Commentaires récents
Admin:
Archives:
septembre 2010
D L M M J V S
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  
Une héroïne mal servie par son récit

girtanner.jpg

Les livres sur la Résistance, sur ceux qui en ont fait partie, sur ceux qui sont morts au nom de la liberté, sur ceux qui toute leur vie ont porté les traces de cette époque pourraient à eux seuls constituer une bibliothèque immense. Tous n’ont pas le même intérêt. Non que le sujet n’en vaille pas la peine, mais parce que le travail d’édition a été bâclé.

Tel est le cas de Même les bourreaux ont une âme, écrit par Maïti Girtanner en collaboration avec Guillaume Tabard. Verbes mal conjugués, participes passés mal accordés, confusion dans les dates, des détails agaçants pour le lecteur qui voudrait plonger dans un récit bien écrit et qui est dérangé par ceux-ci.

Et pourtant, ce qu’a vécu Maïti Girtanner, grâce à son passeport suisse, lors de la Seconde Guerre Mondiale, montre sa détermination et son courage alors qu’elle n’avait que 18 ans. Et de ça, on ne peut en douter une seule seconde.

Mais le livre n’a pas été à la hauteur de mes attentes et se révèle bien davantage le récit d’une croyante qui a pardonné à son bourreau. Un bourreau dont on se demande bien comment il a pu la retrouver quarante ans plus tard, détail qui constitue un de mes agacements… pour ne nommer que celui-là.

L’écureuil photogénique

photo-142_ecureuil.jpg

Comme il a été de toutes nos pauses durant ces deux jours de réunion à la maison du Pressoir, il a posé pour la postérité!

Bonnes vacances Chantal!

tz5-20100904-79_l.jpg

Puisses-tu trouver en Bretagne un ou deux réverbères tout aussi charmants que celui que Denise a photographié à Chamonix! Et aussi quelques volets bleus, des librairies, tout ce que tu aimes, quoi!

La suggestion du 24 septembre 2010

boughton-george-henry-4.jpg

Si la lectrice peinte par George Henry Boughton a des goûts semblables à ceux d’Armando, nul doute qu’elle aimera cette photo!

Chat chercheur

2010-09-12_0132-divers-armacao.jpg

Mais Armando qui le surveillait ne m’a pas dit ce qu’il cherchait!

Ce que mots vous inspirent 239

cranach-lucas.jpg

Plus nous sommes différents, plus c’est agréable de nous aimer. (Olaf Stapeldon)

*toile de Lucas Cranach l’Ancien

Rue du Pressoir

photo-115_ruedupressoir.jpg

Ils veillent sur les visiteurs du parc de l’Île-de-la-Visitation et des environs!

Avec Desnos 1

nguyen-lan-2.jpg

C’est Corps et biens de Robert Desnos que la lectrice de l’artiste Lan Nguyen a choisi pour les lectrices des prochains soirs. Un recueil dont les pages ont jauni et qui sent le vieux papier. Un recueil que je possède depuis trente ans et qu’il m’arrive d’ouvrir au hasard. Comme elle l’a fait. Sur ces mots :

J’ai tant rêvé de toi

J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.
Est-il encore temps d’atteindre ce corps vivant et de baiser sur cette bouche la naissance de la voix qui m’est chère?
J’ai tant rêvé de toi que mes bras habitués, en étreignant ton ombre, à se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas au contour de ton corps, peut-être.
Et que, devant l’apparence réelle de ce qui me hante et me gouverne depuis des jours et des années, je deviendrais une ombre sans doute.
Ô balances sentimentales.
J’ai tant rêvé de toi qu’il n’est plus temps sans doute que je m’éveille. Je dors debout, le corps exposé à toutes les apparences de la vie et de l’amour et toi, la seule qui compte aujourd’hui pour moi. je pourrais moins toucher ton front et les lèvres que les premières lèvres et le premier front venus.
J’ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé, couché avec ton fantôme qu’il ne me reste plus peut-être, et pourtant, qu’à être fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois que l’ombre qui se promène et se promènera allègrement sur le cadran solaire de la vie.

Un très beau roman signé Jeanne Benameur

benameur.gif

C’est Béatrix qui m’a offert Les demeurées de Jeanne Benameur, roman que j’ai dévoré dès réception en me promettant de prendre mon temps lors d’une seconde lecture. Mais je n’ai pas réussi. J’ai une fois de plus grignoté les pages à la vitesse grand V tant j’étais prise par cette histoire d’amour. Car il s’agit bien d’une histoire d’amour. Même de deux. Un amour entre mère et fille plus fort que tout, une mère pointée du doigt et isolée qu’on appelle « abrutie » et « demeurée ». Une petite fille qui ne peut qu’être pareille à elle. Chose qui se voit confirmée le jour où elle quitte l’école précipitamment après que la maîtresse ait tenté de lui faire écrire son nom en entier alors qu’elle avait toujours été « Luce ». Et rien d’autre.

Mais Luce n’est pas bête. Luce a juste besoin de temps. Parce qu’un nouvel amour est né qui la surprend : celui qu’elle éprouve pour les mots.

Un beau roman. Un très beau roman. Seul danger : vous risquez de le dévorer.