Lali

1 juin 2007

Ceux qui lisent le même livre

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 22:29

pasmore

L’un est encore en train de lire alors que l’autre a refermé son livre. Vont-ils, quand le premier aura lui aussi terminé sa lecture, échanger sur ce qu’ils viennent de lire? Peut-être même ont-ils lu le même livre et vont-ils passer la nuit à en débattre? J’aime imaginer que les lecteurs de Victor Pasmore ont lu le même livre et que ce n’est pas la première fois, qu’ils aiment de plus le faire. Comme j’aimerais aussi le faire un jour avec quelqu’un.

D comme Dewaere

Filed under: Images indélébiles — Lali @ 21:06

dewaere

Parce que quelqu’un me parlait il y a quelques jours de Patrick Dewaere alors qu’il venait de s’offrir le DVD Un mauvais fils de Claude Sautet – qui fut un des plus grands rôles de l’acteur – et parce que j’avais depuis des mois envie de parler de lui, ce sera aujourd’hui. Peut-être bien parce qu’à Cannes, on a rendu hommage à Romy Schneider qui quittait la scène il y a 25 ans, la même année et de la même manière que Patrick Dewaere de qui on aurait pu aussi rappeler le souvenir. Et qu’on a tu.

Celui dont le dernier film, Paradis pour tous, sorti sur les écrans quelques semaines après son suicide, était en cet été 1982 et sans le savoir une source d’inspiration… Stéphane et moi avions 20 ans. Il aimait Adjani, j’aimais Dewaere, nous allions leur écrire un scénario. Oui, nous avions 20 ans. Car ce n’est qu’à 20 ans qu’on peut croire que des projets aussi ambitieux peuvent se concrétiser. Après, on se rend compte que les choses ne se passent pas vraiment comme ça.

Mais cet été de 1982, avant le fatidique jour de juillet, nous concoctions pour le pianiste de Beau-père, pour le héros romantique de F comme Fairbanks, pour le rêveur de Biarritz de L’hôtel des Amériques, pour le paumé de Psy, un film avec Isabelle Adjani.

Nous avions vu presque tous les films, étudié la voix, les gestes. On l’imaginait dans un rôle tout simple mais plein d’émotion. Un peu comme celle que recèle Un mauvais fils. Une émotion intense. De celles dont était capable ce grand acteur. Oui, je dis grand. Car il l’était. Même s’il nous a quittés trop tôt pour nous montrer la vraie mesure de son talent.

Il est des acteurs qui passent dans le ciel cinématographique comme des étoiles filantes. Il fut une de ces étoiles. De celles qui filent sans qu’on ait le temps de faire un vœu. Peut-être est-ce pour cette raison que certains l’ont oublié.

Mais au royaume des cinéphiles, Patrick Dewaere vit toujours. Demandez à ceux qui ne l’ont pas oublié.

À sa place

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 20:33

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Elle a apporté son souper dehors et elle va lire jusqu’à la tombée de la nuit. Ce que je ferais volontiers si j’avais une cour pour me permettre un tel plaisir. Oui, j’avoue : j’envie ce soir la lectrice de Paul Hoeniger. J’aimerais être à sa place presque tous les soirs de beau temps.

Les personnages du 5 à 7 du vendredi

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 18:08

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Ça fait partie des incontournables de certains que le 5 à 7 du vendredi. Peut-être aussi pour les personnages de David Azuz qui se sont installés à une terrasse, même s’il fait encore un peu frais, pour lire les journaux. À d’autres tables, certains expriment leur désaccord à haute voix face à l’initiative d’un collègue. À une autre, il y a ces deux qui se regardent amoureusement. Plus loin, il y a celui qui regarde toutes ces scènes qui se jouent devant lui. Peut-être les retient-il pour plus tard les peindre. Son 5 à 7 du vendredi est sacré. C’est le moment où sa galerie de personnages fait son entrée.

Pour Jody

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 17:29

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Jody ne sait pas encore lire. Elle regarde les toiles avec Cath, sa maman, et donne ses impressions. Elles aiment ce moment de partage devant les couleurs. C’est ce que j’ai compris.

Or, viendra un jour où entre sa maman et moi, elle déambulera dans les rues de Gand. Et peut-être me dira-t-elle que cette toile de Mika est une de ses préférés, car elle adore les chats. Ou peut-être me demandera-t-elle de lui expliquer où est le Canada. Je sais juste que nous nous sourirons et que nous trouverons bien un de ces endroits où manger de la crème glacée.

Lecteurs au musée

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 17:17

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Quel univers fascinant que celui de Richard Whincop qui a choisi pour décor où installer ses personnages un musée. L’art dans l’art. Avec des gens qui s’attardent, qui examinent, qui marchent, qui scrutent, qui s’asseoient, qui prennent des photos, qui lisent. Des livres, des plans ou des catalogues d’exposition.

Fascinant que de regarder regarder.

Lumière!

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 16:52

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Qui aime les livres et la lumière comme je les aime aime sûrement aussi les lampes. Du moins est-ce mon cas. Et quel bonheur de trouver au hasard d’une promenade la plus invitante des vitrines : lampes, abat-jour, pieds de lampes. Le genre d’endroit où il faut absolument entrer. Je n’y ai pas échappée.

La boutique/atelier Ylva de Laurier – incidemment sur la rue Laurier, un peu à l’ouest de la rue Papineau – est un véritable coffre aux trésors. Partout des lampes, des abat-jour, certains recyclés, certains faits main. Et ces éclairages doux pour les mettre en valeur. On rêverait presque d’avoir besoin d’une lampe ou de rajeunir une qu’on a. Ou de commander un abat-jour sur mesure. Car ce n’est pas qu’un lieu de vente, mais aussi un lieu de création, ce qui double le plaisir. Et quelle étincelle dans les yeux de celle qui parle de sa passion pour le beau et la lumière et qui, du coup, nous éclaire sur les produits qu’elle offre et fabrique. Un lieu qui vaut le détour, un bout de rue qui le vaut aussi, avec ses cafés, sa librairie de livres d’occasion, ses boutiques accueillantes, sa boulangerie et ses restaurants.

Sur un banc de Sydney

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 16:45

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Il est assis sur ce banc de Sydney pour longtemps. Le lecteur de John Seward Johnson ne risque pas de perdre la pose.

Je me demande si de temps en temps quelqu’un s’assied à côté de lui pour tenter de voir ce qu’il lit ou même si on lui adresse la parole.

La lumière de Montpellier

Filed under: Ailleurs,Couleurs et textures — Lali @ 6:37

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Il y a des matins sans lumière où je voudrais retrouver celle de Montpellier un jour de juillet. Celle-là même de la toile d’Ikuko Roth. Celle d’un jour de juillet 1981, en compagnie de Florence.

Il y a des matins où je partirais pour quelques heures marcher dans ces lieux aimés et gravés en moi. Et ce matin, c’est Montpellier. Ne me demandez pas pourquoi. Je ne saurais dire la raison. Les souvenirs nous viennent sans qu’on ne puisse les expliquer, ou alors faut-il creuser, et je n’ai pas envie de chercher plus loin.

Ce matin, j’ai envie des petites rues de Montpellier, de la place de l’Œuf, de ce bonheur tranquille de l’amitié et du soleil sur ma peau.

Le rêve intact

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 5:54

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Un rêve intact est une merveille fragile.[ Edouard Estaunié ]

Il y a toujours ce rêve qui revient. Intact. Celui d’un jour cet homme allongé, là, qu’elle regarderait lire. Qui serait son paysage. Ce rêve qu’on ne lui pas encore abîmé. Parce qu’elle n’a pas rêvé à haute voix. Ce rêve auquel elle croit très fort.

Ce rêve d’un homme qui a tout du lecteur de Ludmyla F. Dubovik et qui doit bien exister quelque part. Ailleurs que dans son imagination. Mais qu’elle tait, parce que les briseurs de rêves font légion.

Et pourtant, ce rêve plus fort que tous les autres. Ce rêve qui la nourrit comme aucun autre n’a su le faire. Intact.

Et en moi l’envie de croire avec elle à ce rêve dont elle ne parle pas, mais que je connais parce qu’il est aussi le mien.

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