Lali

16 juin 2007

Les pétunias de maman

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 23:28

clematites 1

clematites 2

clematites 3

clematites 4

Mon Montréal, c’est aussi l’arrondissement de Montréal-Nord où j’ai grandi alors que c’était encore une ville.

C’est l’épinette bleue devant la maison. C’est ce jardin où se succédaient les tulipes, les fleurs du lilas, celles du marronnier et du pommetier, puis les pivoines. Et aujourd’hui les clématites. Belles, si belles, alors qu’elles se tournaient vers le soleil pour se gaver de chaleur et de lumière. De cette teinte bleutée qui n’appartient qu’à elles.

La petite lectrice près de la fenêtre

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 12:22

cb1

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Et parfois nous entrons dans des univers qui nous ramènent à nous, qui transportent dans notre propre enfance et nulle part ailleurs. Il en va ainsi de la lectrice de Cinzia Bevilacqua qui lit près de la fenêtre en changeant de position. Avec une provision de bouquins pour ne pas avoir à quitter la pièce. Avec cette fenêtre qui lui apporte la lumière nécessaire.

Comme elle me rappelle la petite lectrice que j’étais. Il y avait aussi une grande fenêtre dans le salon. Mais je préférais le fauteuil au sofa, justement parce qu’il était plus près de la fenêtre. Et sur le meuble à côté du fauteuil se trouvait ma pile. Pas question de manquer de livres.

Sans se presser

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 10:21

dovzhenko

Il est sorti de la douche, s’est enveloppé d’une serviette, s’est servi un café et a commencé la lecture du journal. Aucune raison de se presser en ce samedi matin. Le lecteur d’Anatoli Dovzhenko n’a nulle part à aller, pas de courses à faire pour le moment. Il verra plus tard.

Il y a tellement de bonheur à ne pas se presser ainsi. À goûter les secondes qui s’égrènent dans la douceur du jour dont la lumière emplit peu à peu la pièce. À aussi, peut-être, du moins me plais-je à l’imaginer, se laisser porter par les notes d’une chanson de Ferré ou de Barbara.

Mon bol souvenir

Filed under: États d'âme — Lali @ 8:13

banania

En ce samedi, ce sera mon bol Banania pour commencer ma journée. Il y en a plusieurs autres, mais j’ai choisi celui-là qui me rappelle le moment où il m’a été offert il y a quelques années déjà. J’étais allée rencontrer les élèves de mon ami Roch pour leur parler d’écriture et discuter avec elles de mes deux romans pour les jeunes. Quelle attention j’avais trouvée dans cette classe. Quelle curiosité saine et quelle passion, de plus. Roch, et peut-être d’autres avant lui, leur avaient donné le goût des mots et de la langue française, même si pour chacune c’était une langue seconde, voire même une troisième langue. Je me souviens de ces étincelles dans les yeux de chacune quand je leur avais demandé ce qu’elles imaginaient comme aventures à ma petite bande de copains pour un prochain livre. Des idées, elles n’en avaient plus qu’il n’en fallait. Magie que ce moment dans cette classe d’une quinzaine d’élèves de dix et onze ans. Je ne sais si je leur ai laissé un souvenir aussi remarquable que celui qu’elles ont laissé. Je sais seulement que devant ce bol qu’on m’a offert pour que je conserve un petit quelque chose de notre après-midi et qu’on avait rempli de gâteries délectables, j’entame ma fin de semaine avec cette belle image de petites filles heureuses et aimant les livres.