Lali

5 juillet 2013

Demeure 4

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Accent

je sors de ton sommeil
plus près des nuages aveugles
plus près de l’espace

un oiseau passe
sa syntaxe m’est encore inconnue.

Georges Castera, L’encre est ma demeure

*choix de la lectrice de Trevor Mezak

L’écrivain public

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:36

Le titre annonce la couleur : Joe, le narrateur du roman d’Elizabeth Stromme est écrivain public. C’est-à-dire qu’il rédige pour les uns des lettres de doléances, pour d’autres des CV qu’il étoffe afin de les rendre attrayants et pour un client des lettres à des femmes à marier dont il trouve les coordonnées dans des catalogues. En un mot, Joe vivote et n’attend plus grand-chose de la vie en général et plus précisément de celle qu’il mène à Echo Park, au cœur de Los Angeles.

Le jour, il écrit et se laisse parfois emporter par le lyrisme quand il écrit aux correspondantes russes ou asiatiques de son client. Ou il va prendre un café à côté, au salon de coiffure. Le soir, il lit Simenon ou il sort boire une bière. Une petite vie sans surprise. Sans grand intérêt non plus. Enfin, jusqu’à ce que celui qui se croyait revenu de tout fasse la connaissance de Clio chez sa voisine où elle s’est arrêtée pour une coupe à la Jean Seberg.

L’écrivain public, c’est l’histoire de Joe, de Clio, de leur presque amour, de ceux qui gravitent autour d’eux, du faux clodo qui veut mobiliser les gens d’Echo Park, de celle qui fait goûter ses gâteaux à tous, des clients qui s’assoient dans le bureau de Joe en espérant qu’il pourra changer le cours de leur vie grâce à quelques mots bien alignés. L’écrivain public, c’est l’univers un peu glauque, pas tout à fait net de cet Echo Park où se croisent désespérés ou rêveurs.

Malgré une traduction truffée d’anglicismes, malgré aussi des phrases traduites mot à mot qui perdent leur sens quand elles passent d’une langue à l’autre, malgré l’argot un peu trop présent, L’écrivain public n’est pas désagréable à lire tant qu’on le considère comme un roman sociologique et non pas comme un polar, ce que sa publication dans La Noire chez Gallimard aurait pu laisser croire.

Titre pour le Challenge « Le nez dans les livres »

The prettiest little town in North America

Filed under: Ailleurs,Signé Lali — Lali @ 13:06

Une jolie enseigne…

Une pharmacie…

Une deuxième pharmacie…

Une librairie…

Une deuxième librairie…

Là où nous avons mangé… et quelques fleurs.

Voici quelques images de Woodstock, Vermont (qui m’a rien à voir avec son homonyme célèbre de l’État de New York), laquelle a été désignée par le Ladies Home Journal « the prettiest little town in North America ». Tout à côté du New Hampshire, la petite ville d’un peu plus de 3000 habitants dans une région où les ponts couverts sont nombreux vaut le détour. Ainsi que Quechee.

Ce que mots vous inspirent 962

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

On peut aimer un endroit tout entier grâce à un seul détail. (David Foenkinos)

*toile de Vladimir Gusev