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Les vers de Joachim du Bellay 7

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C’est la lectrice du peintre russe Alexander Sapozhnikov qui avait ce soir rendez-vous avec le recueil de Joachim du Bellay qui, avouons-le, peut parfois être difficile à lire à cause de l’ancien français. Mais cela ne l’a pas rebutée et voici ce qu’elle a choisi pour nous :

J’aime la liberté, et languis en service,
Je n’aime point la cour, et me faut courtiser,
Je n’aime la feintise, et me faut déguiser,
J’aime simplicité, et n’apprends que malice;

Je n’adore les biens, et sers à l’avarice,
Je n’aime les honneurs, et me les faut priser,
Je veux garder ma foi, et me la faut briser,
Je cherche la vertu, et ne trouve que vice!

Je cherche le repos, et trouver ne le puis,
J’embrasse le plaisir, et n’éprouve qu’ennuis,
Je n’aime à discourir, en raison je me fonde :

J’ai le corps maladif, et me faut voyager,
Je suis né pour la Muse, on me fait ménager;
Ne suis-je pas, Morel, le plus chétif du monde?

âpres mots

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petites aiguilles dans la peau
remarques blessures âpres mots
cœur qui se débat
une fois de plus, encore une fois
dans la nuit des sentiments
au seuil du tremblement
où je choisis le silence

(août 2010)

*toile de Mabel Alvarez

Jordan Officer, un premier album solo peu convaincant

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Sachant qu’il est l’homme derrière Susie Arioli et qu’il se produira en compagnie de Stacey Kent le temps de quelques concerts l’hiver prochain, Jordan Officer ne pouvait qu’éveiller ma curiosité en signant son premier album solo. C’est donc avec enthousiasme que je me suis préparée à écouter cet album de l’artiste, né à Montréal, où il a grandi, apprivoisant d’abord le violon, puis la cornemuse, avant de s’attaquer à la guitare, dont il a fait son instrument de prédilection. C’est d’ailleurs avec dextérité qu’il la manie dans cet album qui porte son nom. Mais hélas, tout cela manque un peu d’âme et c’est bien dommage. On se serait attendu à davantage de la part de celui qui a été des quatre plus récentes réalisations de Susie Arioli et qui nous offre ici une musique plutôt répétitive et avec peu de relief. À titre d’exemple, Burnley Moods, que voici.

Moment de concentration

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Malgré les nombreux arrêts, malgré les gens qui montent et qui descendent… Il fallait que ce soit bien passionnant pour que la lectrice du 18 soit aussi concentrée!

La suggestion du 13 août 2010

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Comme le personnage peint par Horace Bundy va sûrement poster la lettre qu’il va écrire, si je l’invitais à faire un petit tour là-bas?

Seuls au monde

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Enfin presque… Les lecteurs du parc était sous haute surveillance, l’ami Armando veillait sur eux!

Ce que mots vous inspirent 209

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Je succombe toujours aux gens qui rient. Les gens qui rient m’introduisent un instant dans leur propre tribu. Qu’est-ce qu’un rire, après tout? Une explosion d’enfance partagée. C’est dans le rire que l’humanité nivelle ses différences et efface ses rides. (Monique Proulx)

*toiles d’Antonio Alvarez Gordillo

Pèlerinage, rue Ontario

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La première église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge-d’Hochelaga a été détruite par un incendie en 1921. La seconde a été reconstruite la même année à partir de la façade et du clocher qui ont pu être récupérés. Seize ans plus tard, mon père y était baptisé et dimanche dernier, il y est entré, émerveillé. Il n’y avait pas mis les pieds depuis l’enfance, ses parents ayant déménagé à une dizaine de rues de là, dans une autre paroisse. L’église, qui abrite 14 verrières signées Guido Nincheri et réalisées en 1964-1965, est magnifique, rien de moins. Elle est, de plus, lumineuse et entretenue avec amour.

Et parce que moi aussi j’ai été émerveillée, il me fait plaisir de partager avec vous ces quelques photos de notre « pèlerinage ».