Commentaires récents
Admin:
Archives:
Un dimanche en Vendée 2

Faire le cadrou : avoir l’air souffrant.

(extrait du livre d’Éric Nowak, Le parler de Poitou-Charentes, Vendée… et pays de Retz, Chotetais, Pays Gabaye)

*toile de Philip Craig

Un dimanche en Vendée 1

Quand les lecteurs peints par Wilhelm Menzler ont appris qu’en Poitou-Charentes et Vendée, couvarte signifie couverture, et grafigner égratigner, tout comme au Québec, ils ont décidé de laisser sur le banc le livre d’Éric Nowak, Le parler de Poitou-Charentes, Vendée… et pays de Retz, Chotetais, Pays Gabaye, afin que d’autres lecteurs puissent faire des découvertes. Et de plus, ouvert sur cette définition :

Ricouène : histoire, anecdote amusante et de peu d’intérêt.

Les verbes 3

J’ai rapporté des cailloux dans une boîte,
leur durée sidérale pour notre temps bref.
Je les conserve à portée de vie
en tournant le dos aux révolutions,
vieilles pourvoyeuses d’âme,
mais les cailloux ne parlent que de l’eau
qui a coulé sur eux en montagne,
ils épellent le bruit le mot toujours
qui est le mot le moins humain qui soit
et le plus cruel, et le plus étranger.

Pierre Nepveu, Les verbes majeurs

*choix de la lectrice d’Adriano Cecchi

L’histoire de Viviane

Viviane serait-elle amoureuse, elle qui ne s’intéresse pas aux garçons, ni au maquillage ou aux jolies chaussures, elle qui considère David, son nouvel ami, comme un être d’exception parce qu’il est violoniste et étudie au conservatoire, mais sûrement pas comme un garçon, du moins comme un de ceux qu’elle croise à l’école ou ailleurs?

C’est ce que nous saurons à la toute page du roman Janine Teisson intitulé Amoureuse, qui se déroule au début des années 1960 et où il est question des racines, du fait d’être Juif, de la foi en général, de la Seconde Guerre mondiale et de l’adolescence à l’heure des questions et des premiers émois.

Avec beaucoup de finesse et énormément de tendresse pour Viviane, Jeanine Teisson signe un roman plein de nuances et de subtilité qui constitue un bel hommage au lien extraordinaire qui existe parfois entre une grand-mère et sa petite-fille, et entre un frère et un sœur en même temps qu’un roman admirablement construit sur ce que l’adolescence porte de questions sur ses frêles épaules, entre autres quand il lui faut en plus composer avec le passé des siens, souvent très lourd.

Un romans émouvant. Qui nous rappelle à quel point il n’est pas tous les jours facile d’avoir douze ans.

Queelques notes venues d’Istanbul

Il m’arrive d’avoir envie de dépaysement. Et même si nombreux sont les livres qui m’emportent ailleurs et me permettent d’accéder à ce à quoi j’aspire, j’ai parfois besoin d’autre chose que les mots malgré l’atmosphère qui se dégage d’eux. C’est alors que je me tourne vers la musique, laquelle ne cessera jamais de m’étonner. C’est ainsi qu’il y a un moment j’ai fait connaissance avec le pianiste turc Fazil Say. Au détour d’une route. Alors que je venais de lire le poète Nâzim Hikmet et que j’ai voulu en savoir plus sur lui.

Fazil Say a composé un magnifique oratorio intitulé Nâzim qui lui est consacré. Car l’interprète de Bach, Mozart, Stravinsky, Gershwin et beaucoup d’autres, est aussi compositeur.

Sa symphonie intitulée Istanbul a des élans qui donnent parfois la chair de poule. Notamment dans Merrily clad young ladies aboard the ferry où musique traditionnelle turque et jazz s’entremêlent avec brio.

Qui sera au rendez-vous?

Vous avez une idée. Peut-être même deux. D’ailleurs, vous jonglez avez elles depuis dimanche, dès la minute où a été accrochée la toile de la semaine. Il vous reste maintenant 24 heures pour en faire une nouvelle, un poème ou une seule phrase puisque c’est dimanche, à 8 h, heure de Montréal, que je validerai vos textes. Qui sera au rendez-vous?

*illustration d’Anna et Elena Balbusso

Les verbes 2

Je ne vous ai pas vu, dit-elle,
et même dans le cas contraire
vous seriez l’absence même et l’oubli,
je ne saurais que faire de votre corps
d’homme que la vie a ménagé,
je marcherais à travers vos épaules
à peine plus denses qu’un nuage
je frôlerais vos anges comme on va
pieds nus près d’un lit de duvet
sans rien connaître du désir ni de la mort
ni de rages qui parfois nous emportent
contre un visage fermé, un torse dur.
Je saurais que vous êtes ailleurs.

Pierre Nepveu, Les verbes majeurs

*choix de la lectrice de Gabriel Émile-Édouard Nicolet

Meurtre au Salon du livre

Avec Meurtre au Salon du livre, l’illustratrice et auteure jeunesse Martine Delerm signe un roman policier — destiné aux 11 ans et plus — des plus réussis où se côtoient éditeurs, écrivains, attachés de presse, lecteurs et tous ceux qui aiment la littérature, ceux qui la font et même ceux qui ont une dent contre certaines politiques éditoriales.

Pour Elsa, qui a l’âge du public auquel s’adresse le roman, c’est une grande aventure que ces trois jours au Salon du livre pendant lesquels elle est stagiaire aux éditions Garnassière puisqu’elle compte bien profiter de ceux-ci pour faire connaissance avec son auteure préférée, Marie O’Faye, qui écrit des romans policiers destinés aux jeunes et en apprendre davantage sur les métiers du livre qui la fascinent tant.

Mais un événement vient modifier ses plans. Gérard Lefloch, le patron des éditions Garnassière, qui a succédé à son père, meurt des suites d’un empoisonnement alors que débutait au Café littéraire une rencontre ayant pour thème le roman policier. Mais qui donc en voulait à Lefloch pour l’éliminer ainsi en plein Salon du livre? Elsa a décidé de mener sa propre enquête!

Martine Delerm s’est donc glissée dans la peau de la jeune héroïne afin de nous faire vivre un événement littéraire de l’intérieur et une enquête. Le résultat est un roman qui fourmille de clins d’œil (il y a même à l’endroit de l’incontournable Agatha Christie) en même temps qu’il est l’occasion pour le lecteur de se familiariser avec des termes propres au monde du livre qui se trouvent expliqués dans un glossaire à la fin du livre. Meurtre au Salon du livre est une belle réussite et devait plaire autant aux jeunes amateurs de littérature policière qu’aux enseignants qui verront là une belle façon d’initier les jeunes aux métiers du livre et de leur donner envie de fréquenter les salons du livre.

Lu dans le cadre du Challenge Le Nez dans les livres – Saison 2

Quelques touches de douceur

Pour le plaisir de les partager avec vous…

Ce que mots vous inspirent 987

Il ne faut pas attendre d’être parfait pour commencer quelque chose de bien. (Abbé Pierre)

*toile de Jozscef Rippl-Ronai