Lali

19 juillet 2018

Le monde terrible 3

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

CELMA (Ricardo) - 3

Il est des instants ou s’apaise
le funeste orage de la vie
c’est quelqu’un qui vous touche l’épaule
ou qui pose un regard radieux…

et alors le quotidien s’effondre
dans un sombre gouffre sans fond…
et lentement au-dessus du gouffre
l’arc-en-ciel du silence se lève…

et la mélodie naissante et sourde
dans le silence qui retient son souffle
frôle les cordes engourdies par la vie
de l’âme tendue comme une harpe

Alexandre Blok, Le monde terrible

*choix de la lectrice de Ricardo Celma

18 juillet 2018

Le monde terrible 2

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CEBALLOS (Guillermo Marti) - 7

L’éternité a jeté l’étain
Du couchant sur la ville.
Le ciel part en lambeaux,
Les ruelles grondent.

J’ai, sur mes épaules,
L’impuissance des augures.
Les fenêtres des fabriques
Racontent la débauche.

Les toits d’étain abritent
Tous les insensés.
Dans cette cité vénale,
Le ciel ne descend pas.

La rumeur est si sonore,
Le mensonge si tentant.
Emmène-moi, ô ruelle,
Vers les brumes bleues.

Alexandre Blok, Le monde terrible

*choix de la lectrice de Guillermo Marti Ceballos

17 juillet 2018

Le monde terrible 1

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CAVAILLÈS (Jules) - 3

À pas très lents, la raison me quittait
Devant la porte de l’aimée.
La nuit chassait le printemps clair
Tandis que mon désir croissait.

Pleurant, de passion épuisé,
J’étouffais des sanglots amers.
Et remuait, se dédoublant,
La pensée insensée, dolente.

Elle a pénétré le silence
De mon âme qui délirait,
Elle a submergé mon printemps
De sa vague noire et muette.

La nuit chassait le printemps clair,
Mon cœur se glaçait sur la tombe.
À pas très lents, la raison me quittait,
Je pensais froidement à l’aimée.

Alexandre Blok, Le monde terrible

*choix de la lectrice de Jules Cavaillès

16 juillet 2018

Elsa 6

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SZULE (Péter) - 2

Alors on entendra sous l’accent du délire
Dans les aveugles mots les cris de déraison
Par cet amour de toi soudre la floraison
Des grands rosiers humains promis à l’avenir
Alors on entendra le cœur jamais éteint
Alors on entendra le sanglot sous la pierre
Que l’on verra saigner où s’attacha mon lierre
On saura que ma nuit préparait le matin

Paul Éluard, Elsa

*choix de la lectrice de Péter Szüle

15 juillet 2018

Elsa 5

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THOMAS (Mary Alayne) - 3

J’ai peur éperdument du sommeil de tes yeux
Je me ronge le cœur de ce cœur que j’écoute
Amour arrête-toi dans ton rêve et ta route
Rends-moi ta conscience et mon mal merveilleux

Paul Éluard, Elsa

*choix de la lectrice de Mary Alayne Thomas

14 juillet 2018

Elsa 4

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

THOMAS-VANLERBERGHE (Sylvie) - 11

Tu rêves les yeux large ouverts
Que se passe-t-il donc que j’ignore
Devant toi dans l’imaginaire
Cet empire à toi ce pays sans porte
Et pour moi sans passeport.

Paul Éluard, Elsa

*choix de la lectrice de Sylvie Thomas-Vanlerberghe

13 juillet 2018

Elsa 3

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

TIRRELL (Kari) - 4

Je parle du vent qui les lèvres gerce
Je parle du temps où l’on se fait vieux
Je parle du cœur qu’un sanglot traverse
Je parle du jour qui blesse les yeux
Je parle du jour et comme l’aronde
Qui revient toujours au nid sous le toit
Quand je dis tout bas la beauté du monde
Je parle de toi

Paul Éluard, Elsa

*choix de la lectrice de Kari Tirrell

Ce que voit Degas

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 19:49

degas

J’attendais beaucoup du livre Ce que voit Degas, destiné aux six ans et plus. Peut-être un peu trop.

Le livre est pourtant de belle facture et raconte assez joliment le Paris de Degas tel que le peintre le voit de sa fenêtre avant d’aller l’examiner de plus près. Ce qui, en soi, est une bien sympathique idée.

Nous allons donc des illustrations de Cristina Pieropan, sur un texte de Samantha Friedman, aux toiles de Degas. Mais ces dernières prennent trop peu de place et sont plutôt sombres et très peu colorées pour la plupart, ou peu connues sauf pour les ballerines, si bien qu’on se demande comment les choix s’est fait.

Je suis donc demeurée un peu tiède face à ce projet ambitieux qui s’avère davantage une belle idée qu’une réussite. Mais peut-être est-ce que j’attendais un peu trop de cet album que j’avais remarqué au Salon du livre de Montréal en novembre dernier…

12 juillet 2018

Elsa 2

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

DUNLOP (Brian) - 5

Nous étions faits pour être libres
Nous étions faits pour être heureux
Comme la vitre pour le givre
Et les vêpres pour les adieux
Comme la grive pour être ivre
Le printemps pour être amoureux
Nous étions faits pour être libres
Nous étions faits pour être heureux

Paul Éluard, Elsa

*choix de la lectrice de Brian Dunlop

11 juillet 2018

Elsa 1

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

DYF (Marcel) - 14

J’inventerai pour toi ma rose autant de roses
Qu’il y a de diamants dans l’eau de la mer
Autant de roses qu’il y a de siècles dans la poussière du ciel
Autant qu’il y a de rêves dans une seule tête d’enfant

Paul Éluard, Elsa

*choix de la lectrice de Marcel Dyf

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