Mille choses peuvent empêcher qu’on ne possède l’objet de ses désirs, mais rien ne peut empêcher qu’on ne l’aime.
Christine de Suède, Maximes
*toile signée Hans Makart
Mille choses peuvent empêcher qu’on ne possède l’objet de ses désirs, mais rien ne peut empêcher qu’on ne l’aime.
Christine de Suède, Maximes
*toile signée Hans Makart
Les passions sont le sel de la vie; on n’est heureux ni malheureux qu’à proportion qu’on les a violentes.
Christine de Suède, Maximes
*toile de James Sant
Les Maximes de Christine de Suède méritent d’être partagées, m’ont affirmé les lectrices par Rupert Bunny. C’est donc en tandem que des lectrices viendront vous les offrir au fil de la journée, en commençant par celle-ci :
L’on n’aime pas toujours ce que l’on estime, mais on estime toujours ce que l’on aime.
Suspendu dans le vide
Accroché par le cœur
L’espace libre
Entre le pendule et le jour
Ton silence plus profond que l’hiver
Gabriel Lalonde, Le cœur en sablier
*choix de la lectrice de Pablo Picasso
Je me bats avec les coquilles, les mauvais accords, les tournures de phrases alambiquées et les anglicismes toute la journée. Je voudrais donc me reposer un peu quand je sors du bureau, mais cela m’est tout à fait impossible.
Je me bute aux mêmes erreurs dans les livres et les sites Web. Les menus des restaurants ne me laissent pas tranquille, pas plus que les dépliants qui engorgent ma boîte à lettres.
Mais il y a pire. Des expressions qu’on ne se donne même plus la pleine de traduire ont envahi les différents endroits où je reçois du courrier électronique (forums, réseaux sociaux, messageries, etc.). « Wish list » ne se traduirait plus en France et en Belgique depuis quelques mois alors qu’au Québec on a même plusieurs traductions selon le contexte.
Pourtant, il n’y a rien de compliqué à traduire ceci en français correct.
Il peut être question de :
– liste de souhaits
– liste de désirs
– liste d’envies (clin d’œil à Grégoire Delacourt)
Est-ce si difficile de dire les choses en français hors du Québec?
Je suis perplexe.
En ce qui me concerne, pas question de vous fournir une quelconque « wish list ».
*toile d’Anne Cherry
Quelques mots, quelques lignes. Il n’en faut pas plus pour donner vie à un tableau.
Déposerez-vous, comme la jeune femme peinte par Gilbert Stuart, les vôtres sur la toile proposée dimanche dernier? Réponse dans 24 heures.
Tous les baisers n’ont fait qu’un tour
Dans la forêt se sont enfuis
Dans l’odeur décolletée des aiguilles blanches
Les lèvres entrouvertes
Endormies au midi d’une femme
Gabriel Lalonde, Le cœur en sablier
*choix de la lectrice d’Auguste Toulmouche
Et ce soir la vie ressemble à un bol de maïs soufflé.
Ça faisait longtemps que je n’en avais pas mangé. Deux ans? Trois? Je sais juste que c’est un goût qu’on n’oublie pas. Un de ceux qui ressemblent aux souvenirs d’enfance, alors qu’il fallait être patient et bien surveiller le chaudron quand on en faisait éclater. Et dont l’odeur se répandait dans toute la maison.
Bonheur de deux petites sœurs qui partaient avec un grand bol s’installer devant les dessins animés, un casse-tête ou leurs poupées. Inséparables, complices. La grande laissait toujours la fin du bol à la petite. Tout comme elle tentait de son mieux de réparer (ou de dissimuler) les dégâts que la plus jeune laissait derrière elle, car celle-ci avait déjà une âme de scientifique et faisait à l’occasion de certains jeux des expériences. Heureusement, jamais explosives!
Bonheur, plus tard, de deux adolescentes qui n’avaient pas perdu le goût du maïs soufflé. Image de films loués qu’elles écoutaient côte à côte, installées sur le coussin géant, au milieu de la salle familiale. Inséparables, complices.
Bonheur du jour où je pense à elle. Si différente, mais pas tant que ça. Qui vit trop loin.
Où je pense à nous. En souriant. La vie nous a tout de même conservées complices et inséparables.
Je crois qu’il ne faut pas chercher dans la vie. Il faut se laisser porter. On a besoin de se raconter des histoires pour avancer. (Delphine de Malherbe)
*toile de George Henry Story
Si longtemps
Juste de l’encre
Juste des noces d’encre
Si longtemps que je n’ai dit je t’aime
Gabriel Lalonde, Le cœur en sablier
*choix de la lectrice d’Iris Devadason
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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