Ce n’est pas le mot qui importe, c’est le pourquoi du mot! (Maxime Gorki)
*toile d’Otto Scholderer
Chacun voudrait que son voisin ait un peu de conscience, mais personne n’en veut pour soi-même. (Maxime Gorki)
*toile d’Ekaterina Nikiporenko
Dans la monotonie de la vie quotidienne, le malheur lui-même est une fête et l’incendie un divertissement. (Maxime Gorki)
*toile d’Alice Pike Barney
Maxime Gorki est né un 16 mars (selon le calendrier julien) et le 28 mars (selon le calendrier grégorien). Or, comme le 28 ne sera pas un dimanche, n’attendons pas pour souligner son anniversaire.
Et parce que j’ai conservé un souvenir impérissable de la mise en scène de Jacques Lassalle des Estivants à la Comédie-Française en mai 1983, la lectrice peinte par Raimondo de Madrazo y Garreta a suggéré que toutes les lectrices du jour suivent son exemple et sortent leurs plus beaux atours, comme on le faisait autrefois pour aller au théâtre, afin de présenter des extraits de ses écrits, en commençant par celui-ci :
Le meilleur est toujours dans une seule minute.
Les astres
Mondes qui, chaque soir, à mes regards ravis
Publiez la grandeur du Créateur suprême,
Passez-vous les premiers dans un lointain extrême,
Ou d’autres sont-ils morts, que vous avez suivis?
A d’implacables lois êtes-vous asservis?
La route parcourue est-elle encor la même?
Et, comme les fleurons autour d’un diadème,
Rayonnez-vous autour des célestes parvis?
Est-il parfois chez vous un cœur qui s’apitoie?
Est-il un gueux qui pleure, un riche qui festoie?
O mondes éclatants, vos sentiers sont-ils vieux?
Nous cherchez-vous aussi dans votre impatience?
Direz-vous vos secrets, un jour, à la science,
Ou faudra-t-il mourir pour vous connaître mieux?
Pamphile LeMay, Les gouttelettes
*choix de la lectrice d’Auguste Toulmouche
Avec La cellule Hope, pour lequel Muriel Kearney a reçu le prix Cécile-Gagnon, le lecteur entre dans un univers peu exploité dans la littérature québécoise destiné aux jeunes, voire pas du tout. Il est en effet ici question des mines, des conditions de vie de ceux qui y travaillent et des actions choisies pour que changent les choses.
Hope, qui a quitté la Californie et ses parents à 18 ans et s’est installée chez sa tante à Montréal, a la ferme intention de réparer toutes les injustices de ce monde et pour ce, a décidé de se consacrer à la mobilisation citoyenne. Sérieusement. Pas superficiellement, comme elle estime que Greenpeace le fait.
Comme elle est révoltée contre sa famille, l’occasion est belle de porter un coup à celle-ci quand elle découvre que son père ne traite pas de la même manière tous ses employés des mines. En effet, ceux du Mexique travaillent dans des conditions de travail déplorables et dangereuses qui méritent d’être dévoilées.
Entourée de deux garçons de son âge, elle mènera donc à bien son projet en mettant la vie de ceux-ci en péril et en les abandonnant quand elle obtiendra ce qu’elle voulait : des photos d’une mine québécoise.
Le roman est rondement mené. En moins de 100 pages, tout est bouclé. Et ça tient la route. Mais il manque ce petit quelque chose qui ferait qu’on s’attache aux personnages et à la cause défendue ici. Hope est tellement manipulatrice et les garçons si mous qu’on ne peut trouver sympathique aucun de ceux-ci.
Retenons donc l’efficacité dans le traitement du sujet abordé et le rythme enlevant qui devraient captiver les adolescents un peu idéalistes.
Titre pour le Challenge à tous prix, La cellule Hope ayant reçu en 2013 le prix Cécile-Gagnon.
Comme vous, il n’a cessé de l’examiner depuis dimanche. De chercher à savoir où elle allait, quel livre elle avait sous le bras. Puis il a décidé de se laisser porter par ce qui se dégageait de la toile de la semaine.
Ferez-vous comme lui?
*toile d’Ernest Meissonier
Je ferme les paupières
sous la nuit paisible
et j’entends gazouiller des myriades d’astres
là où tes doigts se sont attardés
sur ma chair.
Je suis
le ciel étoilé
des moissons.
Ton amour m’a fait
si profond et beau
si grand
que tu n’as plus la force
de m’étreindre.
Ma bien-aimée
viens que nous partagions
les présents que tu m’as apportés.
Tiens! La forêt ploie
du poids de ses fleurs et de ses feuilles.
Yannis Ritsos, Symphonie du printemps
*choix de la lectrice de Roger Chapelain-Midy
Le livre est là depuis un moment. Il me lorgne. Impatient. Il a hâte que j’en finisse avec le reste et que je l’ouvre. Ce n’est pas qu’il ne me tente pas. Loin de là. Mais j’aime tellement de choses et il y a si peu d’heures libres dans une journée que je l’ai négligé au profit d’autres aventures.
Et comme la toile est un merveilleux endroit pour vagabonder et qu’on ne voit pas le temps passer quand on s’y promène, je suis allée de découverte en découverte. Jusqu’à ce que je m’arrête ici. Et que j’y reste longtemps. Fascinée. Faites gaffe, ça risque de vous arriver aussi si vous décidez d’aller y faire un tour.
Vous tentez le coup? Vous m’en donnerez des nouvelles.
*toile de Michael Gorban
La lecture demande de la concentration, une sorte d’absence au monde, c’est une démarche solitaire et exigeante. (Jacques Godbout)
*toile de Julius Christian Rehder
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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