Si je vous disais que Lisette est très fière de ses roses, vous me croiriez?
Il m’arrive de me demander si cette sorte de lecteurs que j’appelais les comparateurs existe encore. Si, si, les comparateurs. Ceux qui lisent seulement les romans qui ont inspiré des films afin de comparer l’original et la version cinématographique afin d’émettre une opinion. Ceux qui sont capables de vous affirmer que Dumas aurait été fier de voir Kiefer Sutherland incarner Athos ou qui vous disent sans broncher qu’heureusement que le réalisateur d’Autant en emporte le vent a pensé à gommer toutes les longueurs du roman de Margaret Mitchell.
*toile de Joan Griswold
Peut-être que les personnages peints par l’artiste Edward Lamson Henry seront inspirés en lisant cette citation?
Quand Armando a pris cette photo, il aurait entendu « Quand je serai grande, je serai une fleur! » Reste à savoir s’il a rêvé ou non…
À force d’avoir perdu la parole
De nicher dans l’éternité des mots
La poésie s’étonne
De sa propre voix.
(Guénane Cade)
*toile d’Arlene Green
Encore un dimanche qui a passé trop vite. Comme c’est souvent le cas des dimanches d’été. Mais heureusement, l’artiste Floyd Hatcher a pensé réunir dans le livre qu’il a peint les quatre textes suscités par la toile du 20 juin (ceux de Margotte, d’Armando, de Denise et de Macile, que je remercie pour leur présence et leurs mots) et la toile qui a été accrochée hier et qui attend vos mots pour prendre vie.
Prenez donc le temps de l’ouvrir et n’hésitez pas à utiliser les lunettes au besoin!
Carol Welsman interprétant Just One of Those Things
*pour la lectrice de Jeannette Perreault et pour vous
La nouvelle barre du jour, qui s’est d’abord appelée La barre du jour, a cessé d’exister en 1990, vingt-ans après son premier numéro. Et pendant des années, j’ai été abonnée à cette revue littéraire, si bien qu’il n’est pas étonnant que la lectrice peinte par Marcel Dyf en ait trouvé quelques exemplaires au milieu des piles sur la table, destinées aux lectrices du soir. C’est le numéro de février 1983 intitulé Écritures 1983 qui a retenu son attention, et particulièrement ce poème :
Max Escher
Au bas du paysage
le canal revenait à sa source,
était-ce dérision
ou la promesse
que l’être se retrouve
étale au cœur
de ses ascensions et de ses chutes?
Le visage des pères
était toujours beau
bien que délavé par l’angoisse
des démolitions, des muscles
atrophiés, des pages
blanches sur la face cachée
des écritures. Chaque printemps
les idées impérissables
tombaient en poussière.
J’écris cela
dans les ténèbres de l’avenir
lancées comme une rumeur
au-dessus de ma table
devant une fenêtre
qui donne sur d’autres fenêtres
dans le mur d’en face.
(Pierre Nepveu)
La tête est pleine de rêves, et le derrière, telle une ancre, nous retient au sol. (Milan Kundera)
*toile de Shu Ping Hsieh
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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