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Un premier roman bien ficelé

Avec Il n’y a pas que les shérifs qui portent une étoile, Serge Rubin signe un premier roman bien ficelé qui met en scène une amitié inébranlable, d’autant plus forte qu’elle est constamment mise en danger parce que Myriam est juive et que Jacques, qui ne l’est pas, fera tout pour la protéger. Même s’il n’a que dix ans. Même si la mère de Myriam a été victime de la rafle du 16 juillet. Même si son père est exécuté parce qu’il a caché une juive.

Rien n’arrêtera Jacques. Rien. Pas même la peur. N’est-il pas le fils d’un grand prestidigitateur à qui tout est possible? Rondement mené, ce roman qui s’adresse aux jeunes à partir de 10 ans n’est pas qu’un autre roman sur le sujet que certains trouvent trop exploité. C’est un roman sur l’enfance, sur la guerre, sur l’amitié plus forte que tout, sur ce que les humains sont prêts a faire de bassesses ou de gestes de bonté. Et c’est aussi une belle façon d’aborder ce pan d’une histoire encore récente autrement que par des statistiques. Les jeunes ont besoin de héros qui pourraient leur ressemble et Myriam et Jacques pourraient ressembler à certains d’entre eux. Ce qui est, en plus du rythme soutenu, une des qualités de ce roman que je n’ai pas été en mesure de lâcher avant la dernière page où l’auteur, qui est instituteur, a laissé une fin ouverte. Certains enseignants pourraient trouver dans l’idée d’imaginer ce qui arrive aux héros un beau sujet de rédaction. Serge Rubin y a sûrement pensé.

Titre pour le Défi Premier Roman

Arrêt au parc Beaubien

L’histoire d’Outremont est intimement liée au dynamisme de la famille Beaubien qui donna à la municipalité ses lettres noblesse. Joseph Beaubien, de tous les membres de cette illustre dynastie, est sûrement celui qui a contribué le plus au développement, à la transformation et à la renommée de ce village devenue ville dont il a été le maire pendant 40 ans.

Un parc où s’élevait autrefois la maison familiale porte le nom de Beaubien, tout comme une longue rue dont l’extrémité Est est à deux pas de chez moi.

Avenue Stuart

Le temps de quelques billets, nous continuerons à parcourir quelques rues de l’arrondissement d’Outremont, afin de prolonger la promenade amorcée la semaine dernière. Pour l’instant, l’avenue Stuart, où habite le maire de Montréal.

Ce que mots vous inspirent 730

Le monde entier repose en chacun de nous. (Jiddu Krishnamuti)

*toile d’Anna Pascoe

Quelques vers de Langevin 2

Pax amorosa
(avec Janine)

il fait bleu dans nos caresses de ce soir
il fait bleu bleu
il fait tout fou dans nous
il fait beau jeu dans ta peau
il fait digital
il fait corbeille d’étoiles
il fait collier de fruits célestes
il fait jusqu’au matin laser de baisers
il fait neige tendre de nuances
dans la chambre
il fait neige tendre de nuances
au nid de nos membres

il fait bleu
il fait tout bleu
il fait crazy crazy doux
il fait bleu partout

Gilbert Langevin, PoéVie

*choix de la lectrice d’Anthony Yates

Avec style 10

Le style est un instrument, pas une fin en soi. (Norman Mailer)

*toile de Charles West Cope

Avec style 9

L’arrangement des mots est un des plus grands secrets du style. (Claude Favre de Vaugelas)

*toile de Voldemar Pukh (dont on ne trouve plus trace)

Avec style 8

Le style, c’est la part de l’homme dans l’interprétation des choses. (Charles-Ferdinand Ramuz)

*toile de Georg Schrimpf

Avec style 7

Le style, c’est le mot qu’il faut. Le reste importe peu. (Jules Renard)

*toile de Connie Chadwell

Avec style 6

Le style est autant sous les mots que dans les mots. C’est autant l’âme que la chair d’une œuvre. (Gustave Flaubert)

*toile de Dana Levin