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Miroirs, miroirs

Et dans la tiédeur d’une soirée d’un août qui s’en va, après avoir beaucoup marché, se laisser emporter par Ravel et les doigts du pianiste portugais Artur Pizarro…


Miroirs I.Noctuelles


Miroirs II.Oiseaux tristes


Miroirs III.Une barque sur l’océan

Le mur du stationnement

C’est dans le vieux Pointe-Claire, sur le mur du stationnement qui jouxte l’épicerie, que se trouve cette fresque colorée qui nous raconte les événements marquants de son histoire, dont certains sont aussi soulignés ici. Une belle façon de ne pas oublier le passé!

Il n’est pas trop tard

Il n’est pas trop tard. Vous avez même amplement le temps. Ce n’est que dans 24 heures que seront validés les commentaires déposés sur la toile de dimanche dernier. Mais n’oubliez pas que le temps passe toujours trop vite!

*toile de Pierre Bonnard

Nuits de l’âme 8

Opus 62 no 1, si majeur

Il est des soirs
Où se dévide l’âme
Des fils des songes
Que la vie a tissés

Arachnéenne sœur
Tisseuse de rêves

Au cœur du grand esprit

Jean-Yves Clément, Nuits de l’âme

Nocturne Opus 62 no 1, si majeur interprété par Maurizio Pollini :

*choix de la lectrice de Carl Vilhelm Holsoe

Un roman qui laissera peu de traces

Nombre de romans ont de bonnes intentions au départ; Retour d’outre-mer est de ceux-là. Avec un quatrième de couverture annonçant que seraient relatés trois moments importants de la vie de Maria à l’heure du constat, je m’attendais à quelque chose de fort, qui ferait vibrer l’héroïne et susciterait des émotions chez moi. Mais Julia Pawlowicz, en demeurant à la surface des choses, ne réussit qu’à moitié son projet.

Retour d’outre-mer est un roman froid, voire glacial, par moments. Tant et si bien qu’il arrive que le lecteur perde pied, confronté à un chapelet de faits qui s’enchaînent sans que Maria soit touchée ou paraisse l’être. Et pourtant, il est question ici de déracinement, alors qu’enfant, Maria quitte sa Pologne natale pour le Maghreb puis pour le Canada; d’abandon, la mère ayant disparu, événement à peine esquissé et dont Maria semble s’être remise, même si tout ça n’est pas clair; d’amour, ou plutôt du seul homme qu’elle a vraiment aimé; de la mort, car c’est à la suite du décès de son père que nous est relatée la quête de Maria alors qu’il lui faut (sur)vivre.

L’auteure avait en sa possession suffisamment de pistes pour nous donner autre chose que ce roman factuel et fade, à l’écriture presque scolaire où, à l’instar de son héroïne, «dans ses récits de fiction, elle n’arrive pas à sortir du cliché », parce qu’il faut plus que de bonnes intentions pour faire de la littérature.

On aurait voulu que l’auteure ose, qu’elle s’abandonne au lyrisme, qu’elle sorte du cadre des photos qu’on trouve dans les livres, qu’elle cesse de se promener sur le chemin balisé des descriptions toutes faites, presque aseptisées, pour faire jaillir l’étincelle qui la porte et la pousse à prendre un envol alors que tout est cendre. Ou en voie de le devenir. Mais Julia Pawlowicz, malgré une écriture correcte, n’a pas été en mesure de faire assez confiance au lecteur pour lui livrer une héroïne à la mesure de ses promesses.

Je n’ai donc pas été émue par l’histoire de Maria alors que j’aurais dû l’être et je risque de conserver très peu de souvenirs de Retour d’outre-mer.

Titre pour le Défi Premier Roman

Texte publié dans

Jour V

Nous sommes vendredi.
Il ne vente pas beaucoup.
Il n’est pas question de Venise, de Vérone ou de Vienne et je ne suis pas ventriloque.

Mais j’ai des ailes.
Les vacances débutent aujourd’hui et je pars en voyage le 3.
Ça me laisse le temps de faire ma valise.

Ce que mots vous inspirent 997

Tout ce dont on a besoin c’est de l’amour. Mais un peu de chocolat de temps en temps ne peut pas faire de mal. (Charles M. Schulz)

*toile de Léon Bakst

Nuits de l’âme 7

Opus 55 no 1, fa mineur

Nous devons marcher en chœur
Sentir le vent grisant
De l’ivre sérénité

Pour taire le tumulte
À la froide solitude

Qui bat à jamais

En nos cœurs

Jean-Yves Clément, Nuits de l’âme

Nocturne Opus 55 no 1, fa mineur interprété par Maurizio Pollini :

*choix de la lectrice du peintre Harry Herman Salomon

Ma sœur vit sur la cheminée

Ma sœur vit sur la cheminée. Le titre est révélateur. On comprendra tout de suite qu’elle est dans une urne. Le reste, nous l’apprendrons au fil des pages. Que Rose est morte il y a cinq ans. Qu’elle avait une sœur jumelle. Qu’elle était au mauvais endroit au mauvais moment. Comme d’autres, ce jour-là, victimes d’un acte terroriste. Que ses parents ne se sont jamais remis de leur chagrin et qu’ils viennent de se séparer. Que la mère vit maintenant avec un autre homme, que le père a emmené ses enfants loin de Londres, croyant ainsi les éloigner du danger par ceux qui ont détruit la vie de sa famille.

Tout cela nous est raconté par Jamie. Il avait cinq ans au moment du drame et il se ne se rappelle presque pas sa sœur décédée. Comment pourrait-il avoir le même chagrin qu’a son père à la vue de l’une? Comment pourrait-il empêcher son père de boire? Comment pourrait-il faire en sorte que sa mère le visite alors qu’elle semble l’avoir oublié à jamais? C’est à tout cela que se voit confronté Jamie en même temps qu’au cas de conscience que soulève son amitié avec Sunya dont l’orientation religieuse est la même que celle de ceux qui ont revendiqué l’attentat et que Jamie a promis à son père de ne pas fréquenter. Mais quand on est tout seul, peut-on accepter d’être encore plus seul quand on s’attire l’ire et les moqueries des uns alors qu’une main se tend?

Jamie raconte, se questionne, s’inquiète, se demande souvent ce qu’il soit taire, comment il doit agir, s’il peut encore rêver et ce que ferait Superman (son héros) à sa place. Un roman qui n’est pas parfait, mais un des rares destinés aux jeunes qui soulèvent la question du racisme engendré par le terrorisme. Un roman dont le héros n’est pas sans rappeler le héros du film de Lasse Hallström, Ma vie de chien, qui se comparait au chien Laika alors que Jamie se compare à un poisson rouge.

Un livre dont on ne peut sortir tout à fait intact.

Titre pour le Défi Premier Roman

Les couleurs du chemin du Bord-du-Lac

C’est dans le vieux village de Pointe-Claire, à une demi-heure de Montréal et à deux pas du majestueux lac Saint-Louis qui, par jour de soleil et de vent, est couvert de voiliers, que j’ai croisé ces couleurs resplendissantes.