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À haute voix 5

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N’oubliez jamais que les gens viennent au théâtre non pour vous voir jouer mais pour jouer avec vous. (Michel Bouquet)

*toile signée Edward Lamson Henry

À haute voix 4

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L’acteur, sur une scène, joue à être un autre, devant une réunion de gens qui jouent à le prendre pour un autre. (Jorge Luis Borges)

*toile d’Édouard Hippolyte Margottet

À haute voix 3

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Quelle que soit la pièce qu’il joue, le style de jeu qu’il utilise, qu’il soit là pour faire rire, pleurer ou penser, la première et indispensable arme de l’acteur, c’est sa mémoire, la seconde, son corps, la troisième, sa voix. (Philippe Caubère)

*toile signée Tatiana Alexandrovna Oranskaya

À haute voix 2

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L’idéal absolu de l’acteur doit être de devenir un clavier, un instrument merveilleusement accordé dont l’auteur jouera à son gré. (André Antoine)

*toile signée Edward Radford

À haute voix 1

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Lire à haute voix, comme le fait un des personnages du peintre Charles Meer Webb, n’est-il pas une façon de jouer, une forme de théâtre? C’est ce qu’ai envie d’imaginer alors que toute la fin de semaine nous assisterons à de telles scènes, le samedi devant un public restreint à une seule personne, le dimanche d’un public composé de gens de tous âges.

Et si à chacune des toiles, nous accolions une citation sur le théâtre, son jeu, le cinéma et tout ce qui s’y apparente, réflexions d’acteurs ou de gens de théâtre et du septième art pour rendre le tout plus théâtral?

Vos places au parterre vous attendent. Que le spectacle commence!

Quelques lignes de Gilbert Langevin 4

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C’est à la lectrice du peintre italien Giovanni Costa que j’ai prêté ce soir le recueil de Gilbert Langevin, Entre l’inerte et les clameurs. Un de ces recueils duquel nul ne peut sortir tout à fait intact et dont elle a tiré cet extrait :

Sans inimitié
s’enfuir en soi

emprunter prestement
l’escalier qui conduit
au cellier de l’oubli

tant de miel

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parfois tant de miel
sur les lèvres
qu’on finit par oublier
la glace et le givre
petites morsures
qui déchirent la peau
et dénude de ses rêves
la plage rousse

(juin 2009)

*toile d’Anita Burnaz

Pralines, vous avez dit pralines?

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Comment voulez-vous que je sois une personne raisonnable alors que mes parents ne le sont pas? Voyez-vous, ils sont entrés ici, chez le chocolatier Corné port-Royal des Galeries de la Reine, à Bruxelles.

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Et ils en sont sortis avec, entre autres, 940 g de pralines pour leur gourmande, j’ai nommé Lali! Au fait, ce n’est pas moi qui vais me plaindre qu’ils ne soient nullement raisonnables!

L’arbuste du bureau

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Je le saluerai avant de partir, lui que d’autres semblent si peu remarquer. Et je lui dirai à lundi!, nullement triste que ce soit vendredi!…

Et si on faisait la pause?

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Une pause à Genève, même! Denise a trouvé quelques endroits où on pourrait s’installer. Vous avez choisi le vôtre?