Lali

3 juin 2007

Le lecteur endormi

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 22:23

mrichard

Elle est sortie faire des courses. Elle ne devait pas partir longtemps, une heure peut-être. Mais il faisait si beau et il y avait toutes ces fleurs à regarder. Et il y avait dans l’air cette douceur qu’on ne trouve qu’au mois de juin et qui fait qu’on s’attarde partout en chemin. Parce que le boulanger est plus souriant que d’habitude. Parce qu’on a envie d’enlever ses sandales dans le parc et de laisser ses orteils caresser l’herbe. Parce que la terrasse du café était invitante. Parce que son visage était si radieux que des enfants l’ont fait sauter à la corde juste derrière la maison.

Elle a souri dès qu’elle est franchi le seuil. Le lecteur de Monique Richard s’est endormi, le livre ouvert à côté de lui. Il n’a vu du soleil du jour que celui qui s’est glissé par la fenêtre et posé sur sa joue.

Des chansons jazzées à la bonne mesure

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 21:04

chamberland

Le temps est lourd, comme avant la pluie, avec cette humidité qui fait perler la peau et qui donne envie de ne plus bouger et de se laisser bercer par la musique. Par la douceur qu’on trouve dans certaines chansons jazzées à la bonne mesure, sans cet éclat inutile de la démesure qu’on leur donne parfois, toutes en nuances. Par la chaleur et la voix généreuse de Chantal Chamberland dont les interprétations, entre autres, de Summertime et de Fever – découvertes grâce à Denis – sont de purs bijoux dans l’espace musical. Des découvertes auxquelles se sont ajoutés des titres comme Time after time, How deep is your love et Giorgia on my mind.

La voix de Chantal Chamberland est agréable en tout temps. Mais ce soir exactement ce dont j’avais envie.

En vos mots 8

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:05

dickinson 2

De dimanche en dimanche, l’aventure continue. Une aventure qui existe parce qu’elle est la vôtre et si peu la mienne, puisque je n’ai qu’à installer la toile et la laisser à vos soins. Une aventure double, celle de ceux qui écrivent, celle de ceux qui lisent. Une aventure multiple, puisque chacun a le choix d’aborder la toile comme il lui plaira, en ses mots. Ou dans ceux des autres, par une chanson, une citation. Il n’y aura jamais de règles ici.

La lectrice de ce dimanche, celle de Sidney Edward Dickinson, attend vos mots pour s’animer, pour sortir de la toile, pour avoir une vie hors de celle-ci. Je vous la confie pour sept jours et sept nuits. Libre à vous de la faire vivre, de tourner les pages de son livre, de lui proposer votre épaule, de l’habiller ou de la laisser rêver. Elle est à vous. Rien qu’à vous.