Voilà le résultat!
C’est la lectrice pu peintre belge, né à Gand, Theo van Rysselberghe qui a ce soir droit au recueil de Marcel Nadeau, publié en 1977 et intitulé Astrolabe. Dont elle a retenu ces vers :
Solitude rompue
Décrivons le temps
des fragiles images
revivons l’heure
de la parole aimée
Par-delà les jours
les saisons
notre mémoire s’accorde
à l’espérance
Féérique nostalgie
pour l’obsessive fraternité
nulle apparence
nulle frontière ne subsistera
Nous franchirons le miroir
de la ferveur
notre passion chantera
cette apothéose
Il aimait tant les mots. Les lire, comme les écrire. Et nous passions des heures à parler des mots. Ceux de Prévert et de tant d’autres poètes.
Il aimait tant les mots que j’ai imaginé que cet amour ne pourrait jamais être mis de côté. D’autant plus que sa muse aimait aussi ses mots, qu’elle ne pouvait se passer d’eux.
Il aimait tant les mots. Peut-être trop. La muse leur en a voulu. Il passait trop de temps avec eux et pas assez avec elle.
Puis il a abandonné les mots pour se consacrer essentiellement à sa muse. Pour la rendre heureuse. Pour qu’elle ne soit pas jalouse. Pour qu’elle ne tremble plus de peur quand il ouvrait un livre ou qu’il sortait sa plume.
Et petit à petit, la muse l’a aimé de moins en moins. Il n’était plus le poète des jours d’ivresse. Celui qu’elle avait tué à coups de scènes. Sans saisir la portée de ses esclandres. Sans une minute penser, avec sa jeunesse pour toute plaidoirie, qu’elle était pour quelque chose dans ce qui arrivait.
Et s’il aimait toujours les mots, il devait désormais les aimer en secret quand elle dormait.
Combien de temps encore se laissera-t-il mourir à petit feu? Nul ne le sait. Et la seule chose que je sache, c’est que je serai là quand il aura envie de me faire lire ses mots. Un jour ou l’autre. Demain ou dans dix ans.
*sur une toile de Paul Albert Besnard
Voilà que les oiseaux se mettent à pavaner quand ils voient arriver Armando!
Je la regarde lire et je l’imagine aimant la poésie, si bien que j’ai envie d’offrir à la lectrice d’Arthur Beecher Carles ce très beau poème d’un grand auteur portugais.
Les a-t-il remarquées ou s’il n’en a que pour son journal? En tous les cas, ce qui est certain, c’est qu’elles, elles l’ont remarqué et qu’Armando a remarqué qu’elles l’avaient remarqué!!
Bien sûr que si on part de chez soi à la dernière minute, on n’a pas le temps de s’attarder! Moi, je fais plutôt le contraire, je pars tôt pour avoir le loisir de flâner et d’admirer les traces de la rosée du matin!
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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