Lali

26 juin 2017

Bon anniversaire papa!

Filed under: États d'âme — Lali @ 0:01

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(photo de Jab)

À défaut de t’emmener à Capri pour tes 80 ans, je t’offre une photo de cet endroit qui fait partie de ceux que tu aimes tant. Des endroits remarquables et si nombreux qu’ils t’ont apporté quelques rides au coin des yeux à force de sourire et de t’émerveiller.

Puisses-tu encore longtemps mordre à la vie comme tu le fais si bien, t’attendrir devant les fleurs que tu as plantées, savourer chacune des bouchées que tu portes à tes lèvres, et prendre ma main dans la tienne quand nous faisons les courses, comme tu le faisais à la mer quand nous jouions dans les vagues.

Peu importe ton âge, peu importe le mien, je serai toujours ta petite fille.

Bon anniversaire papa!

9 janvier 2017

Les kiosques à journaux

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 16:06

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Je ne sais pas s’il reste encore un kiosque à journaux de ce genre dans le centre-ville de Montréal. Il me semble, en effet, que le dernier, en plein cœur du cente-ville, a disparu il y a quelques années. Mais je peux faire erreur.

Mais ce n’est pas à lui que je pense quand je regarde ces kiosques de l’artiste japonais Maasaki Sato, mais à Paris, où ils étaient nombreux. Et où j’achetais le Pariscope et L’officiel des spectacles quand j’y allais tous les ans.

Ah! Comme Paris me manque.

2 janvier 2017

La force des mots

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 16:51

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Livres engloutis, mots peut-être effacés.
Geste volontaire ou accidentel? Résultat identique.
Je préfère penser à un accostage raté alors que l’un et l’autre avaient transporté le minimum vital pour un mois sur une île sans électricité.
Je préfère imaginer qu’ils seront en mesure de sauver la plupart des livres et qu’ils récriront les pages illisibles.
Les mots ne sont-ils pas plus forts que tout?

*sur des toiles de Robert Schefman

31 décembre 2016

Bonne année 2017!

Filed under: États d'âme — Lali @ 18:00

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Amis et amies du pays de Lali, d’ici ou d’ailleurs, que 2017 vous apporte de multiples occasions de vous émerveiller, de sourire et de trinquer à la vie!

Merci, merci, merci!

Filed under: États d'âme — Lali @ 16:04

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À l’heure où 2016 s’apprête à céder sa place à 2017, je tiens à remercier du fond du cœur ceux et celles qui m’ont accompagnée au cours de la dernière année en me lisant quotidiennement, en passant faire leur tour une fois par semaine ou à l’occasion, en participant à En vos mots, en m’écrivant hors du pays de Lali ou en déposant des commentaires sur des billets qui vous touchaient. Votre présence est importante.

Un merci spécial à 10Douze27, Adrienne, Albertine, Anémone, Ankya, Anne H, Annick SB, Armando, Béat, Blah, Blandine, Bonheur du Jour, Brian, les Caphys, Cavalier, Célestine, Céline, Chantal, Colo, Connie, Domergue, Élise, Ève, FFup de Bretagne, Fontaine, Gilles D., Hélène, Jules se livre, lanourse, Lilas, Lou, Lucie Fraenkel, Lune, Maïté/Aliénor, Margalide, Marion, Mathilde, Maureen Stewart, Muriel-Cécile, Nadine Ltaif, Nikole, Odile, Pastelle, Pépé, Pimprenelle, Pivoine, PoppyC, Re Chab, Rita Tigli, Sabine, Spodger, Stéphanie Perreault, Suzanne, Suzanne Myre, Tania et Yanis Petros d’avoir laissé des traces de leur passage.

Au plaisir de vous retrouver en 2017.

24 décembre 2016

Un doux Noël à vous tous!

Filed under: États d'âme — Lali @ 18:00

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Il est minuit pour nombre d’entre vous, il le sera pour moi dans six heures. C’est donc plus que l’heure de vous souhaiter un doux Noël auprès des vôtres où il fait bon l’amour et la tendresse.

Que cette occasion de vous réunir en famille soit aussi l’occasion d’emmagasiner des souvenirs qui vous réchaufferont le reste de l’année. Et si vous croisez le père Noël, saluez-le de ma part et dites-lui que j’ai été bien sage en 2016. Vous n’oublierez pas?

24 novembre 2016

Déjà 11 ans!

Filed under: États d'âme — Lali @ 21:00

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Le 24 novembre 2005, j’ignorais que ce billet serait suivi par 28 190 autres et que j’aurais rendez-vous avez vous tous les jours.
Je savais seulement qu’une aventure commençait.

Je sais aujourd’hui qu’elle n’est pas finie…

19 novembre 2016

Lucie

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 22:40

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Pour la première fois, depuis cinq ans, j’ai parcouru les allées du Salon du livre de Montréal sans Lucie.
Je ne savais pas il y a un an que ce serait la dernière fois, Lucie était tellement certaine qu’elle allait déjouer toutes les statistiques. Deux mois plus tôt, on lui avait retiré une tumeur au cerveau d’une taille impressionnante et dans les semaines qui ont suivi son opération, je l’avais accompagnée à sa première séance de radiothérapie.

Nous n’avons jamais cessé d’aller au théâtre, de cuisiner ensemble, d’avoir de longues conversations sur la vie, la littérature, la musique, l’amour, les voyages. Mais nous ne parlions pas de la mort. Ce n’était pas une éventualité. Jusqu’en août. Son oncologue a alors choisi d’entamer une nouvelle chimiothérapie afin de venir à bout de l’enflure d’une partie du cerveau qui comprimait celle qui permet de lire, d’écrire, de s’exprimer verbalement.

Les mots échappaient désormais à Lucie, et ce, de plus en plus, alors qu’elle saisissait tout et que sa pensée était toujours aussi claire et ordonnée. La tumeur était revenue, malgré la nouvelle chimiothérapie. Il n’y avait plus rien à faire.

On a mangé de la poutine. On a ri. On a fait comme si on avait encore toute la vie devant nous. Pas juste moi, mais toutes les deux.

Lucie a rejoint les étoiles le 31 octobre, après 14 mois à se battre courageusement, et veille désormais sur ceux qu’elle aimait et qui l’aimaient.

Et vendredi, il me semble l’avoir vue dans une allée, dans l’escalier, en train de discuter avec un éditeur, ou carrément absorbée par un quatrième de couverture.
Oui, elle était sûrement là, elle qui aimait tant les livres avant que les mots lui faussent compagnie.
Elle qui aimait tant la musique, la vie. Elle qui était si fière de ses enfants.
Elle était là. pas loin.
Elle n’est jamais bien loin.
Ne le sera jamais.

*toile de Katarzyna Oronska

19 octobre 2016

Mais ne pas oublier

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 5:43

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Se faire à l’idée que les journées vont encore raccourcir, que la noirceur va prendre plus de place que la lumière. Et qu’il n’y a déjà plus de réveil jumelé au lever du soleil.

Se faire à l’idée que le café se prépare et se boit avec le plafonnier allumé depuis un bon moment. Et qu’il n’y aura plus de jours sans chaussettes dans ses chaussures.

Se faire à l’idée que dans moins de quinze jours ce sera déjà novembre. Et la pluie qui l’accompagne.

Mais ne pas oublier qu’aux petites heures du jour, qu’il fasse sombre ou clair, le faux silence de la nuit qui s’en va, avec au loin le bruit des voitures, n’en demeure pas moins un signe que la vie est là et qu’elle n’attend plus que nous.

*toile de Casey Childs

7 octobre 2016

Rien (ou presque) n’a changé

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 20:39

BOISSINOT (Chantal)

Quand j’ai emménagé là où je vis, il y a 17 ans, je m’asseyais à proximité de la fenêtre du balcon avec mon livre, mais je ne lisais pas toujours. J’écoutais les enfants jouer et rire. Et cela valait bien tous les livres de ma bibliothèque et tous les mots des poètes, même les plus grands.

Il y avait là tout le bonheur du monde, et cette magie propre à l’enfance que la plupart des adultes ont mise de côté, voire oubliée, parce qu’un jour il faut devenir grand. Sérieux. Mais faut-il vraiment devenir désabusé au point d’en oublier ce qu’est le plaisir de jouer à cache-cache ou de se lancer le ballon? Il me semble y avoir vraiment (trop) peu de gens à s’émerveiller de ce qui retient mon attention et m’émeut.

Or, il n’y a rien de banal dans les rires des enfants qui jouent devant l’immeuble. Trop d’autres n’ont pas la chance qu’ils ont d’avoir un endroit où s’amuser ou l’occasion de le faire, voire même de seulement y penser. Car chaque jour est pour eux un combat contre la faim, la guerre, la peur, et tout ce qui fait qu’ils ont oublié d’être des enfants, parce qu’ils ont été obligés de grandir trop vite.

Et peut-être que c’est à ceux-ci que je pense quand j’entends les rires et les cris de joie de mes petits voisins. Attendrie, comme il y a 17 ans. Mais consciente de ceux dont on a massacré l’enfance.

Et je souhaite que les rires ne cessent pas, que Chanelle, Camilla, Célina et Benoit, dont j’ai appris les prénoms à les entendre s’amusent encore longtemps au pied de l’immeuble. Pour eux, et pour tous ceux qui ne le peuvent pas.

*toile de Chantal Boissinot

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