L’air est bon et le jardin de la lectrice de Thomas Couture sent le printemps. Il y a peut-être même des cerisiers en fleurs.
Comme il me tarde que le printemps arrive enfin. Que je puisse enlever mes bottes et mon lourd manteau. Que je puisse moi aussi, recouverte d’un châle, aller lire dehors et respirer l’odeur de la terre qui se réveille. Et marcher. Regarder et non pas surveiller mes pas afin de ne pas tomber à cause d’une plaque de glace bien dissimulée sous la neige. Lever les yeux vers le ciel. Revivre.
Chaque mois de mars crée cette urgence que le printemps se précipite, que tout fonde et qu’on passe aux bourgeons. Je n’échappe pas à ce désir pressant cette année comme toutes les autres. Et j’avoue: j’envie cette lectrice.
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