Commentaires récents
Admin:
Archives:
Un dimanche en Champagne 5

Pluchotter : manger sans appétit, du bout des dents.

(extrait du livre de Michel Ternine, Le parler de Champagne)

*toile de Nicole Ladrak

En vos mots 326

Mais que peut bien lire à la Lune le lecteur de l’illustrateur colombien Julian De Narvaez? C’est ce que nous saurons dans une semaine alors que seront validés les poèmes et les textes en prose pleins d’imagination suscités par la scène livresque et heureuse du jour.

Puissiez-vous être nombreux à vous laisser tenter par l’expérience d’En vos mots, cette catégorie qui n’appartient qu’à vous depuis plus de six ans.

Et pour ceux qui prennent le large, bonnes vacances!

Un dimanche en Champagne 4

Darniller : ressentir un vertige, après un effort violent, ou après avoir tourné dans un manège, sur soi-même, etc.

(extrait du livre de Michel Ternine, Le parler de Champagne)

*toile de Tim Giese

Un dimanche en Champagne 3

Bareiller : aller et venir, se déplacer sans cesse d’un endroit à un autre ou errer sans but précis.

(extrait du livre de Michel Ternine, Le parler de Champagne)

*toile de James Hunt

Un dimanche en Champagne 2

Ébarnoufler : ébahir, suffoquer quelqu’un par un comportement, des paroles.

(extrait du livre de Michel Ternine, Le parler de Champagne)

*toile de Vicente Romero

Un dimanche en Champagne 1

Les mots et expressions tirés du livre de Michel Tamine, Le parler de Champagne, qui ont parfois des ressemblances avec les belgicismes ou québécismes, sont parfois si délicieux qu’ils méritent qu’on ouvre une bouteille — de champagne, bien entendu — en leur honneur. C’est donc ce qu’ont choisi de faire les lecteurs du jour, en commençant par la lectrice Sheila Vaughan afin de partager avec vous quelques extraits de ce livre des plus réjouissants dont voici le premier :

Cafouin : câlin d’un jeune enfant contre sa mère.

Demeure 5

Accent circonflexe sur le A

je sortais quelquefois de la blessure
ouverte de la mer
telle la dernière minute de ton regard
vers les paroles invisibles
qu’on ne peut toucher du doigt
matière tambourinante des rêves
dont les notes sont de grandes cages
d’oiseaux
où toutes nos mémoires
sont sur la plus haute tige

dans le silence mal ponctué
la première porte qui s’ouvre
c’est ton corps
embué dans sa déclivité interminable.

Georges Castera, L’encre est ma demeure

*choix de la lectrice de Jose Van Gool

Il est des lieux…

Il est des lieux qui demeurent les nôtres, même s’ils ne l’ont jamais été, mais parce qu’ils sont intimement liés à la vie de ceux qu’on aime. Tel est le cas de Lac-Mégantic dont mon arrière-grand-père a été maire et où une rue qui porte son nom a été très touchée lors du violent incendie qui a suivi l’explosion d’un train fantôme dont quatre des 73 wagons ont explosé en plein centre-ville peu après minuit.

L’événement a fait le tour du monde. Les images ont laissé sans voix tous ceux qui les ont vues. À l’heure qu’il est, on compte une soixantaine de disparus et une victime. Et près de 1000 personnes sur les 6000 que compte la municipalité ont été évacuées. On ne peut pas pour le moment évaluer l’étendue de la catastrophe.

Mes pensées vont bien sûr aux nombreuses personnes touchées par le sinistre, notamment Hélène, la propriétaire du gite L’S-En-Ciel, qui a donné une nouvelle vie à la maison de mon ancêtre, laquelle a été épargnée par les flammes. Mais aussi à ma mère, à ses cousins, à leurs enfants, à mon cousin, à ma sœur. Lac-Mégantic fait partie de nous.

Pour les Pépé

Un endroit juste pour eux, à Pike River.

D’ici là…

Elle sait que le temps est compté et qu’elle n’a plus que 24 heures devant elle. Saura-t-elle trouver les mots pour animer la toile de dimanche dernier d’ici là?

*toile de David Oyens