Lali

24 juin 2007

Où que tu sois

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 22:23

lera

« Où que tu sois je te retrouverai un jour
si loin que je paraisse, tu me retrouveras
au détour d’un rêve ou bien autour de la place
des retrouvailles
où l’on s’est vu pour la dernière et la
première fois de nos
envies »
comme le chante Higelin.

Elle aura beau tourner les pages du livre, la chanson est restée dans la tête de la lectrice de Chelo Lera.

Arrêt au pays de Lali

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 21:06

theard

Les lecteurs et les les lectrices peints qui s’arrêtent ici sont de partout, de toutes les époques, et c’est là une chose que j’aime. Cette découverte perpétuelle. Ces voyages sur la planète et dans le temps. Cette quête aussi qui me nourrit en continu. Cette joie quand je trouve et que je mets les toiles de côté dans ma galerie en attendant de les exposer.

Les lecteurs et les lectrices qui s’arrêtent ici sont de partout, de tous les âges. Et c’est aussi une chose que j’aime. Comme j’aime aussi leurs commentaires, leurs textes, les photos qu’ils m’envoient.

La lectrice de l’artiste haïtienne Carol Theard s’est arrêtée ici. J’aime la pose et les couleurs.

Puisse-t-elle continuer de lire en toute quiétude. Nous ne la dérangerons pas.

La lectrice de Dinan

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 20:41

haffen 1

Grâce à la magnifique photo de Denise représentant Dinan, nous avons pu goûter un peu ce qu’est ce coin de Bretagne et que je ne connais pas encore… Et pour la remercier, la lectrice d’Yvonne Jean-Haffen, artiste origine de Dinan, dont le bonheur de lire au jardin est tout simplement éclatant!

L’Auvergne en fleurs de Géraldine

Filed under: Signé Lilas,Vos traces — Lali @ 14:17

geraldine 1

gerladine 2

geraldine 3

geraldine 4

Géraldine a pu sortir. Ses jambes ne l’ont pas trahie, cette fois. Et elle a pu aller voir les fleurs de près, les examiner, les retenir en images pour les jours où il n’y aura pas de sortie possible. Géraldine a pu sortir. Pas longtemps et cela l’a épuisée. Mais elle a pris le temps pour les fleurs et pour elle dont c’est un des plaisirs que de les photographier. Et elle me les a offertes pour me dire combien elle avait été heureuse de pouvoir jeter un œil dessus.

Et je les dépose ici à votre intention, autant que pour mon plaisir, marques indélébiles de sa générosité. Et je les dépose ici. Je vous les confie. Je sais que certains d’entre vous auront quelque chose à dire à mon amie auvergnate. Ou plutôt je le sens.

Le dentier du dévoreur de livres

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 11:58

oppenheim

Sculpteur, artiste conceptuel proche de l’architecture, Dennis A. Oppenheim a laissé des traces de son travail un peu partout sur la planète. La pièce s’appelle Upper cut. Je dirais : le dentier du dévoreur de livres.

Le livre oublié à la cuisine

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 11:03

fosnot

Elle a oublié le livre à la cuisine, celui-ci probablement déposé sur la table le temps qu’elle prépare son plateau, y mette la tasse puis la cafetière. Il y avait en elle une telle hâte de s’asseoir devant la fenêtre afin de profiter de la vue.

Et c’est ce qu’elle fait. Et elle est tout simplement comblée.

La lectrice de Catherine Fosnot rêve. Comme moi, comme vous, comme tous ceux qui lisent.

En vos mots 11

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 7:59

lutsenko

Tant qu’il y aura une seule personne inspirée par la toile, la catégorie En vos mots existera. Je le redis. Et je le redis d’autant plus cette fois-ci, alors que la récolte en nombre est maigre ce dimanche, mais tellement riche autrement.

Jamais je ne dirai à quel point j’aime vous lire et le privilège que vous nous faites, aux lecteurs de Lali et à moi, de partager vos mots avec nous.

Jamais je ne dirai assez combien j’aime accrocher, comme le ferait un directeur de galerie, un tableau tous les dimanches matins. Je ne me lasse pas. Et la veille du jour J, je fais le tour de ma collection, cherchant quelle toile sera l’élue du jour. Jusqu’à ce que l’une d’elles gagne ma faveur. Pour la seule raison qu’elle ne ressemble à aucune qui n’ait déjà été offerte à votre imagination.

Je n’ai aucune idée de ce que pourra raconter la toile d’Olga Lutsenko. Et je ne tairai ce qu’elle me souffle. Elle est vôtre.

Bon dimanche et bonne Saint-Jean!

Les lectrices qui sommeillent

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 3:52

jolyet 2

jolyet 3

jolyet 1

Comme elle était fière, dès qu’elle a été en mesure de le faire, de pouvoir lire à haute voix le journal pour sa grand-mère dont la vue n’est plus très bonne. C’était leur petit plaisir à elles deux, après le souper.

Mais quelques années ont passé depuis et plus souvent qu’autrement la lectrice de Philippe Jolyet constate, déçue, que sa grand-mère ronfle et ne l’écoute plus. Et bien entendu, pour conserver cette parfaite harmonie entre elles, elle se laisse elle aussi gagner par le sommeil.

Le lecteur bouleversé

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 2:20

marffy

On a bouleversé la terre avec des mots.[ Alfred de Musset ]

Oui, sûrement a-t-on bouleversé la terre avec des mots. Sans aucun doute. Des mots prononcés, des mots écrits noirs sur blanc. Des mots qui, côte à côte, touchent celui ou celle à qui ils sont adressés. Des mots qui, cette nuit, empêchent le lecteur d’Ödön Marffy de dormir. Des mots qui le troublent à un point tel qu’il ne peut qu’aller de paragraphe en paragraphe, haletant. Comme si sa propre vie dépendait de ces quelques mots écrits par un autre. Comme si plus rien que ces mots ne comptaient alors que le sommeil a fui depuis bien longtemps.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle chose lui arrive. Mais avec cette intensité, il ne saurait dire. Lui qui est venu tard aux livres, lui qui croyait qu’il ne s’intéresserait jamais à ces vies inventées de toutes pièces, ou presque, n’avait jamais pensé qu’une nuit comme celle-ci viendrait. Mais on ne sait rien de la vie, mais on ne sait rien de ce qu’elle fera de nous.

La lectrice au châle

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 1:45

wolff

Elle avait un châle sur les épaules qui est tombé au sol quand il l’a embrassée. Une robe qui lui collait au corps et qu’il a admirée en la faisant tourner devant lui. Des boucles d’oreilles qui se sont emmêlées dans ses cheveux quand il a remontés ceux-ci pour caresser la peau fine de la nuque. Des sandales qu’elle a abandonnées près de la fenêtre.

Ils ont eu pour eux seuls deux heures volées aux obligations et à la distance. Deux petites heures qui passent toujours trop vite quand on voudrait que le temps s’éternise. Deux heures pour inscrire à même leur peau ce qui ne peut se dire autrement.

Puis, elle est rentrée. La lectrice de Karoly Wolff a relu le billet qui l’invitait à le retrouver. Une fois, deux fois.

Dans quelques minutes, elle s’allongera, hésitera à prendre un livre sur la pile. Et s’endormira ainsi vêtue. Parce que, peut-être bien, reste-t-il sur sa robe un peu de l’odeur de celui qu’elle a quitté il y a une heure.