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Les vers d’Adonis 7

Rends-moi comme je désire
Comme j’étais, vagues
Chacune de mes veines
Est navire d’amour
Ne crois pas
Je n’ai jamais dit :
J’ai la nostalgie du rivage

Adonis, La forêt de l’amour en nous

*choix de la lectrice de Mary Jane Ansell

Un piano sur son dos

Qui aime les albums qui vous emportent dans des mondes presque parallèles parce qu’ils portent en eux des éléments proches de soi et d’autres faisant appel à beaucoup d’imagination sera servi par le très bel album signé Claude Clément qu’a illustré Sylvie Perdrix, Un piano sur mon dos, où il est question non pas d’un pianiste, mais d’un enfant qu’on installait sous le clavier du piano. Là, bien tranquille dans son berceau, l’enfant était aux premières loges pour capter la moindre mélodie, tant et si bien que la musique lui est devenue essentielle.

Il a eu beau acquérir quelques notions, cela ne lui suffit pas. Il veut comprendre le mécanisme. C’est ainsi qu’il démonte le piano, le remonte. Mais ça non plus ne lui suffit pas. Mais il ne sait pas ce qui lui manque. Il part donc à la recherche de petit détail qui fera toute la différence avec son piano sur son dos, joue partout ou il s’arrête, dans les villes, dans la forêt. Partout. Jamais tout à fait satisfait. Jusqu’à ce qu’il fasse une rencontre étonnante. Une rencontre qui changera le cours de sa vie. Une rencontre qui nous rappelle que tout es toujours possible à qui sait attendre.

Un très bel album sur la musique, sur le pouvoir de celle-ci et sur le bonheur.

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détails ici

Amante lontano dalla sua donna

Marco Bearsley est un ténor et un historien de la musique. Guido Morini est organiste et claveciniste. Ensemble, ils ont créé en 1984 Accordone, afin de mettre de l’avant des trésors souvent oubliés de la musique chorale et de promouvoir leurs propres créations inspirées par les œuvres d’une autre époque. En 2003, ils lançaient La Bella Noeva.

Voici, extrait de celui-ci, Amante lontano dalla sua donna de Biagio Marini.

Au hasard de la rue Ontario

Une brassée de fleurs auxquelles mon regard s’est accroché!

D’où viendront-ils?

Les trois premiers textes inspirés par la toile de dimanche dernier sont arrivés de Belgique. D’où viendront les prochains? C’est ce que nous saurons demain à la même heure, à l’heure où tous les commentaires seront validés.

*illustration de Soizick Meister

Les vers d’Adonis 6



Nos corps nos deux temps et le lieu
Chaque organe en nous est pays et histoire
Et chaque palpitation festival

Adonis, La forêt de l’amour en nous

*choix de la lectrice d’Ernst Anders

Le monde de Théo

J’aime les albums jeunesse. Je ne m’en cache pas. J’ai d’ailleurs une collègue, maman d’une petite Noémie de quatre ans et d’un Sébastien qui sera là dans un mois, qui les aime aussi. Il n’est pas rare, donc, que nous échangions sur le sujet et que nous nous croisions à la bibliothèque (section jeunesse évidemment), puisque nous habitons le même quartier.

Il va falloir que je lui parle de ce très bel album qu’est Le monde de Théo. Je suis sûre que Noémie va l’aimer. Parce que, même si au départ l’heure est grave, Théo étant peut-être le seul survivant après une attaque de sa planète, Louis Émond a su tisser à partir de la solitude de son personnage une très belle histoire empreinte de poésie. Philippe Béha, dont la réputation n’est plus à faire tant il a illustré d’albums en 35 ans de carrière, a ajouté son grain de sel au projet avec toute l’imagination qu’on lui connaît. Ses deux machines volantes sont des merveilles, pour tout vous dire.

Le monde de Théo, un bijou. Rien de moins.

C’est pas moi, c’est lui!

« Et comment, vais-je pouvoir expliquer ça avec des Miaou? » m’a dit le chat.

Alors, j’ai pris les photos. Ça pourra toujours servir lors du procès.

Des fleurs irrésistibles

Année après année, je vais au même endroit, là où je sais que je vais les trouver. Et je crois bien qu’elles attendaient ma visite tant elles se sont faites belles pour m’accueillir!

Ce que mots vous inspirent 724

Avec le temps et la patience, la feuille du mûrier devient de la soie. (Proverbe chinois)

*toile de Viktor Efimovich Popkov