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En vos mots 332

Qui dit dimanche dit En vos mots au pays de Lali, et ce, depuis plus de six ans. L’occasion pour tous ceux qui ont envie d’écrire à partir d’une toile de le faire, sans savoir ce que les autres ont écrit, car aucun commentaire ne sera validé avant sept jours.

Vous avez donc toute la semaine pour examiner la toile de Paul Chabas afin de la faire vivre.

Bienvenue à tous, envosmotistes aguerris comme ceux qui font l’expérience pour la première fois. Nous vous lirons avec plaisir.

Un dimanche au Portugal 4

Carlos Paredes
Dança
(album Guitarra portuguesa, 1987)

*illustration de René Gruau

Un dimanche au Portugal 3

Carlos Paredes
Contrastes
(album Espelho de sons, 1987)

*toile d’Ann Sullivan

Un dimanche au Portugal 2

Carlos Paredes et Antonino Vitorino de Almeida
Improviso 2
(album Carlos Paredes e Antonino Vitorino de Almeida, 1986)

*toile de Fiona Phillips

Un dimanche au Portugal 1

Thomas Gunzig, dont je conserve un excellent souvenir, est l’auteur du texte Kiss and Cry, qui a donné lieu à un spectacle multidisciplinaire dont les images continuent de me hanter. C’est peut-être aussi le cas de mon amie Lucie que j’accompagnais ce soir-là, laquelle est l’auteure d’un brillant compte rendu qui relève l’essentiel du texte, de la danse, des jeux de caméra et de la musique.

Presque quatre mois plus tard, c’est la musique du guitariste portugais Carlos Paredes, que je connaissais vaguement et dont j’écoute en boucle les nombreux albums depuis, qui demeure présente, voire obsédante. Tant et si bien que j’ai décidé de lui consacrer un dimanche. Lecteurs et des lectrices des plages (d’Algarve et d’ailleurs) sont donc conviés à ce dimanche au Portugal. Pour commencer, Danças Portuguesas No 2, un extrait de l’album Movimento Perpetuo (1971) :

*toile de Martin Lindenau

Nuits de l’âme 2

Opus 15 no 2, fa dièse majeur

Flûte de nuit
Qui flanche et s’élève

Nacelle d’or

Où s’agitent
Les vents du monde

Pour se dissoudre

Fouillis d’étoiles

Jean-Yves Clément, Nuits de l’âme

Nocturne Opus 15 no 2, fa dièse majeur interprété par Maurizio Pollini :

*choix de la lectrice de Clotilde Avy-Prégniard

Un recueil qui a du souffle

À quoi rêverons-nous aux premiers sursauts de l’aube?

C’est ce que à quoi tente (peut-être) de répondre l’artiste multidisciplinaire Rosalie Trudel avec L’ondée, un recueil où récit et poèmes se répondent dans un long regard sur le temps qui passe et les petits détails qui lui donnent tout son poids.

goutte à goutte
je compte en mots mes pensées

écrit Rosalie Trudel, alors qu’autour d’elle se déploient les couleurs et les odeurs de la nature, autant de présences pour affirmer que
ce n’est rien
presque rien
le musc peut-être
ou l’air trop froid
une erreur dans la chanson
mon âme dévêtue
qui roule
en
bas

L’ondée, où
entre tes jointures
s’efface le bruit
de nos élans
tes paysages
me raccompagnent
,
révèle une poète talentueuse sachant utiliser le pouvoir évocateur des mots et les images qu’ils suscitent afin de créer un lieu, une espèce de chambre à soi au cœur du paysage où pluie, cours d’eau et larmes forment un tout, une ondée qui purifie tout sur son passage, malgré la tristesse avec laquelle il faut composer pour atteindre la paix.

Celle qui a connu une carrière de danseuse avant de se consacrer à la littérature et dont on peut découvrir la grâce dans plusieurs toiles de l’artiste Danielle Richard, dont l’une est devenue la couverture d’un livre, a reçu en 2012 le prix de poésie Rolande-Gauvin pour L’ondée.

Nul doute qu’elle n’en restera pas là. Du moins, souhaitons-le. Rosalie Trudel porte déjà en elle ce souffle qui « fait » les poètes, une façon de s’approprier les mots bien à elle, comme elle l’a déjà fait d’une scène, sans peur, avec le cœur qui bat très vite et les yeux brillants.

Et si derrière tout cela, une étoile s’allumait dans chaque paume?
Elle s’appellerait Rosalie.

Texte publié dans

Les illustrations de Mila

Nous avons besoin de fantaisie. De douceur. De sourire. Et de nous attendrir.

Les illustrations de Mila Marquis sont faites pour ça.

Vingt-quatre heures devant vous

Voilà six jours qu’elle attend vos mots, vos histoires. Voilà six jours que vous êtes muets devant elle. Pourtant, la toile de dimanche dernier ne peut vivre sans vous.

Heureusement, vous avez encore vingt-quatre heures devant vous avant la validation des commentaires.

*toile de Mikhail Filippov