Lali

22 avril 2019

Le magicien ensorcelé

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 19:28

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Je me promets depuis des semaines de rattraper le retard accumulé depuis le début de l’année. Vais-je réussir grâce à ces quelques jours de congé à partager avec vous mes impressions sur mes récentes lectures et à lire un livre par jour? C’est ce que nous verrons!

Commençons donc par Le magicien ensorcelé, un roman paru en 2001 et destiné aux jeunes lecteurs, signé Christine Bonenfant, qui m’a plu dès la première page. Et mieux encore : le plaisir s’est prolongé jusqu’à la dernière page. Je ne peux donc que vous suggérer la lecture des aventures du magicien Rapappine, lequel est en mesure de faire apparaître mille beautés et de tout fabriquer (ou presque) grâce à a baguette magique qu’il utilise avec brio.

Mais Rapapine s’ennuie. Il rêve d’avoir de la compagnie et souhaite ardemment faire apparaître une princesse toute douce aux longs cheveux blonds. Mais ce n’est pas du tout ce qui va arriver à Rapapine. Élise n’est pas une princesse, et ses cheveux sont foncés et courts. Et elle n’a pas la langue dans sa poche, en plus d’être très mécontente de se retrouver loin de chez elle en raison d’un coup de baguette.

Mais celle-ci n’est plus fonctionnelle, car elle est demeurée au bord de la fenêtre pendant la nuit et a pris froid. Rapapine et Élise n’ont donc que le choix d’apprendre à se connaître malgré tout ce qui les sépare pendant que le baguette prend du mieux. Et pour résumer un peu les choses : disons que la magie opère!

Voilà là un joli roman, bien ficelé et plein de surprises, pour Rapapine, pour Élise, et pour les lecteurs et lectrices. Un roman qui m’a donné l’occasion de sourire, de sourire, et de sourire encore.

20 février 2019

Les lettres de Gladys

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Quel joli livre que Les lettres de Gladys! J’ai eu un sourire grand comme ça du début à la fin de cet album d’Ingrid Chabbert, dont j’ai aimé tous les livres que j’ai lus. Et le sujet y est sûrement pour beaucoup, autant que la façon de l’exploiter, car Mademoiselle Gladys écrit. Des lettres de toutes sortes, des poèmes d’amour, et même des factures.

Écrire est ce qu’elle fait le mieux. C’est aussi sa façon de créer des liens et d’apporter joie, douceur, imagination et réconfort autour d’elle. Et si grâce à sa passion pour les mots et à son talent pour les utiliser, une amitié se développait?

Je n’en dirai pas plus. Laissez-vous séduire par Les lettres de Gladys, un album joliment illustré par Stéphanie Augusseau, dont j’avais apprécié les illustrations réalisées pour un autre album d’Ingrid Chabbert, Un jour, mes parents viendront.

18 février 2019

Entre ciel et mer

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 19:45

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Vous arrive-t-il de choisir un livre simplement à cause de la beauté de la page couverture sans connaître le sujet ou avoir entendu parler de l’auteur ou de l’illustrateur? C’est ce qui m’est arrivé tout récemment avec Entre ciel et mer des frères Fan, Terry et Eric, auteurs et illustrateurs de cet album parmi les plus beaux que j’ai eus entre les mains ces deniers mois.

Je me suis laissée guider par les bateaux et montgolfières de la couverture, lesquels m’ont incitée à voguer et à m’envoler avant même que je ne commence à lire l’histoire de Félix, qui a perdu son grand-père, lequel est tout de même présent, car son petit-fils pense souvent à lui. Et aussi à cet endroit lointain où la mer et le ciel se rencontrent, dont il parlait si souvent… D’où l’idée pour l’enfant de construire un bateau pour lui rendre hommage et afin de se rendre dans cet endroit mythique. Ce qui donne lieu à des images magnifiques. Poisson doré géant, pieuvre, hibou, montagne de livres, coquillages énormes qu’il faut escalader, mer de méduses, bateaux volants, baleine et château, autant de détails finement dessinés que croise Félix avant d’atteindre ce lieu dont il a tant entendu parler et où vit son grand-père qui n’est plus.

Un autre album sur la mort, direz-cous. Un autre album sur la vie, dirai-je. Parce que mon grand-père est toujours avec moi, au-delà de la mort, dans ma vie de tous les jours, depuis plus de 47 ans.
Les héros ne meurent jamais.

12 février 2019

Quand le rire a disparu

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 19:15

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Quand j’ai commencé à travailler en librairie, au début des années 1980, les livres portant sur le deuil étaient une denrée rare alors que la demande était tout autre. Mais les choses ont changé au fil des ans. Il n’est plus seulement question du décès de grands-parents dans les albums jeunesse. Les raisons ne sont plus floues. Les albums d’aujourd’hui n’hésitent pas à parler de cancer, à aborder la mort d’un parent, d’un enfant, d’un ami, d’un frère ou d’une sœur.

La peine de Sophie-Fourire traite de la mort accidentelle, du vide laissé dans la vie de Sophie et de son père, du rire qui a disparu de leur vie, des grimaces devenues impossibles, alors qu’elles étaient source de joie et rires pour la mère et la fille, et pour le père qui les prenait en photo.

Les photos sont rangées. Bien loin. Tout comme le rire qui est maintenant coincé dans la gorge, sans possibilité de s’exprimer, de prendre toute la place, comme il le faisait avant. Avant la mort. Avant que le père ne soit plus en mesure de parler. Avant que rien ne soit plus comme avant.

Mais la vie est pourtant là, qui attend son heure. Prête à jaillir. Cascades de rires et grimaces sont là, tout près. Et Sophie saura trouver comment les susciter à nouveau. Parce que a vie est plus forte que la mort.

L’album écrit par Nadine Poirier s’avère une belle façon de montrer aux enfants ce que peut vivre un autre enfant lorsqu’il perd un parent autant qu’un album pour accompagner l’enfant qui vit un deuil, surtout que les illustrations signées Amélie Dubois sont des merveilles de douceur.

5 février 2019

Le loup tombé du livre

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Ce qu’il est agréable de dénicher au hasard des rayons un livre dont le résumé vous fait sourire et dont la lecture continue de vous faire sourire. C’est le cas de ce sympathique album écrit par Thierry Robberecht et illustré par Grégoire Mabire, Le loup tombé du livre.

Il y avait tant de livres dans la bibliothèque de Zoé qu’un jour un livre est tombé par terre et qu’un loup en fut éjecté. C’est ainsi que débute ce bel album destiné aux jeunes lecteurs qui fera autant le bonheur des petits que des grands tant l’imagination de l’auteur nous emmène dans toutes les directions dans le but d’aider au loup à retrouver son chemin… ou plutôt le livre dont il est l’un des héros.

Mais pour cela, il lui faut d’abord échapper au chat qui a bien l’intention de lui faire la peau. Mais aussi entrer dans des livres où il n’est pas le bienvenu. Pas simple de trouver le bon livre et d’affronter tous les personnages qui ne veulent pas de lui dans leurs différentes histoires! Mais quel bonheur pour le lecteur!

Le loup tombé du livre est un pur moment de plaisir, peu importe l’âge du lecteur ou de la lectrice. Si, si. Je vous l’assure.

14 janvier 2019

Un roman pourtant si bien mené

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 20:58

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Cette fois-ci, j’ai été bien flouée. Les 170 pages du roman de Brigitte Smadja, intitulé La fille cachée du roi de Belges, visant à nous révéler l’identité de cette étrange Bérengère, une nouvelle élève qui arrive en classe conduite par un chauffeur, n’auront été qu’une suite de suppositions, d’extrapolations, de devinettes, de détours et d’inventions pour laisser le lecteur sur sa faim.

Nous ne saurons jamais qui était cette mystérieuse Bérengère. Ni si elle était la fille cachée du roi des Belges, le témoin clé dans une affaire de meurtre, une parricide ou la fille du chauffeur. Nous connaîtrons seulement l’effet qu’elle a eu, le coup de foudre éprouvé par certains, les réactions d’un prof qui perd les pédales, les pour, les contre, les rumeurs qui se répandent comme une traînée de poudre et l’histoire qui s’arrête là. Comme ça.

Le roman était pourtant si bien mené, à la vitesse grand V, avec des portraits d’ados extrêmement bien ciselés, des situations exploitées avec justesse et sensibilité qu’on se demande pourquoi l’auteure a abandonné ses lecteurs en les privant d’une fin qui les aurait éclairés.

Dommage.

8 janvier 2019

Le marchand de bêtises

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 20:03

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J’aime les livres qui font réfléchir, mais j’aime aussi les livres qui font rêver.
Le marchand de bêtises est un livre qui fait rêver et qui m’a tout de suite plu. Mais je sais que je ne peux le moins du monde être impartiale quand le héros d’un livre est un libraire, et un libraire maladroit. N’ai-je pas moi-même échappé des piles de livres au jour le jour du temps de ma vie de libraire si bien qu’on pouvait me repérer au son dans la librairie?

Je suis donc tombée sous le charme de ce libraire rapide et agile doublé d’un marchand de bêtises qui fait le pitre pour plaire à l’institutrice pour l’entendre rire. Un jeu qui pourrait bien se retourner contre lui, car à l’occasion, des bêtises, ça peut être sympathique, mais en tout temps, c’est bien autre chose.

J’ai beaucoup, beaucoup aimé cette toute mignonne histoire d’amour imaginée par Marie-Chantale Gariépy.
Même si je n’ai, pour ma part, jamais séduit d’instituteur avec mes bêtises.

7 janvier 2019

L’oiseau de monsieur Pigeon

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Envie d’un album attendrissant? D’un album qui fait chaud au cœur et que vous aurez autant de plaisir à lire vous-même qu’à offrir? Un livre que vous aurez envie de partager avec lus petit que vous en le lisant à haute voix et en vous attardant à chacune des images? L’oiseau de monsieur Pigeon, écrit par Lou Beauchesne et illustré par Eudes-Pascal, est l’album tout trouvé.

Vous aurez envie d’inviter l’oiseau qui a perdu son nid un soir de tempête et qui n’a de cesse de s’en trouver un autre à s’installer chez vous tant il vous sera sympathique, et tant vous tremblerez pour lui. Mais n’ayez crainte, ce n’est pas un arbre qu’on abat ni un chat féroce qui arrêteront notre oiseau qu’un nid des plus fabuleux et tout douillet attend au bout de ses péripéties.

Un album finement écrit et joliment illustré sur la ténacité et sur l’espoir, car il y a toujours de la lumière au bout du tunnel. J’y crois.

5 janvier 2019

Le chandail de hockey

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Quand l’écrivain Roch Carrier fit paraître son album jeunesse Le chandail de hockey, en 1979, il ignorait que celui-ci deviendrait l’un des livres phares de la littérature canadienne et qu’un court métrage (que je vous invite à visionner) serait réalisé à partir d’un de ses souvenirs d’enfance. Non, il n’en avait aucune idée, et pourtant c’est ce qui arriva.

Je l’ai relu récemment avec le même plaisir que lorsque j’étais libraire et que je le conseillais. L’album est toujours aussi sensible, réaliste et coloré. Et il donne envie de connaître Maurice Richard aux jeunes qui n’ont qu’une pale idée de la notoriété de ce dernier, car le numéro 9 des Canadiens de Montréal était le héros de leurs grands-parents et arrière-grands-pères… il y a bien longtemps.

On comprend donc la déception du jeune Roch Carrier quand sa mère ouvre le colis en provenance de Toronto, lequel ne contient pas un chandail des Canadiens de Montréal et plus spécifiquement du numéro 9, mais des Maple Leafs de Toronto, l’équipe rivale détestée par tous les jeunes Québécois de son âge.

Un livre savoureux. Jusqu’à la dernière phrase. Un livre qui n’a presque pas vieilli malgré ses 40 ans, et qu’on devrait continuer à offrir largement. Il contribue à la création et à la solidification des liens intergénérationnels. Et bien plus.

11 décembre 2018

Un album qui ferait un bien joli cadeau de Noël

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Il n’y a pas que des mots tendres, des mots gentils, des mots empreints de douceur, des mots qui rassurent. Il y a aussi des mots qui blessent, des mots qui font peur, des mots méchants, des mots qu’on ne devrait jamais prononcer.

C’est de ces mots, beaux ou pas, dont il est question. De ces mots qui font mal auxquels on peut échapper en les remplaçant par d’autres qui réconfortent, par de la musique, par du soleil, par des je t’aime et par des rires, par ce qui vient du cœur et qui donne des ailes.

Voilà raconté simplement ce bel album poétique écrit par Claudie Stanké et illustré par Céline Malépart.
Un album qui fait du bien. Un album pour les jours de peine, les jours où tout nous pèse et où le cœur est trop lourd, les jours gris. Les jours qu’on voudrait oublier.

Un album à avoir sous la main pour tous ces jours et même les autres, plus gais.
Parce que nous avons tous besoin de gommer certains mots. D’effacer le chagrin provoqué par d’autres.

Un album qui ferait un bien joli cadeau de Noël.

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