Lali

8 août 2013

Les verbes 1

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Je l’ai crue de passage, simple
comme la déclaration de paix du sommeil,
innocente comme les mains vides
de quiconque s’abandonne aux rêves
et ne respire plus le vent réel
mais l’air immense des altitudes invisibles,
je l’ai crue muette et immobile,
tranquille dans son aller-simple
et son corps déjà imprégné par instinct
d’une odeur de déjeuner, d’une caresse
de draps laissés en friche,
mais elle me tire vers les étages de la nuit
elle pense en moi une réalité plus nue
sous les néons de l’hébétude
dans une ville désincarnée, pur squelette
privé de terre et qui pourrait aussi bien
être couché dans le ciel ou sur la mer
comme un jeu de balises pour des navires absents.

Pierre Nepveu, Les verbes majeurs

*choix de la lectrice de George Willoighby Maynard

Au bout des rails

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 21:10

Il y a autre chose dans la vie que les parcours tracés d’avance auxquels se conforme une grande partie de la population, sans se poser de questions sur ce qui les pousse à aller ainsi, presque à l’aveuglette. Il y a autre chose que les rails d’un chemin de fer autant pour les passagers du train, son conducteur et celle qui poinçonne les billets. C’est ce qu’apprendront ces deux derniers, Victor et Magda, alors qu’en pleine campagne, au bout des rails… il n’y a plus de rails.

Alors que certains passagers décident de rebrousser chemin tandis que d’autres préfèrent patienter, imaginant sans doute que des rails seront installés dans un délai raisonnable afin qu’ils puissent poursuivre leur route, Victor et Magda décident de continuer leur route à pied en traçant eux-mêmes des rails en utilisant de la peinture. Mais très vite, ils n’arrivent pas à s’entendre sur la direction à prendre et n’ont d’autre choix que de se séparer, ce qui nous donne l’occasion de suivre Victor partout dans le monde alors qu’il voyage désormais sans rails, ayant assez rapidement vidé son pot de peinture.

Une superbe aventure que celle imaginée par Manuela Salvi, qui prend tout son sens grâce aux illustrations signées Maurizio A. C. Quarello, que vous pouvez découvrir ici, lesquelles ont un côté suranné qui me plait beaucoup en même temps qu’elles laissent beaucoup de place à l’imagination du jeune lecteur qui devrait y voir une invitation à sortir du troupeau, à laisser là les sentiers battus et à se démarquer.

Au Marché Maisonneuve

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 15:00

Il y avait des fleurs auxquelles je n’ai pas su résister. Malheureusement, j’ai oublié leur nom qui commençait par un B.

Ce que mots vous inspirent 986

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

Il y a des livres contre lesquels on se blottit, ils vous protègent, avec eux on peut se laisser aller. (Maurice Nadeau)

*toile de Reginald John Whistler