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Angle 10

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C’est la lectrice peinte par Terry Sullivan qui a ouvert ce soir Personne n’a trouvé d’angle à la beauté de Robbert Fortin, un recueil regroupant des poèmes écrits au fil de ses voyages et duquel elle a extrait celui-ci :

Tout obstacle s’abolit

Il ne suffit pas d’attendre l’amour
ou de lui ouvrir le chemin pour rendre clair
ce que d’autres ont peur d’oser

on tente ce qui nous rend heureux
même si viennent des accident de parcours
qui nous rappellent qu’un sentiment est un risque
qui prend corps dans l’altitude d’un regard

le cœur devient repère
d’une promesse tournée vers soleil
quand s’attarde la vibration d’un appel
tourné vers la proximité du désir

tout obstacle s’abolit
l’intensité s’élance vers l’intime
elle est chacun de nos rêves bus
accueillant qui sait s’oublier en aimant

(Devant le tombeau de Guillaume Apollinaire, cimetière du Père-Lachaise)

Merci Tony Gatlif

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Récompensé par le Grand Prix des Amériques par le jury et par une Mention spéciale du jury œcuménique lors du plus récent Festival des films du monde de Montréal, en septembre dernier, Liberté (Korkoro), du réalisateur Tony Gatlif, mérite hautement tous ces honneurs.

Le film, qui relate l’histoire de Tsiganes empêchés de circuler dans une France occupée, met en scène des personnages forts. Théodore, vétérinaire et maire du village, qui fera tout pour sauver les Tsiganes des camps, allant même jusqu’à leur offrir une terre pour leur donner le statut de sédentarisés; Mademoiselle Lundi, institutrice et employée à la mairie, résistante, qui tentera de scolariser les enfants des roulottes; P’tit Claude, orphelin pris en charge par Théodore, après qu’il ait été « adopté » par les nomades et qui restera fasciné par eux au point de les suivre au détriment de sa propre vie; Taloche, bohémien au cœur d’enfant protégé par les siens et auquel tout le monde finit par s’attacher.

Un film bouleversant, bien mené, mettant en vedette Marc Lavoine et Marie-Josée Croze, si justes dans des rôles qui leur collent à la peau, et James Thierrée, exceptionnel dans le rôle de Taloche, personnage inspiré par Joseph Taloche, sur lequel on peut en apprendre davantage en lisant ce billet.

Un film qui interpelle, qui émeut, et qui sait même vous faire sourire malgré le drame qui se joue devant vos yeux. Un GRAND film. Merci Tony Gatlif.

L’horloge fleurie du jardin anglais

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Non, non, vous ne la trouverez pas ailleurs qu’en Suisse! D’ailleurs, Denise, à qui on doit la photo, vous donnera tous les détails…

La suggestion du 12 mai 2010

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Et si j’offrais à la lectrice peinte par Gerhrard Müller (dont ne trouve plus trace) ce moment qui m’a rappelé nombre de souvenirs?

Encore des tulipes rouges…

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Mais elles ne sont pas seules cette fois-ci!

Ce que mots vous inspirent 156

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Ne prendre de ce monde que ce qu’il faut pour achever notre route. (Alfred de Rilvaux)

*toile de Chihliev Rachman

Touche pas à mes fleurs!

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C’est ce qu’a semblé me dire l’oiseau-gardien croisé au hasard de mes pas un midi la semaine dernière…

Angle 9

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Elle s’est enfoncée profondément dans le fauteuil. Rien n’aurait pu déranger la lectrice peinte par Martin Stone dans sa lecture de Personne n’a trouvé d’angle à la beauté de Robbert Fortin, dont elle a recopié ces lignes :

Les jours d’été tu penses à la mer

Les jours d’été
tu penses à la mer
sur ton balcon de géraniums

tu donnerais tout pour marcher
pieds nus sur les dunes de sable
les oiseaux s’élevant des plages
comme une blancheur en direction de l’avenir

c’est juillet combien de soleils
as-tu tracés dans ta tête aujourd’hui

combien de fois as-tu fermé les yeux
pour retrouver la mer
tu la cherches muette devant un livre d’images

tu t’es habillée en promesses
au cas où l’océan serait caché dans un tiroir

tu te consoles d’un horizon sur papier
pendant que la ville pleure à l’étage des pluies

(Paris)

l’un contre l’autre

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épaule contre épaule
paume contre paume
lèvres contre lèvres
peau contre peau

mais jamais
dos à dos

(mai 2010)

*toile d’Anne Gaël Vautrin