Lali

20 juillet 2017

Les vers de Nathaël 2

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

BUEHR (Karl Albert) - 3

et si l’automne nu s’avance
le regard plein d’échardes
je serai immuable

il n’y aura pas d’autres saisons

Nathaël Molaison, Il n’y aura pas d’autres saisons

*choix de la lectrice de Karl Albert Buehr

Ce que mots vous inspirent 2009

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

WESSELMANN (Tom)

On a la vie de ses risques. Si on ne prend pas de risque, on subit, et si on subit on meurt, ne serait-ce que d’ennui. (Negar Djavadi)

*toile de Tom Wesselmann

19 juillet 2017

Les vers de Nathaël 1

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

BROGE (Alfred) - 7

il y a en nos corps deux pays étrangers
aphones

mon magma de peau
sous tes ongles
un écho

Nathaël Molaison, Il n’y aura pas d’autres saisons

*choix de la lectrice d’Alfred Broge

18 juillet 2017

Quelques jours avec Higelin 15

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

GRABER (Carrie) - 13

Si tu veux t’élever, apprends à tomber
Si tu veux monter, apprends à descendre
Si tu veux chanter, oublie pour quelle raison
Si tu veux créer
redonne sa liberté
à ton imagination

Jacques Higelin, Flâner entre les lignes

*choix de la lectrice de Carrie Graber

17 juillet 2017

Quelques jours avec Higelin 14

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

MANLEY (Mike)

La plus belle, c’est celle qu’on croise
Qui surgit puis qui disparait
Qui d’un regard vous embrase
Qu’on ne reverra sans doute jamais

La plus belle, c’est celle qui passe
Sans un regard, sans dire un mot
Comme dans le ciel, une aile d’oiseau
Qui passe, quand on a le cœur gros

La plus belle, c’est celle qui passe
Apparaition, nimbée et grâce,
Et dont le souvenir s’efface,
Dont on ne suivra pas la trace

Un rayon de soleil fugace
Qui surgit puis qui disparait
Et qu’on ne reverra jamais
La plus belle, c’est celle qui passe.

Jacques Higelin, Flâner entre les lignes

*choix de la lectrice de Mike Manley

16 juillet 2017

Quelques jours avec Higelin 13

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

MARINIELLO (Cecco) - 5

Pour et par amour

Me voilà arrivé
à la fin du début
au début de la fin
et c’est pourquoi je vis
de l’aube jusqu’au matin
du midi jusqu’au soir
du soir jusqu’à la nuit
de la nuit jusqu’au jour

Que je vis pour et par amour

De découverte en découverte
vers le point de jonction
et le point de rupture
entre passé, futur
et la ligne d’horizon

Au jour le jour, je vis
sans espoir ni regret
sans savoir ni prévoir

J’ai approché la fin
où la mort m’attendait
elle me tendait la main
depuis le tout premier instant
et même avant
et même après

Et c’est pourquoi je vis
au jour le jour
la nuit la nuit

Pourquoi je vis
toujours
nuit et jour
jour et nuit
par et pour amour
pour et par amour

Jacques Higelin, Flâner entre les lignes

*choix de la lectrice de Cecco Mariniello

15 juillet 2017

Quelques jours avec Higelin 12

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

MARTIN (Charles) - 1

Dans la nuit de ta nuit
J’avance vers ta lumière
Parfois je l’aperçois
Parfois c’est des éclairs

Dans la nuit de ta nuit
Je dors, les yeux ouverts
Toujours à la frontière
De ta réalité

Dans la nuit de ta nuit
Je rêve le dos cassé
Je rêve tout éveillé
Assis au pied du lit.

Jacques Higelin, Flâner entre les lignes

*choix de la lectrice de Charles Martin

14 juillet 2017

Quelques jours avec Higelin 11

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

MARTIN (Lavanna) - 4

Apprendre ou à laisser
C’st à prendre ou à laisser
Si tu prends
Ça te laisse tout le temps de t’en
lasser
Si tu laisses
Ça te ^rend tout le temps de t’en
liser

À tout prendre
meiux vaut se laisser
m’apprendre à t’aimer
c’est apprendre à me laisser
tout le temps que ça prend
d’accorder nos cadences

Jacques Higelin, Flâner entre les lignes

*choix de la lectrice de Lavanna Martin

13 juillet 2017

Quelques jours avec Higelin 10

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

MATISSE (Henri) - 34

J’eusse tant aimé

J’eusse
tant aimé
être l’objet de ta divine volonté
Seulement voilà
tu m’as fait tant et tant douter
des autres
et de moi-même
que j’ai perdu confiance
et laissé la méfiance
s’installer, se dresser
entre moi et toi

J’eusse
tant aimé
être l’objet de tes plus sublimes pensées
Seulement voilà
vous avezx mis tant de distances
que j’ai perdu le goût
de me jeter en larmes
à vos genoux
en signe d’allégeance
au pouvoir vénéneux
de votre indolence

J’eusse tant aimé
être la proie de tes plus folles volontés
Seulement voilà
tu m’as fait tant et tant douter
des autres et de moi-même
qu’en conséquence
je reprends mes distances
et m’en vais hors de toi
reprendre
connaissance

Jacques Higelin, Flâner entre les lignes

*choix de la lectrice d’Henri Matisse

12 juillet 2017

Quelques jours avec Higelin 9

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

McGOWAN (Virginia) - 1

Masculin-féminin

Mes mains dessinent enfin
La courbe de tes flancs
Mes doigts serrent ton cou fin,
comme celui d’un enfant
Il n’y a pas de loin dans le rapport amoureux
Ni étreinte,
Ni contrainte,
Sans aveux.

Je te retrouve enfin,
tu fais de moi ce que tu veux
Je tremble de la pointe
des orteils aux cheveux
Tandis que l’aube pointe
sur nos jeux voluptueux
Le souffle du vent frôle
tes bras, tes cuisses, tes mains

Madculin, féminin
Frissons sur tes épaules
et le haut de tes reins
Inversement des pôles

Féminin, masculin
frissons entre l’épaule
et le bas de tes reins
la courbe de ton sein

Au loin sonne une cloche
les douze coups de minuit
dans mes pensées résonnent
le mot que tu me dis

Quand mes lèvres déposent
tous leurs baisers de pluie
aux draps froissés du lit
tu t’étends, endormie

Au loin sonne une cloche
il est trois heures dans la nuit
mon esprit s’abandonne
aux douleurs de l’oubli

Ici le jour se lève
L’amour est loin,
Soudain
Je doute…

L’océan roule et gronde
des vagues abasourdies
Le vent se lève en trombe
et la flamme des bougies
fait vaciller les ombres
de nos corps évanouis

Jacques Higelin, Flâner entre les lignes

*choix de la lectrice de Virginia McGowan

Page suivante »