la taverne

Mario de Miranda - Goa Taverna

Certaines cartes postales servent souvent de prétexte à de bien jolies découvertes et à des promenades de lien en lien sur la toile pour en apprendre toujours davantage. C’est ce qui vous arrivera sûrement quand vous voudrez savoir qui est Mario de Miranda, cet illustrateur indien originaire du Goa, une région du pays conquise par le Portugal en 1510, à qui nous devons cette scène typique envoyée par Ankuta. Bonnes recherches et à la vôtre!

Encore temps!

HARRIS (Marian D.) - 2

Il est encore temps de peaufiner votre texte. En effet, ce n’est que dans 24 heures que seront validés les textes déposés sur la toile de la semaine. Le vôtre en fera-t-il partie?

*toile de Marian D. Harris

Puisque 3

CANESTRO CABALLERO (Raul) - 2

La mer au corps

Ton corps
Sur l’estran,
Comme une épave.
Les goélettes quittent le rivage, pourtant.

De grands oiseaux de mer
S’expatrient en Hollande :
Le deuil est un voyage
Pour le peuple des nues.

Ton corps,
Sur l’estran,
N’étincelle plus.
Les vagues ont tout bouffé
De tes feux-étoiles d’or.

L’appel du large…
Méfiance.
Ton corps, ton corps…
Sirène étouffe et meurt.

Ton corps
Happé
Par l’Océan,
N’est plus que sable flasque,
Un souvenir salin.

Aurélien Dony, Puisque l’aube est défaite

*choix de la lectrice de Raul Canestro Caballero

Des pivoines!

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Alors qu’elles sont pour la plupart disparues des parterres, certaines pivoines viennent de sortir de terre… Curieux été!

La bibliothèque de Turku

Bibliothèque de Turku

Le choix de Kerrtu est parait.
La bibliothèque de Turku semble une invitation au voyage dans tous les sens du mot.

Ce que mots vous inspirent 1220

PAUWELS (Jos) - 7

Quand le chant n’est plus là,
L’espace est sans passion.

(Guillevic)

*toile de Jos Pauwels

Puisque 2

CANEVARI (Giovanni Battista) - 1

C’était une fin ordinaire

Le soleil terminait sa course
Sur le dos noir de la colline,
Pendant que le pin dans la source
Baignait le bois de ses racines.

Moi je remontais le sentier,
Tout imbibé d’odeurs légères,
J’écoutais le merle dernier
Caché dans le frais des fougères.

Le ciel préparait mon manteau
Couleur d’étoile et d’infini,
Mon décor me parut nouveau
Quand Lune sortit de son lit.

Lune fidèle à l’enfant-plume,
Lune éternelle aux yeux mouillés,
Lune aux flambeaux toujours allume
Mon cœur qu’une femme a souillé.

La nuit était partout dehors
Et la forêt chantait debout,
De mille voix, pour mille morts,
Comme certains le feraient souls.

C’était une fin ordinaire,
Sans apothéose et sans cri.
Enterrement au limonaire
D’un jour que personne n’écrit.

Moi il me plairait de mourir
Un soir pareil et sans alarme,
Le firmament pour tout sourire,
L’écho du temps pour toute larme.

Aurélien Dony, Puisque l’aube est défaite

*choix de la lectrice de Giovanni Battista Canevari

En sortant du bureau

20140618 001

20140619 001

Voici le joli mélange de couleurs qui m’attend!