Il y a quelque chose d’infiniment chaud dans l’orange choisi par Paula Perdue pour sa lectrice. Mais aussi de glacial dans le vert qui le découpe. Si bien que l’attirance de départ qui nous pousserait à nous lier à la liseuse, à vouloir la connaître, à cause de cette chaleur qui se dégage du tableau se voit contenue, freinée.
Mais regardez encore. Imaginez plutôt ceci. Une femme froide de vert vêtue, désabusée. Elle s’installe sur le sofa orange et la lecture du livre éclaire tout, si bien que là où on corps s’est posé, le sofa est devenu vert alors que tout son corps a elle s’est enflammé.
Suffisait-il de quelques lignes de ce roman pour la toucher et faire jaillir une flamme non éteinte ? J’aime à penser que les livres ont un effet tel, qu’ils changent la vie des gens et le regard sur les choses. J’aime à imaginer que celle revenue de tout, à cause de quelques phrases, a laissé tomber le masque de son visage pour laisser vivre un sourire ou un éclat dans ses yeux. Et c’est ainsi que je la vois désormais. Elle n’est plus inatteignable ou froide, mais lumineuse et ouverte.
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