Plusieurs fois, elle a ouvert et refermé le livre. Mais c’est un de ces jours où elle n’y arrive pas, où trop de pensées s’agitent en elle pour qu’elle puisse trouver dans la lecture le plaisir habituel. la lectrice de Pierre Poli aimerait pourtant mettre de côté tout ce qui tourne dans son esprit, toutes ces questions qui l’empêchent de se concentrer sur les mots. Mais rien n’y fait. Une seule phrase qui gomme les autres, celles des livres, a pris toute la place et s’est insidieusement glissée en elle. Une phrase assassine. Dont il faudra bien qu’elle se débarrasse. Mais qui est là. Qui prend toute la place. Et réduit à néant tout un pan de l’horizon qui se profilait.
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