C’est Béatrix qui m’a offert Les demeurées de Jeanne Benameur, roman que j’ai dévoré dès réception en me promettant de prendre mon temps lors d’une seconde lecture. Mais je n’ai pas réussi. J’ai une fois de plus grignoté les pages à la vitesse grand V tant j’étais prise par cette histoire d’amour. Car il s’agit bien d’une histoire d’amour. Même de deux. Un amour entre mère et fille plus fort que tout, une mère pointée du doigt et isolée qu’on appelle « abrutie » et « demeurée ». Une petite fille qui ne peut qu’être pareille à elle. Chose qui se voit confirmée le jour où elle quitte l’école précipitamment après que la maîtresse ait tenté de lui faire écrire son nom en entier alors qu’elle avait toujours été « Luce ». Et rien d’autre.
Mais Luce n’est pas bête. Luce a juste besoin de temps. Parce qu’un nouvel amour est né qui la surprend : celui qu’elle éprouve pour les mots.
Un beau roman. Un très beau roman. Seul danger : vous risquez de le dévorer.

7 réponses
Ah, un petit livre qui était déjà inscrit dans mon carnet de livres à lire! Et « le danger » vois tu Lali, c’est que tu es une tentatrice redoutable 🙂
Une fois de plus.. je ne vais pas résister! A la première librairie bretonne qui pointe son nez… j’en ressors avec ce beau roman que je grignoterai en pensant à toi et à Béatrix 😉
Beaucoup d’émotion je suppose en perspective à la lecture de ce roman qui, J’avais lu en le notant, avait été récompensé par le prix Unicef.
Douce journée Lali… le WE approche!
Je le note sur ma liste magique…
Oui, un excellent roman dont je garde un souvenir de lecture « fébrile »… Laver les ombres est également très très bien.
Exactement Lali! … je n’aurais pas pu dire mieux 😉 À la fin, tu n’as qu’une envie : prendre le temps de le relire, car il est question de temps, justement, dans cette belle histoire… « Laver les ombres », je le prends, dès que je le trouve!
Et Jeanne Benameur est une personne très sympathique qui aime dialoguer avec ses lecteurs…
Moi je ne signe rien. Ni des Romains ni des Suisses. Et les chèques alors j’en ai une sainte horreur.
Laver les ombres… (merci à Margotte!!)
Un petit livre, une fois de plus, court mais intense… tellement fort qu’il m’a fallu reprendre parfois le souffle, entre deux phrases, deux mots, deux silences…
Jeanne B. ne s’embarrasse pas de détails… Elle va à l’essentiel..
Et c’est magnifique…
Ce jour-là, j’étais sur le retour de mes vacances et je n’ai pas vu ton billet Lali.
Je m’empresse de noter le titre dont beaucoup de personnes en disent du bien…