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Partir

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Depuis l’enfance
Je suis toujours en partance
Je vais je vis
Contre le cours de ma vie

Partir partir
On a toujours
Un bateau dans le cœur
Un avion qui s’envole
Pour ailleurs
Mais on n’est pas à l’heure

Partir partir
Même loin de quelqu’un
Ou de quelqu’une
Même pas pour aller chercher fortune
Oh partir sans rien dire
Vivre en s’en allant

Et en s’envolant
Et les gens l’argent
Seraient du vent
Mais c’est vrai le temps
Nous prend trop de temps…

Partir partir
Même loin loin de la région du cœur
N’importe où la peau
Change de couleur
Partir avant qu’on meure

Partir partir
Comme les trains sont bleus
Quand on y pense
Et les bateaux heureux
Quand on y danse
Oh partir sans rien dire

Mais c’est vrai le temps
Nous prend trop de temps
Et on n’appareille
Pour aucun soleil
Et pendant ce temps
On est vivant…

Partir Partir
On a toujours
Un bateau dans le cœur
Un avion qui s’envole
Pour ailleurs
Mais on n’est pas à l’heure

Partir partir
Même loin loin de la région du cœur
N’importe où la peau
Change de couleur
Partir avant qu’on meure

Partir partir
Comme les trains sont bleus
Quand on y pense
Et les bateaux heureux
Quand on y danse
Oh partir sans rien dire

(interprétation de Julien Clerc, paroles de Jean-Loup Dabadie)

*toile de Samuel Wade

New York (de Nino Ferrer)

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Got to go to New York
See what’s going on today
What do they think about living
What kind of music they play.

Got to go to New York
See those alligators
Living together in the sewer
Got to find out if it’s true.

I wanna walk down Broadway
I wanna see Harlem
I wanna go on my way
Between all those men
That I don’t know
What do they look like
And what do I.

Got to go to New York
I’m a little bit home-stoned
What is the color of the river
How is the garbage in the street.

Got to go to New York
Hope I’ll find some friends because
It’s a very big city
I suppose.

(Nino Ferrer)

*toile de Brandon Smith

Métro

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Sur le quai du métro, avec sur le dos les blessures du boulot,
Il aurait bien maudit sa vie mais un regard autour de lui
Lui enlevait le droit de geindre devant tous ceux bien plus à plaindre,
Leur maison dans un sac Tati, qui restent là quand le métro s’en va

Et juste le bagou de trois voyous
Mettait un peu de vie dans ce trou

Sur le quai d’en face, un miroir du sexe opposé
Sur la figure, la même grimace refusait de le regarder
De toute façon et pour quoi faire
On est tous dans la même galère
Trop abattus, trop mal rasés pour espérer la faire rêver

Elle regardait ses escarpins serrant contre elle son sac à main
Elle aurait voulu entendre dans les couloirs le cataclop d’un cheval blanc
Une histoire qu’elle pourrait croire illuminée d’un bel amant
Mais pas de bol, on est dans le métro, c’est interdit les animaux

Les deux métros sont arrivés dans leur éternel chassé-croisé
Dans leur voiture derrière les glaces, ils retrouvèrent leur face à face
Mais le regard qu’ils se sont lancés a vite rebondi sur leurs chaussures
Dans le bruit des portes fermées ils ont repris leur pâle figure

(Mano Solo)

*toile de Max Ferguson

Y a toujours un train

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Y a toujours un train
Qui part quelque part
Y a toujours une gare
Un couloir sans fin
Un quai de chagrins
Quand on se sépare

Quand on casse un verre
On dit qu’un marin
Vient de se noyer
Les amours brisés
Vont se naufrager
Dans l’océan des adieux

Un voilier blessé
Vient de se coucher
Sous les coups du sort
Une fille change de bord

Au bout de la nuit
(Y a toujours un train)
Un cargo s’enfuit
(Qui part quelque part)
Dans le souvenir
(Y a toujours une gare)
une fille chavire
(Quand ion se sépare)

Y a toujours un train
Au sud ou au nord
Y a toujours un port
Un hôtel sans nom
Une pauvre chanson
Quand l’amour est mort

Y a toujours un train
Un bar de cafard
Y a toujours un phare
Une main tendue
Un sourire perdu
Quand on se sépare

Au vent du passé
Une page est tournée
Au fond d’une impasse
Une ombre s’efface

Au coin d’une rue
(Y a toujours un train)
Une fleur perdue
(Au sud ou au nord)
Au bout du trottoir
(Y a toujours un port)
Une voie sans espoir
(Quand l’amour est mort)

Y a toujours un train
Loin à l’horizon
Toujours un avion
Une place vide
Un grand ciel humide
Quand les rêves s’en vont

Y a toujours un train
Qui part quelque part
Y a toujours une gare
Un couloir sans fin
Un quai de chagrins
Quand on se sépare

Quand on casse un verre
On dit qu’un marin
Vient de se noyer
Les amours brisées
Vont se naufrager
Dans l’océan des adieux

Y a toujours un train
Qui part quelque part
Y a toujours une gare
Un couloir sans fin
Un quai de chagrins
Quand on se sépare

(Hugues Aufray)

*toile de Paul Fischer

Il voyage

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Lorsque vous lui parlez
Il ne vous répond pas
Il semble vous regarder
Vous croyez qu’il écoute
Ses yeux sont là sur vous
Mais vous n’y lirez pas
Ce qu’il pense de vous
Croyez-vous qu’il y pense?

Ou bien vous marchez dans la rue
Il vous lâche le bras
Et ni vu ni connu
Il disparaît, il n’est plus là
Et vous allez souffrir
Car même s’il revient
Un seul de ses sourires
Et c’est je crois
Le piège dont on ne sort point

Voyez-vous il voyage
Et il n’a pas besoin de vous
Là-haut sur son nuage
Il voyage

Ou bien vous flottez dans vos rêves
Le cœur contre son cœur
Quand voilà qu’il se lève
En confisquant vos tout à l’heure
Et vous allez souffrir
Car même s’il revient
Sans lui, sans sourire
Votre ciel crève
Autour du soleil qui s’éteint

Voyez-vous il voyage
A-t-il seul’ment besoin de vous?
Là-haut sur son nuage
Il voyage

(Françoise Hardy)

*toile de Jean-Pierre Goudouneix

Où irons-nous?

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La lectrice de Kathy Jurek attend son train. Elle est prête à partir. Pour la ville voisine ou pour un autre pays. Comme tous ceux qui passeront ce dimanche avec nous. Voyageurs au long cours ou en promenade pour l’après-midi. Peu importe, la distance ne compte pas quand le mot partir est à l’ordre du jour. Nous les suivrons donc en chansons, toutes sous le thème du voyage ou ayant pour thème des villes étrangères. Pour le simple plaisir de rêver…