Et cela, sous le regard d’Armando…
La lectrice peinte par Anders Zorn, intéressée par la littérature d’Irlande et de Bretagne, a fait une jolie découverte qui devrait plaire à quelques-uns d’entre vous, je crois!
Un sentier au cœur de la ville, insoupçonné et insoupçonnable si on ne le connaît pas, si bien qu’il est le plus souvent désert et déserté, ce qui est parfait pour y rêver et le photographier.
Voici les quinze auteurs — par ordre alphabétique — qui m’ont marquée et qui font toujours partie de ma vie pour différentes raisons, et qui me sont venus en tête en quinze minutes.
Louis Aragon
Sophia de Mello Breyner Andresen
Marguerite Duras
Paul Éluard
Anne Hébert
Rina Lasnier
Patrick Modiano
Émile Nelligan
Fernando Pessoa
Jacques Prévert
Hélène Rioux
Antoine de Saint-Exupéry
Yves Simon
Jacques Sternberg
Boris Vian
Vous pouvez décrouvrir ceux de Kenza ici.
Et si maintenant j’invitais Christiane, Lune, K., Margotte, Mathilde, Lusina, Tania, Élisabeth, Madame Zaza, Caroline et BelleSahi à faire de même — sachant que Mango a déjà invité Armando et Dominique à jouer le jeu…
*toile d’Helen Berggruen
L’un des traits les plus caractéristiques de notre culture est l’omniprésence du baratin. (Harry G. Framkfurt)
*toile de Maggi Hambling
Plusieurs livres attendaient sur la table et la lectrice peinte par Isabel Codrington en a ouvert plus d’un avant de se décider.
C’est donc La centaine d’amour du poète Pablo Neruda, regroupant cent sonnets dédiés à Mathilde, qui accompagnera les lectrices des prochains soirs. Un recueil duquel elle a tiré ces vers :
Le silence était vert, la lumière mouillée,
tremblant le mois de juin était un papillon,
quand, par-delà la mer et les pierres, Mathilde,
tu traversas midi, dans le domaine austral.
Tu cheminais, chargée de fleurs ferrugineuses,
algues au vent du sud tourmentées, oubliées,
et, crevassées par le sel dévorant, tes mains,
blanches encore, soulevaient les épis de sable.
Que j’aime tes dons purs, ta peau de pierre intacte,
et tes ongles, offrande du soleil de tes doigts,
et ta bouche débordant de toute joie;
cependant, pour ma maison proche de l’abîme,
donne-moi l’univers tourmenté du silence,
pavillon de la mer oublié sur le sable.
La trame de Willy et Max Une histoire de l’Holocauste n’est pas sans rappeler le très beau roman de Fred Uhlman, L’ami retrouvé, parce qu’elle relate l’amitié entre deux jeunes garçons, l’un Juif, l’autre pas, dans une Allemagne en guerre. Une amitié qui va plus loin que celle qui unit les enfants puisque lorsque la famille de Max devra fuir, c’est au père de Willy, antiquaire qui lui avait vendu la toile, que sera confié un tableau qui se retrouvera aux mains des nazis lors d’une fouille, alors qu’il avait été dissimulé dans le creux d’une sculpture qu’un soldat a décidé de s’approprier.
Les années passent et jamais les amis n’auront l’occasion d’être réunis à nouveau. Mais le tableau perquisitionné retrouvera sa place, c’est-à-dire au sein de la famille de Max grâce à une photo au dos du tableau. Une très belle histoire signée Amy Littlesugar, toute simple, pour les 5 ans et plus, affirme l’éditeur, mais je dirais plus 8-9 ans, et des illustrations remarquables de William Low que vous pourrez découvrir en visitant son site.
Si vous craquez, tout comme moi, pour cette délicieuse jeune lectrice, vous ne pourrez qu’aimer l’imagination et le travail d’Alicia Campos Masso. C’est pourquoi je vous invite à visiter son blog où sont présentées ses créations ainsi que celles de son fils.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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