La lectrice du peintre allemand Peter Herkenrath m’a tourné le dos parce qu’elle n’aime pas qu’on la regarde quand elle lit. Je l’ai donc laissée seule en compagnie de Poème de l’île et du sel de Gérard le Gouic. Le temps qu’elle en goûte chaque mot. Puis, quand je suis revenu dans la pièce, elle n’était plus là, mais le livre était ouvert sur ces mots :
Ici
les couches d’écume s’empilent
comme des draps pliés.
On dirait que le sable
se glisse sous l’eau.
Les vagues ont hauteur de talus,
les cargos sur l’horizon
prennent allure de cathédrale.




















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