Certains matins, malgré tous ces fils – mais sans eux je n’irais pas jusqu’à vous -, la vie nous fait le cadeau d’un lever de soleil qui donne envie de voler…
Certains matins, malgré tous ces fils – mais sans eux je n’irais pas jusqu’à vous -, la vie nous fait le cadeau d’un lever de soleil qui donne envie de voler…
La lectrice peinte par Pierre-Auguste Renoir n’a pas hésité une seconde. Dès qu’elle a lu cet extrait dans La tentation du bleu de Carole Darricarrère, elle a su qu’elle allait vous l’offrir :
haut, bas, en ce milieu
fragile
à l’intérieur, elle préfère s’isoler, à l’extérieur
mouvement
précipitation. pour une étreinte
furtive
Tellement de règles à suivre. Tellement d’obligations. Tellement de lieux où il faut agir selon. Tellement, tellement.
Puis un endroit où on peut faire à son aise. Où personne ne nous dicte ce qu’on doit faire. Où on peut respirer et être. Où on en arrive même à oublier le regard sur nos propres mots. Même si ce lieu est ouvert aux autres. Parce qu’il est d’abord et avant tout le sien.
Et y déposer en vrac d’autres mots, des images, des morceaux de rêves. Parce que « la meilleure façon de penser est d’écrire », a écrit Pascal Quignard.
*toile de Zhao Kailin
Je pense à eux. À eux qui m’attendent et qui comptent les heures. Qui savent que dès vendredi midi je leur consacrerai quasi tout mon temps pour une semaine. Et déjà, ces heures qu’il faudra traverser jusque là me semblent moins loin.
*sur une toile de Christine Taherian
La lectrice peinte par Karin Jurick a-t-elle parfois l’impression de tourner en rond comme nous tous? Peut-être devrait-elle faire un tour ici pour changer de temps en temps de décor…
Il m’amuse de penser que l’exposition consacrée à la célébration de la lecture a duré un mois et que celle consacrée à sa vitrine photographiée sous tous les angles par Armando nous émerveillera aussi tout un mois…
Ma sœur était la semaine dernière dans le comté de Charlevoix, à Saint-Joseph-de-la-Rive, plus précisément, et alors que le fleuve Saint-Laurent et ses glaces se déployaient devant elle, elle a tout de suite pensé à moi. Si bien qu’avec son téléphone elle a pris ces quelques photos pour que vous puissiez découvrir un des fleuves les plus inspirants du monde, dans toute sa majesté, tout en lisant ces trois extraits de l’Ode au Saint-Laurent de Gatien Lapointe.
C’est l’artiste portugais Porfirio Alves Pires, dont vous pouvez découvrir l’univers et la démarche en le visitant, qui a réuni cette semaine dans un des livres les textes entourant la toile du 7 février que chacun des participants – que je remercie au passage chaleureusement – a fait vivre à sa manière. De plus, il a pris soin de laisser quelques pages blanches afin que vous puissiez déposer quelques mots sur la toile de la semaine, même s’il sait que vous avez jusqu’à dimanche pour le faire!
La lectrice de l’artiste suédoise Eliza Olivecrona n’a pas pris le temps d’enlever bonnet et manteau. Dès son arrivée, elle s’est plongée dans La tentation du bleu de Carole Darricarrère. Puis, elle est repartie sans un mot en laissant le livre ouvert sur ces vers :
Je suis la mer instable,
et ses poissons.
Je suis le mouvement,
inlassable et libre.
J’existe dans ce mouvement.
Dans ce mouvement je vais, je cherche,
la répétition des terres.
Je suis le pain de terre.
Je porte les grands arbres, leurs racines.
J’avance mes sables et ce lit et mes eaux.
Je cherche le mouvement.
Celui qui vient, inlassable
devant les hautes mers.
Je suis le fleuve.
Je suis rivière.
Je coule dans le sens du large.
Et la terre en mes eaux et la mer
unissent leurs saisons.
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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