Lali

2 juin 2007

À quoi bon me creuser la tête ?

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 21:03

astrain

La lectrice d’Eider Astrain est aussi concentrée et appliquée que je le suis en cette minute, à quelques heures de valider les sept billets arrivés racontant le poète de Michael Wheelan, à quelques heures de choisir une nouvelle toile pour la catégorie En vos mots.

J’hésite. Une toile romantique ? Une lectrice, un lecteur, des enfants lisant ? Une illustration humoristique ? Un tableau connu ? Toutes ces idées me semblent bonnes.

À quoi bon me creuser la tête ? Il y a encore bien des dimanches à venir. Et si je privilégie un tableau en mettant de côté un autre, ce n’est que partie remise.

Je vais donc suivre mon inspiration. La toile choisie trouvera bien parmi vous quelqu’un pour lui inventer une histoire. Et sûrement plus d’un!

À l’île de la Visitation, un samedi de juin

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 20:31

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Et le bonheur, c’est parfois juste ça, un pont qui traverse la rivière des Prairies et qui mène au parc de la Visitation. Des arbres, des oiseaux, un belvédère où regarder le barrage, encore des arbres, des sentiers, des tables où s’arrêter si le cœur nous en dit. Encore des oiseaux, même si on n’arrive pas à les fixer sur la pellicule, pas plus que les escargots sur les tiges, nombreux, avec des coquilles de toutes les couleurs. Et des fleurs dont on ne sait pas le nom. Un écureuil pas du tout intimidé. Et des sentiers, un sous-bois, un raccourci, des arbres, encore des arbres.

Et tout ça en ville. Quelque part près du pont Papineau. Une île. Entre celles de Montréal et de Laval. Une île protégée. Une île avec des arbres et une petite brise. Et les rires des enfants.

Elle écoute pousser les fleurs

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 10:23

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Elle a laissé le livre ouvert, elle a tout le temps de le lire, la journée est encore jeune. La lectrice de Bernard Charoy a choisi d’écouter pousser les fleurs. Chut, ce n’est pas le temps de lui demander ce qu’elle lit…

Les bandes dessinées du samedi matin

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 9:57

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L’illustration de John Gannam a tout des samedis matin de mon enfance, si j’exclus le vernis à ongle, qui fait partie de ces détails esthétiques auxquels je n’ai jamais adhéré. Démêler ma tignasse est bien suffisant.

Quels souvenirs que les bandes dessinées de La Presse et du Montreal Star du samedi. Je me jetais littéralement dessus.

Oui, décidément, il y a des toiles qui ont un pouvoir évocateur très fort et qui nous font remonter dans le temps. Et sourire jusqu’aux oreilles.

L’écrivain qui dessinait

Filed under: Couleurs et textures,Mes lectures belges — Lali @ 8:46

lemonnier

Était-il un écrivain qui dessinait ou un dessinateur qui écrivait? Difficile de trancher quand il s’agit de Camille Lemonnier, à qui on confère davantage le titre d’écrivain — à juste titre — que celui de dessinateur. Or, son œuvre picturale, méconnue, est loin d’être inintéressante.

Camille Lemonnier est peut-être venu à l’écriture et au dessin au détour de son premier métier qui a été celui de critique d’art. Lui qui, de père wallon et de mère flamande, lui dont la maison à Ixelles est aussi la Maison des Écrivains de l’Association des écrivains belges et abrite le musée qui porte son nom, a dessiné, entre autres une bien jolie lectrice, a beaucoup écrit. Est-ce sa première lectrice qu’il a peint ainsi, celle qui le lisait avant qu’il ne soumette ses textes? Elle a un peu ce regard critique qu’ont celles à qui on demande une opinion.

Cette lectrice me rappelle aussi que je devrais lire Camille Lemonnier, lire plus que les quelques textes dans des anthologies. Ces textes à la plume fine, agile, parfois incisive que j’avais appréciés. Et hop, encore un signe que je devrai vivre jusqu’à 102 ans et demi.

Gouttes de rosée

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 6:17

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Il n’était pas encore 6 h. La rosée avait laissé quelques gouttes sur les feuilles. Et je regardais ces traces en me disant que la nature est parfois artistique. Je n’ai pu m’empêcher de conserver des images de ma promenade montréalaise matinale. D’où j’ai aussi rapporté un chausson aux pommes. Il y a des samedis comme ça, où le bonheur est tout simple.

L’écrivain et ses lectrices

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 5:13

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Il écrit. Elles lisent. L’écrivain pense-t-il à ses futures lectrices quand il écrit ou s’il ne pense qu’à lui? Imagine-t-il d’avance l’émotion qu’il va susciter ou ne s’en préoccupe-t-il aucunement? Et les lectrices imaginent-elles une vie à l’écrivain? Les toiles d’Edward Coley Burne-Jones ne nous disent rien de tout cela et au fond, ce n’est pas important. Elles existent pour que nous puissions rêver et inventer.

Et si les lectrices se plaisent à imaginer l’écrivain et l’écrivain à rêver de ses lectrices, pourquoi pas?