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Côte à côte

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Boulevard de l’Assomption, juste un peu au sud de la rue Sherbrooke, ils sont là, côte à côte. Avec presque le même message. De quoi rendre perplexe le moindre passant!

Douceur sur ma route

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On en prendrait tous les jours, non?

Ce que mots vous inspirent 210

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À vingt ans, on danse au centre du monde. À trente, on erre dans le cercle. À cinquante, on marche sur la circonférence, évitant de regarder vers l’extérieur comme vers l’intérieur. (Christian Bobin)

*toile de Galina Novogenets

La sirène de la rue Laurier

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Mais que veut-elle bien nous vendre?

L’invitation du lundi

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Livres ouverts sur vos mots, sur ceux que vous avez pris soin de déposer pour animer la toile du 8 août. Mots que je vous invite à lire ici avant de jeter un œil sur la toile de ce dimanche. Pour que débute bien la semaine!

*toile de Mailys Seydoux

Puisque c’est mon anniversaire…

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Je ferai un seul souhait : celui de voir la mer avant le prochain. Et puis, tiens, peut-être un autre, que cette mer se trouve au Portugal d’Armando qui a photographié ces quelques scènes…

Les vers de Joachim du Bellay 9

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C’est avec le choix de la lectrice du peintre Jose Van Gool que se terminera notre voyage dans l’œuvre de Joachim du Bellay. Voici donc ce qu’elle a choisi :

La Complainte du désespéré

Qui prêtera la parole
A la douleur qui m’affole?
Qui donnera les accents
A la plainte qui me guide :
Et qui lâchera la bride
A la fureur que je sens?

Qui baillera double force
A mon âme, qui s’efforce
De soupirer mes douleurs?
Et qui fera sur ma face
D’une larmoyante trace
Couler deux ruisseaux de pleurs?…

Et vous mes vers, dont la course
A de sa première source
Les sentiers abandonnés,
Fuyez à bride avalée.
Et la prochaine vallée
De votre bruit étonnez.

Votre eau, qui fut claire et lente,
Ores trouble et violente,
Semblable à ma douleur soit,
Et plus ne mêlez votre onde
A l’or de l’arène blonde,
Dont votre fond jaunissoit…

Chacune chose décline
Au lieu de son origine
Et l’an, qui est coutumier
De faire mourir et naître,
Ce qui fut rien, avant qu’être,
Réduit à son rien premier.

Mais la tristesse profonde,
Qui d’un pied ferme se fonde
Au plus secret de mon cœur,
Seule immuable demeure,
Et contre moi d’heure en heure
Acquiert nouvelle vigueur…

Quelque part que je me tourne,
Le long silence y séjourne
Comme en ces temples dévots,
Et comme si toutes choses
Pêle-mêle étaient r’encloses
Dedans leur premier Chaos…

Maudite donc la lumière
Qui m’éclaira la première,
Puisque le ciel rigoureux
Assujettit ma naissance
A l’indomptable puissance
D’un astre si malheureux…

Heureuse la créature
Qui a fait sa sépulture
Dans le ventre maternel!
Heureux celui dont la vie
En sortant s’est vue ravie
Par un sommeil éternel!…

Sus, mon âme, tourne arrière,
Et borne ici la carrière
De tes ingrates douleurs.
Il est temps de faire épreuve,
Si après la mort on treuve
La fin de tant de malheurs.

En pleine conversation 48

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Conversations littéraires, conversations où il arrive que, en riant, on décoche quelques fléchettes qui amusent sans faire grand mal. (Georges Lecomte)

*toile de Georges Kalmetti

En pleine conversation 47

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Si l’on songe à la stupidité des gens dans leurs agissements et à l’agrément de leur conversation, on se dit que tout le monde irait peut-être mieux s’ils parlaient davantage et s’ils agissaient moins. [Somerset Maugham]

*toile de Jacqui Simpson