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Le regard de Jacques De Decker sur l’amour et ses parades

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La grande roue m’avait enchantée il y a plus de cinq ans. Mais comme il n’est pas facile de mettre la main sur des livres de Jacques De Decker chez nous — et que les auteurs belges que je veux découvrir sont nombreux —, ce n’est que dernièrement que je me suis plongée dans Parades amoureuses, roman publié en 1997 chez Grasset.

Gilbert, sans femme, sans enfant, qui enseigne la littérature à des jeunes, frise la quarantaine. C’est peut-être parce qu’il est à un tournant de sa vie, après avoir multiplié les aventures amoureuses, jeté la plupart de ses conquêtes, et n’avoir rien bâti avec quiconque, que son quotidien étale et sans surprise se met à bouger sous ses pieds.

J’ai aimé la façon de raconter de l’auteur, la manière avec laquelle il introduit les personnages qui gravitent autour de Gilbert, les situations (renvoi d’une collègue, fugue d’une étudiante, grève) qui donnent lieu aux questions et parfois même à l’action, aux gestes qu’il n’aurait pas posés avant. Il y a si peu de temps. Parce que ce n’était pas le bon moment. Parce qu’il n’avait pas conscience de la portée des confidences. Parce que, oui, Gilbert est à tournant de sa vie.

Un roman admirablement bien ficelé avec des personnages parfois caricaturaux (entre autres le père de la fugueuse) mais sonnant toujours justes, malgré tout. Un roman, vous l’aurez compris, que j’ai beaucoup aimé.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

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Dernières images de Rockport

Jusqu’à ce que je retourne au Massachusetts!

Une salle de rêve

Le Shalin Liu Performance Center m’a fait rêver… Un jour, je serai dans la salle. Il n’y a pas de rêve qui ne soit trop grand.

Ce que mots vous inspirent 488

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Que celui qui n’a pas traversé ne se moque pas de celui qui s’est noyé. (Proverbe africain)

*toile de Sandra Amicucci

Les vers d’António 1

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La lectrice du peintre danois Poul Friis Nybo a pris son temps. Pas question de choisir au hasard le recueil destiné aux lectrices du soir. Elle a donc ouvert nombre de livres avant de s’arrêter sur Les yeux d’Ulysse, qui réunit plusieurs recueils du poète portugais António Osório et plus précisément sur ce poème :

Au fond de tes pupilles,
bien en toi je me vois
fragment lumineux de toi,
plus infime que tes cils.

Sentimento

C’est avec l’impression d’être passée à côté de quelque chose que j’ai tourné la dernière page de Sentimento, un album écrit par Carl Norac et illustré par Rébk (Rébecca) Dautremer. Avec le sentiment que l’auteur m’a laissée tomber en écartant le personnage de départ, le fabricant de marionnettes. Simplement parce que Sentimento, le pantin qu’il a créé et qu’il n’aime pas, n’est pas à son image, comme le voulait son projet initial. Sentimento, qui a choisi le premier mot qu’il a vu comme nom. Celui d’un cirque qui passait par là et dont il ne sera plus jamais question.

Dans sa quête d’être aimé, d’être réchauffé, Sentimento quitte donc son concepteur. Il en mourra. Mais son écharpe réchauffera la petite fille qu’il a croisée en chemin. La seule qui n’ait pas pris peur en le voyant. Voilà un peu la trame de cet album aux illustrations magnifiques. Vraiment. Une finesse et une tendresse dans le trait qui rendent ce livre inoubliable. Enfin, presque. On oubliera l’histoire. L’auteur ne m’a pas convaincue. J’avais espéré que Sentimento retrouve un jour son maître et que celui-ci ait changé.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

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Agacement

Le livre restera là. Je ne poursuivrai pas ma lecture. Et pourtant, il me tardait de parcourir cet essai sur Montréal et sa ville souterraine. Mais. Mais l’agacement du début me poursuit. Je n’y peux rien. C’est plus fort que moi.

Le livre restera là. Je ne poursuivrai pas ma lecture. L’auteur, dès les premières lignes de son essai, a fait d’une chanteuse populaire une visionnaire.
Et quoi encore? Il n’a réussi qu’une chose : à me désintéresser totalement de tout ce qu’il a pu écrire dans les pages qui suivent.

*toile de Nikolai Bogomolov

Quelques images de Bearskin Neck

Rockport ne serait pas Rockport sans Bearskin Neck, où s’alignent maisons colorées dont certaines datent de la fin du XVIIe siècle, lesquelles abritent boutiques, galeries d’art, restaurants, gîtes. Lieu idéal pour flâner, manger une glace et prendre quelques photos…

Ce que mots vous inspirent 487

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Le coup porté par un mot frappe plus fort que le coup porté par une épée. (Robert Burton)

*toile de David Dalla Venezia

L’amour même 10

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L’amour cet inconnu
Se fraie un chemin
Depuis l’enfance des étoiles
Et le ciel comme une main
Réchauffe le cœur
Des amants aveugles.
L’amour porte le secret
Des corps jusqu’à l’âme
L’éternel présent
Quand la pierre se délite
Au fil de l’eau.

Jean Royer, L’amour même

*choix de la lectrice de Julia Hidalgo