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Un de ces lieux que j’affectionne

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Chantal serait-elle tombée sur un de mes vieux billets pour me faire le cadeau d’une visite guidée de Shakespeare & Company, un de ces lieux que j’affectionne, ou me connaîtrait-elle de mieux en mieux grâce à mes coups de cœur pour avoir deviné que je raffolerais de cette visite?

À la mesure de nos rêves

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Quand on sait d’avance qu’il va faire très froid, que les journées à venir seront probablement les plus froides de l’hiver, qu’on a peine à voir dehors tant la vitre est givrée, on se met à rêver de printemps, de vert à la place du blanc. Et on se laisse bercer par les couleurs de l’artiste Richard Meyer qui a peint un décor à la mesure de nos rêves tandis qu’on attend patiemment le premier bol de café de la journée.

L’anthologie 10

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J’aime cette idée que soir après soir elles viennent chez moi lire les recueils que je laisse à leur intention. J’aime cette idée que les mots qu’elles découvrent les font voyager et rêver. Et j’aime ce qu’elles nous offrent à lire, comme la lectrice de John Singer Sargent qui a choisi cet extrait de l’Anthologie de la poésie française contemporaine les trente dernières années :

La peau

J’aime ta peau
J’aime son odeur d’air, de chambre
De lit qui a passé le fleuve des morts
Et sur la rive attend sans fin ton ombre
Avec les disparus et les images
De ce miroir où je ne te vois pas

J’aime ta peau sous mes paumes
Ô vivante entre les morts de cette eau calme
Miroir où pourrait glisser le visible d’une autre vie

Mais le monde
Ressemble à ce reflet mal saisissable
Sur ce corps entre l’imaginaire et la mémoire
J’ai ta peau sous mes doigts, j’ai sa moire
Dans la bouche mais les mots ne parlent pas
Vers l’aube où la mort les apaise même sans songe

(Jacques Chessex)

Il lui faut comprendre

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Et parfois, ça le démange si fort qu’il n’arrive pas à aller au lit. Il lui faut comprendre. Aller au bout de sa quête, de sa recherche, de son exploration. Pour comprendre, pour saisir les nuances, pour ne pas avoir qu’un aperçu des choses. Et de livre en livre, il lie les fils éparpillés, il se perd un peu moins. Et il peut poser sa tête sur l’oreiller en toute quiétude. Jusqu’à ce qu’en sursaut, au cœur de la nuit, il s’éveille avec une nouvelle question à approfondir. Nuit après nuit. Parce qu’il lui faut comprendre.

*sur une toile de Johann Hamza

Parce qu’ils ne pourront que s’aimer toujours

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Quand Jean rencontre Odile, quelque chose s’ouvre en lui qui ne s’était jamais ouvert. Et lui qui tournait en rond depuis deux ans, à cause d’Odile, dont il tombe amoureux, malgré la complicité au quotidien qu’il vit avec Anne depuis toujours, retrouve son inspiration et se remet à regarder les gens à nouveau. À refaire des films. Avec un œil qu’il n’avait jamais eu auparavant.

Déchiré entre deux mondes, l’un pour lequel il estime qu’il est trop tard, et l’autre qui est connu, rassurant et agréable, Jean a quelque chose du Bernard de La femme d’à côté de Truffaut, bien qu’Au revoir, je t’aime de Vincent Magos n’ait que peu à voir avec ledit film, sinon une passion amoureuse qui pourrait faire dire au héros « Ni avec toi, ni sans toi ».

« Jamais ils (Jean et Odile) n’ont le temps de se rassasier, jamais ils n’ont le temps d’avoir envie envie d’être seuls, sans l’autre. » Et ils vont ainsi d’un Au revoir, je t’aime à un autre parce qu’ils ne pourront que s’aimer toujours.

Le roman de Vincent Magos est passionnant. Les personnages qu’il nous offre n’ont jamais rien d’anodin. L’écriture est élancée, pleine d’images et de poésie. Faut-il ajouter que ce roman m’a beaucoup plu? Vous l’aviez deviné, non?

Un mélange de bleu et de blanc

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Il semblerait bien que les couleurs du moment – où que nous allions – soient le mélange de bleu et de blanc. Celui préparé par notre amie Lilas a tout pour ravir, vous ne trouvez pas?

La suggestion du 13 janvier 2009

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On ne trouve pas toujours ce qu’on cherche, même en allant de livre en livre, en parcourant ceux laissés là par l’artiste Mindaugas Breiva ou d’autres. Il est donc bon de connaître ce site quand on s’intéresse ne serait-ce qu’un peu à l’histoire du Canada.

Banc suisse

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C’est Denise qui va être ravie! Le banc pour notre pause de l’avant-midi est suisse! L’artiste Jan Reymond l’a présenté au plus récent salon du livre de Genève et on pouvait même s’asseoir dessus!

Demain, même heure, même poste

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Le lecteur peint par Edward Thompson Davis serait-il en train de lire une fois encore la citation de la semaine, déposée mercredi pour ce que mots vous inspirent? Nous écrira-t-il quelques lignes ou seule Denise se mesurera au défi? C’est ce que nous saurons demain. Même heure, même poste.

Des photos et un sourire

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Certaines photos n’ont pas besoin d’explications ou de commentaires. On les regarde et on sourit. Celles de Denise ont exactement cet effet.